Mi-fugue, mi-raison

Dans les montagnes du Chiapas : San Cristóbal de Las Casas

Publié dans la catégorie Mexique, le 19 février 2018

Oubliez les images que vous avez du Mexique : le soleil écrasant, les cactus, la tequila, les sombreros, la mer turquoise… Nous voici dans le Chiapas, un État mexicain montagneux, frais et pluvieux.

Dessin : carte du Chiapas

Il serait dommage de s’arrêter au climat. Le Chiapas est un État aux traditions fortes, dont les voyageurs curieux ne perdront pas une miette ! Parmi nos découvertes : la ville emblématique de San Cristóbal de Las Casas, l’église insolite de San Juan Chamula, le profond canyon du Sumidero et le site archéologique maya de Palenque. C’est parti ?

 

San Cristóbal de Las Casas

Nous avons séjourné à deux reprises dans la petite ville de San Cristóbal de Las Casas, pour un total de dix jours. Il s’agit de la capitale culturelle officieuse du Chiapas. Une énième ville coloniale espagnole, nous direz-vous ? Avec ses petites rues pavées, ses murs colorés et patati et patatas bravas ? Exactement ! Mais ce n’est pas tout. San Cristóbal possède un truc en plus, une part de mystère indéfinissable. Serait-ce la population majoritairement indigène ? Le défilé de nuages bas qui frôlent les toits rafistolés ? Les graffitis militants sur les murs ? Les sombres montagnes qui apparaissent au bout de chaque rue ?

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique

Scène de rue à San Cristóbal de Las Casas, Mexique

La première fois que nous débarquons à San Cristóbal de Las Casas, au mois de novembre, nous sommes selon toute vraisemblance en plein épisode hivernal. La température descend à 6-7°C en matinée. C’est le jour et la nuit par rapport au Yucatán ! Les anciens ont sorti leur fidèle veste en peau de mouton, tandis que les jeunes portent doudoune et bonnet. Cela ne nous ferait ni chaud ni froid si… la ville connaissait le chauffage ! Pire, les commerces ont tendance à laisser les portes grandes ouvertes. Nous gardons toutes nos couches d’habits, dans les restaurants, les cafés et même dans notre chambre.

Dessin : pourquoi des glaçons alors qu'il fait déjà trop froid ?

La deuxième fois, en janvier, nous nous attendons au pire climat sibérien. Miracle, il fait presque doux !

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique San Cristóbal de Las Casas, Mexique San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique

Comme en attestent les nombreux graffitis, le Chiapas est un État à tendance révolutionnaire. L’une des artères principales de San Cristóbal de Las Casas s’appelle d’ailleurs « avenue des Insurgés ». Plusieurs mouvements de rébellion mexicains sont partis d’ici, y compris dans l’histoire récente. Il se dit même qu’une armée de guerilleros pourrait se soulever en un clin d’œil en cas de besoin.

Dessins : guerilleros du Chiapas

La raison : un certain ras-le-bol qui traîne ses savates dans la région depuis des décennies, notamment parmi les indigènes dont le gouvernement central ignore les revendications.

Un soir, sur la place principale, nous tombons sur un discours politique ponctué de cris : « ¡Viva el Chiapas! ». Nous finissons par comprendre qu’il s’agit d’un meeting de Marichuy, figure du mouvement indigène, défenderesse des Droits de l’Homme et candidate aux prochaines élections présidentielles. Nous nous renseignons au passage sur le président actuel et son bilan n’est pas joli joli : corruption à grande échelle, explosion des inégalités, disparitions de journalistes…

Iglesia del Cerrito, San Cristóbal de Las Casas

Portrait de Zapata, une légende révolutionnaire mexicaine

Message révolutionnaire-féministe

Sans femmes, pas de révolution

La vie dans le Chiapas semble dure. Le plus frappant est sans doute le nombre de marchands ambulants. Des dizaines de femmes parcourent infatigablement les rues pour proposer boissons, bracelets ou lainages traditionnels à des prix dérisoires. Quand ce ne sont pas des vendeurs de mouchoirs ou cireurs de chaussures d’à peine sept ou huit ans.

Vendeuse de rue à San Cristóbal de Las Casas San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique

Sur un autre registre, nous connaissions la divination par les cartes, le marc de café, les entrailles… Eh bien nous découvrons ici la lecture des grains de maïs. Quel succès cette céréale, les Mexicains l’avalent à toutes les sauces !

Lire l'avenir dans les grains de maïs

Pour les visites, manque de pot, la quasi-totalité des églises sont en rénovation. La faute à un tremblement de terre survenu deux mois plus tôt (les grains de maïs l’avaient-ils prédit ?). Nous grimpons tout de même jusqu’aux deux églises du Cerrito et de Guadalupe, l’une sur une colline à l’ouest de la ville, l’autre à l’est. Toutes deux offrent une vue sur San Cristóbal de Las Casas qui mérite l’effort. Alléluia, l’église de Guadalupe est ouverte !

Iglesia del Cerrito, San Cristóbal de Las Casas

Les escaliers de l’Iglesia del Cerrito

Église de Guadalupe, San Cristóbal de Las Casas

… et ceux de l’iglesia de Guadalupe.

Vue depuis l'église de Guadalupe, San Cristóbal de Las Casas

Notre meilleur souvenir de San Cristóbal restera probablement gustatif. La petite ville regorge de bons restaurants à prix tout à fait honnêtes et de cafés tous mieux décorés les uns que les autres. Figurez-vous que la ville héberge même plusieurs pâtisseries françaises, dont nous approuvons totalement la qualité des croissants et pains aux chocolat.

Vous allez croire que nous passons tout notre temps à manger, mais c’est faux. Nous faisons des petites promenades digestives entre deux !

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique

Enfin, le marché d’artisanat de San Cristóbal, avec toutes ses couleurs, est un régal pour les yeux. La qualité des vêtements et objets ne semble pas être son point fort, en revanche les prix sont imbattables.

Marché de San Cristóbal de Las Casas, Mexique

Le Chiapas a un faible pour les pompons que nous n’avons pas encore réussi à élucider…

Conseils pratiques sur San Cristóbal de Las Casas

Venir en bus : San Cristóbal de Las Casas est parfaitement connectée aux autres villes, que vous veniez de Oaxaca, de Palenque, ou de Merida. Les bus de nuit se révèlent particulièrement pratiques car les distances sont longues. Voir notre article : Comment réserver un bus au Mexique.

San Cristóbal est aussi la porte d’entrée du Mexique pour ceux qui arrivent du Guatemala, du Salvador ou d’autres pays d’Amérique centrale. Vous trouverez sans mal un service de « shuttle » dans une agence de voyage ou auprès de votre hôtel. C’est ce que nous avons fait dans l’autre sens : 350 pesos pour nous rendre à Quetzaltenango, au Guatemala.

Dormir à San Cristóbal : Lors de notre première visite, nous avons logé dans un appartement Airbnb vraiment trop nul dont nous vous épargnons l’adresse.

Nous recommandons en revanche notre second logement, l’hôtel Casa Azabache (~25€)i, bien situé et décoré avec goût. Ne réservez pas comme nous la chambre économique, sombre et collée à la cuisine(~14€). Privilégiez l’une des chambres du fond, avec salle de bain privée, vue sur le jardin, terrasse et hamac.

Restaurants et cafés : Attention, la sélection a été rude !

  • Teddy’s Coffee Factory : ce resto est spécialisé en plats asiatiques, qu’il réussit bigrement bien ! Les sushis végétariens, par exemple, sont superbes. Nous y sommes aussi restés de nombreuses heures pour travailler sur nos ordis (le wifi est aussi bon que le café).
  • Al Grano Café : ce café a beau être sur la place principale, il n’en profite pas pour augmenter ses prix. Le personnel est souriant, les locaux viennent lire leur journal… quant à vous, vous trouverez forcément le petit déjeuner de vos rêves sur la longue carte (psssst, la crêpe chocolat / confiture d’orange est un pur plaisir !).
  • Cocoliche : une adresse qui sert de bons plats copieux venant des quatre coins du monde : burritos, pâtes, currys… La décoration est joyeuse et ils organisent fréquemment des concerts le soir.
  • Te quiero verde : un restaurant végétarien qui sert une bonne nourriture réconfortante. Les hamburgers en particulier sont vraiment bons. Et si vous prenez un jus de fruit, optez sans hésiter pour le mojito sans alcool !
  • Café Carajillo : un lieu un peu plus cher que les autres, mais la qualité est au rendez-vous. Leur chocolat chaud est addictif. L’endroit est aussi très agréable pour travailler, avec les petites plantes et la lumière naturelle.
  • Kukulpan : notre boulangerie préférée, un peu à l’écart du centre. Le matin, si le soleil pointe son nez, installez-vous à leur terrasse et trempez une, deux ou trois viennoiseries encore tièdes dans une bonne tasse de chocolat mexicain…

 

Exaltation religieuse à San Juan Chamula

Quel est le rapport entre bougies, sodas et aiguilles de pin ? Vous ne trouverez pas, à moins de venir dans le petit village de San Juan Chamula et d’entrer dans son église. Disons que les gens du coin prennent quelque peu leurs aises avec le catholicisme. Les photos étant interdites, vous n’aurez d’autre choix que de nous croire sur parole !

San Juan Chamula, Chiapas, Mexique

En pénétrant dans le bâtiment, un air chargé nous prend à la gorge. Les pics de pollution parisiens embaument le jasmin en comparaison. L’explication nous fait face : des milliers de flammes de bougies dansent dans les volutes de fumées. Deuxième surprise, il n’y a pas la moindre chaise. Pas de chaises signifie pas de messe, or la messe est l’utilité première d’une église, non ? Pas à San Juan Chamula. Ce sont des chamanes qui officient en n’ayant cure des recommandations du Vatican. L’un d’entre eux nous repère et nous propose une limpia, comprenez une purification. Ça ira, c’est gentil !

Les seuls meubles sont des statues de saints, alignées par dizaines derrière des vitrines, de part et d’autre de la nef. La plupart portent un ou plusieurs miroirs en pendentifs, allez savoir pourquoi. Quant à la nef, elle est jonchée d’aiguilles de pins. Régulièrement, de petits groupes de fidèles pénètrent dans l’église et s’installent à même le sol. Commence alors un énigmatique cérémonial au cours duquel ils vont aligner des bougies avec une patience infinie, les allumer, prier, aligner d’autres bougies, chanter, allumer toujours plus de bougies… Puis, Coca-Cola, Pepsi ou Fanta interviennent. Boire des sodas permet de roter et d’extraire ainsi le mal de son corps.

Dessin : dans l'église de San Juan Chamula

Nous ressortons éberlués. La dernière fois que nous avions vécu une expérience aussi irréelle, c’était dans un temple tamoul au Sri Lanka.

Le reste du village apporte lui aussi son lot de surprises. Les Indiens Chamula possèdent une identité forte, très différente de la culture mexicaine classique. Par exemple, la mode est à la toison de mouton noir, portée en gilet pour les hommes et en jupe pour les femmes. Peu comprennent l’espagnol et ce sont des enfants qui nous servent d’interprètes vis-à-vis de leurs parents.

San Juan Chamula, Chiapas, Mexique

Conseils pratiques sur San Juan Chamula

Venir en colectivo depuis San Cristóbal de Las Casas : Il existe un terminal de colectivos dédié à San Juan Chamula. Marchez jusqu’à ce point, au nord de la ville, au croisement de la Calle 16 de Septiembre et de la Calle Honduras. Les départs sont très fréquents et le tarif est de 18 pesos.

L’église de San Juan Chamula : Une fois dans le village, descendez simplement la rue principale pour trouver l’édifice. L’entrée est facturée 25 pesos aux touristes.

Photographie : Attention, ne commettez surtout pas l’affront de prendre les habitants en photo. Selon leurs croyances, l’appareil peut voler une âme. Et vous, vous pourriez avoir de sérieux ennuis.

 

Le canyon du Sumidero

Nous n’avons pas tous les jours l’occasion d’admirer des canyons de mille mètres de profondeur. Le canyon du Sumidero, près de la ville de Tuxtla Gutiérrez, est même le plus impressionnant que nous ayons vu jusqu’à maintenant.

Canyon du Sumidero, Chiapas, Mexique

Nous aimerions être l’un de ces aigles qui tournoient face à nous dans ce décor digne du Seigneur des anneaux. À défaut, nous nous serions bien contentés d’une randonnée, mais rien n’est prévu pour, quel dommage…!

Canyon du Sumidero, Chiapas, Mexique Canyon du Sumidero, Chiapas, Mexique Canyon du Sumidero, Chiapas, Mexique Canyon du Sumidero, Chiapas, Mexique

Un nouveau mirador est en projet. Une sorte de fer à cheval qui placera véritablement les visiteurs au-dessus du vide. Résistant aux séismes, c’est plus prudent dans cette région !

Conseils pratiques sur le canyon de Sumidero

Avec agence : De nombreuses agences proposent des excursions depuis San Cristóbal de Las Casas. Ça semble l’option la moins coûteuse, malgré la distance. Elles vous promèneront en bateau au fond du canyon, puis vous déposeront normalement à un mirador (négociez cela au moment de choisir votre expédition, il serait dommage de ne pas voir le canyon d’en haut !).

Sans agence : De notre côté, comme nous passions par Tuxtla en venant de Oaxaca et que la promenade en bateau nous intéressait moyennement, nous nous y sommes rendus par nous-mêmes. Nous avons récupéré notre voiture réservée quelques jours plus tôt à l’agence Europcar de Tuxtla (celle du centre, à 15 minutes à pied du terminal de bus ADO, et non l’agence de l’aéroport). Nous avons payé 20€ pour la journée. Attention, ils prélèvent près de 15.000 pesos de garantie. Puis l’entrée du parc national coûte environ 35 pesos par personne. La route grimpe sur la montagne sur une vingtaine de kilomètres et mène aux cinq miradors. Le premier démarre assez bas, et les quatre autres sont de plus en plus impressionnants. Une fois la voiture rendue, un bus passe plusieurs fois par heure et fait le trajet de Tuxtla à San Cristóbal de Las Casas en une heure environ.

 

Le site maya de Palenque

Bien plus loin, mais toujours dans l’État du Chiapas, se dresse l’ancienne cité maya de Palenque. Nous sommes à mille lieues de la fraîcheur des montagnes de San Cristóbal. Ici, la jungle répand sa moiteur dès 8h du matin. C’est cette végétation dense qui apporte toute sa beauté au site.

Cité maya de Palenque, Chiapas, Mexique Cité maya de Palenque, Chiapas, Mexique Cité maya de Palenque, Chiapas, Mexique Cité maya de Palenque, Chiapas, Mexique

Vous pourriez penser que nous saturons au bout du cinquième site maya, mais pas encore ! Nous y restons près de deux heures, grimpons sur les pyramides, observons les bas-reliefs…

Parmi les différentes sorties fléchées, nous choisissons celle des cascades qui s’enfonce dans la jungle. Soudain, nous sommes entourés de grognements… puissants… nombreux… sinistres…

Dessins : singes hurleurs dans la forêt : GRRRRRR GRRRRRR

Nous hésitons à faire demi-tour avant de comprendre qu’il s’agit d’inoffensifs singes hurleurs ! Pfiou, la frousse ! Nous terrifions à notre tour un lézard qui s’enfuit sur ses deux pattes arrière en écartant les bras.

Jungle de Palenque, Chiapas, Mexique

Conseils pratiques sur Palenque

Venir à Palenque en bus : Il existe des liaisons depuis de nombreuses villes, comme San Cristóbal de Las Casas (9h, 283 pesos avec la réduction anticipada) ou Campeche (6h, 304 pesos, toujours avec la réduction). Voir notre article Réserver en ligne ses billets de bus au Mexique.

Dormir à Palenque : La ville abrite de nombreux petits hôtels. Nous étions à la Posada Aguila Real (~24€)i, dans l’ensemble correcte, si ce n’est une odeur de renfermé dans la chambre. Ça passe pour une nuit, mais pas plus.

Manger à Palenque : Nous avons beaucoup aimé le petit restaurant Green Time, frais, bon marché et proposant de nombreuses options végétariennes.

Se rendre aux ruines : Elles sont à 6km de la ville, et le trajet est archi-simple. Rendez-vous sur l’avenue Benito Juárez et attendez sur le trottoir de droite. Vous serez rapidement repérés par un chauffeur de colectivo. Le prix est fixe : 20 pesos par personne. L’entrée du site archéologique est à 70 pesos.

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Ce que nous aimons, c'est prendre notre temps. Alors, nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.



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14 réponses à “Dans les montagnes du Chiapas : San Cristóbal de Las Casas”

  1. Vous visiblement bien visité le Chiapas au Mexique ! C’était mon gros regret lors de mon départ, ne pas avoir pu mieux découvrir cette région qui a mon avis est la plus belle du pays ! Elle est relativement difficile d’accès pour des touristes vu qu’il faut tout faire en bus, elle est réputée pour être un peu dangereuse aussi (à cause de la pauvreté), vous l’avez ressenti ?
    En tout cas j’aimerai y aller un jour ! (heureusement j’ai quand même vu Palenque, ouf!)

    • mifuguemiraison dit :

      Ça te donne une raison de plus de revenir au Mexique !

      Non, nous n’avons pas senti le Chiapas dangereux, San Cristóbal où nous sommes beaucoup restés est même une ville où nous nous sommes sentis en toute sécurité, y compris la nuit.

      Bref, n’hésite pas !

  2. Magnifique encore cet article !
    San Cristobal est une des étapes qui m’a le plus marquée lors de mon voyage là-bas à 11 ans. D’après les photos, ça ne semble pas avoir des masses changé. D’après vos récits non plus (sauf que nous, les enfants nous vendaient des chiclets à l’unité !) si ce n’est peut-être que les indigènes semblent plus ouverts aux photographies ?
    Profitez-bien, il est superbe votre voyage !

    • mifuguemiraison dit :

      Merci !

      Oui c’est clair, le Chiapas est un État qui marque. La ville de San Cristóbal et surtout ses alentours ne se modernisent pas aussi vite que le reste du Mexique. Alors qu’est-ce que ça devait être à l’époque !

      Les Indiens ne sont toujours pas fans des photos, en particulier à Chamula où il y a des touristes qui ont eu des problèmes. À San Cristóbal, ils sont bien plus à l’aise avec ça.

  3. Flo dit :

    Tiens tiens, les dessins prennent de la couleur ;)!

  4. geoffrey dit :

    « Cela ne nous ferait ni chaud ni froid si… la ville connaissait le chauffage ! Pire, les commerces ont tendance à laisser les portes grandes ouvertes. » hihihi, comme à Tenerife !
    Je me rappelle avoir eu bien froid à San Cristobal pour le jour de l’an.
    Votre photo de la vendeuse de tissus est splendide. La première de Palenque aussi !
    Avez-vous été mettre un cierge à Saint Christophe / San Cristobal, le saint patron des voyageurs ?
    J’ai visité Palenque pendant les vacances de Noël et le site était envahi de touristes mexicains, une horreur ! Vous avez mieux géré que moi.

    • mifuguemiraison dit :

      D’un San Cristóbal à l’autre, les mêmes problèmes de froid ! On ne savait pas que c’était le saint patron des voyageurs. Il doit avoir du boulot ces temps-ci, le monsieur, avec l’explosion du tourisme 🙂

  5. janine dit :

    quel dépaysement!impressionnantes montagnes au bout des rues et ces nuages qui semblent très près.Des couleurs éclatantes et des sites grandioses qui doivent vous couper le souffle.

    • mifuguemiraison dit :

      C’est vrai que c’est une région très dépaysante, c’est le souvenir qui nous en reste, ça et les belles montagnes !

  6. Marie dit :

    Bon bah, OK, y a plus qu’à aller au Mexique !!!!!!!!!!!!!!!

  7. Olivier dit :

    Bonjour,
    Avant tout bravo et merci pour votre si joli site qui regorge de tips qui donnent tous plus envie les uns que les autres! J’envisage avec ma copine un trajet San Cristobal – Palenque – Calakmul – Campeche. Le tout se ferait en voiture de location en amoureux! Nous hésitons actuellement à faire ces trajets en bus. Pouvez-vous nous en dire plus sur la sécurité et le danger qu’il peut y avoir à conduire, seuls, dans cette région en ce moment? Naturellement nous avons conscience des précautions de base (ne rouler que de jour, etc…). Mais votre expérience, qui semble récente, m’intéresse sur ce point. Avez-vous une recommandation particulière? Comment avez-vous fait ces trajets pour votre part et quel a été votre ressenti?
    Merci à vous, et vivement le prochain article!

    • mifuguemiraison dit :

      Merci !

      Difficile pour nous de répondre sur la conduite car nous avons fait tous nos trajets en bus ! Cependant, d’après ce que nous avons lu et entendu, vous ne risquez rien. Les inconvénients, ce sont les policiers corrompus qui reprochent de fausses infractions aux touristes, ainsi que les barrages improvisés par des habitants du Chiapas pour récupérer là aussi un peu d’argent, sans violence. Quant aux routes, elles sont globalement en très bon état. Juste un peu embêtantes à cause des nombreux dos d’ânes.

      En bus, tout s’est passé à merveille et nous avons pu faire pratiquement tout ce que nous voulions. Nous avons écrit cet article sur notre expérience avec les bus au Mexique.

      D’avance, très bonne vacances à vous deux !

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