Mi-fugue, mi-raison

Une semaine aux îles Éoliennes : dolce vita et nature flamboyante

Publié dans la catégorie Italie, le 28 septembre 2019

Après un saut de trois semaines dans la Tunisie voisine, nous revoilà sur notre Sicile adorée avec un trou de huit jours dans le planning. Nous étions en train de nous creuser la tête jusqu’à l’hypothalamus en quête d’une idée lorsque notre collègue blogueur Mat a pris sa belle plume et débuté le récit de son voyage dans l’archipel des îles Éoliennes.

Carte des îles Éoliennes proches de la Sicile et de l'Italie

C’est une révélation et, en une demi-seconde, nous décidons de partir suivre ses traces ! La seule légère difficulté consiste à faire notre choix parmi les sept îles qui composent l’archipel, toutes plus attirantes les unes que les autres. Va pour Lipari, Stromboli et Salina.

Carte des sept îles Éoliennes en gros plan

Mettons fin au suspense : les îles Éoliennes nous ont séduits au-delà de nos espérances. Comment vous expliquer…

Versez un dictionnaire de superlatifs dans un chapeau, tirez trente expressions au hasard puis ajoutez-en quelques-unes comme « nature exubérante », « balades en scooter », « mer turquoise », « dolce vita », « randonnées sur des volcans » et « charme à l’italienne ». Voilà, vous obtenez à peu près les souvenirs que nous a laissé cette semaine dans le royaume du dieu Éole.

 

Première île Éolienne et première bonne surprise : Lipari

Il fait déjà nuit lorsque notre bateau nous dépose à Lipari. Nous avons juste le temps d’avaler, pardon, de déguster une pizza avant de filer au lit. Après trois semaines de voyage en Tunisie en plein Ramadan, retrouver l’Italie, ses parfums d’origan et de tomates bien mûres n’est pas pour nous déplaire !

Dessin : manger une vraie pizza italienne

Lipari est l’île Éolienne principale, qui concentre le plus grand nombre d’habitants. Rien de faramineux, seulement dix mille âmes, mais les six autres îles réunies n’en recensent même pas quatre mille. Il en résulte une atmosphère calme, bien typique, et une nature préservée. Nos deux jours sur place passeront en un rien de temps, à coups de randonnées parmi les fleurs sauvages et de balades à dos de scooter.

Île éolienne de Lipari, Sicile, Italie
Lipari, île éolienne, ItalieÎles Éoliennes, bateau et Méditerranée

 

Notre randonnée sur la moitié nord-ouest de Lipari

Le premier matin, le soleil brille, les oiseaux sifflotent Sarà perché ti amo à notre fenêtre, la nature nous appelle. Nous attrapons un panino à la panineria en guise de pique-nique et grimpons dans un bus pour rallier le point de départ d’une « petite promenade » gribouillée sur un coin de carte par notre hôte Bartolo.

Promenade qui s’étend tout de même sur dix-sept kilomètres et six heures de temps… mais que nous recommandons totalement pour la beauté des paysages.

Île de Salina, îles éoliennes, Sicile

Porticello, notre point de départ, est une ancienne carrière de pierre ponce. Vous ne connaissez pas ? Il s’agit de la seule roche capable de flotter sur l’eau. Ce ne fut hélas pas suffisant pour empêcher la compagnie minière de couler en l’an 2000.

Carrières de pierre ponce à Porticello, Lipari

À cette date, les îles Éoliennes furent inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Or le contrat stipule qu’il est interdit de dénaturer le paysage, et donc de creuser. L’usine reste abandonnée à la merci… des baigneurs, attirés par une eau d’un turquoise sans pareil !

Dessin : père qui sculpte une bouée en pierre ponce pour sa fille

Notre « petite promenade » se poursuit sur la route principale, mais celle-ci reste agréable car peu empruntée, desservant quelques villages esseulés.

Plage d'Acquacalda, île de Lipari, Sicile

Tout au long de notre balade, l’horizon marin nous offre des vues sur les îles voisines et leurs reliefs tranchants. Nous apercevons même le volcan de Stromboli qui n’assume pas vraiment son côté rebelle et se cache derrière Panarea pour fumer.

Carte des sept îles Éoliennes en gros plan

Panarea et Stromboli

Île de Salina depuis Lipari, Sicile

Salina et Filicudi

Après le village de Quattropani, nous passons par les Cave di Caolino, c’est-à-dire des carrières de kaolin, une pierre qui servirait de matière première à la porcelaine. Nous nous coucherons un peu moins bêtes.

À partir d’ici, sur la côte ouest de Lipari, le relief s’affirme. Nous quittons la route bitumée et suivons un adorable sentier de bord de mer jusqu’à Pianoconte.

Nord de Lipari, îles éoliennes, Sicile
Caves de Caolina, Lipari, Sicile

La vue depuis notre spot de pique-nique…

Paysage de montagne sur l'île de Lipari, Sicile

… et une fois en bas

Depuis le début de la promenade, les fleurs décorent tous les recoins de l’île de Lipari et Mi-fugue ne peut s’empêcher de les butiner, tel un gros insecte, avec son appareil photo en guise de trompe.

Fleurs sur les îles éoliennes

Nous longeons les thermes de San Calogero, fermés. Un vieux monsieur propose apparemment de présenter la source chaude à l’arrière du bâtiment, mais il est déjà occupé avec d’autres curieux et nous passons notre chemin.

Enfin, quoi de mieux que le plus beau point de vue de l’île pour terminer notre randonnée ? Face à nous, les falaises de Lipari, des îlots perdus dans les flots et, au fond, les cônes multicolores de l’île de Vulcano. Sacrées îles Éoliennes !

Belvédère de Quattrocchi à Lipari, Sicile

Ce belvédère est appelé Quattrocchi comme « quatre yeux » en français, car deux ne suffiraient pas à l’apprécier à sa juste valeur.

Dessin : prêter ses yeux

Nous comptions terminer les quatre kilomètres restants à pied, mais le trottoir s’efface et les voitures nous frôlent. Ici aussi, il nous manque des yeux derrière la tête. Nous attendons plutôt sagement le bus retour.

Si vous souhaitez suivre cette randonnée, nous avons enregistré notre trace GPS et l’avons mise à disposition ici sur le site Wikiloc. Vous pouvez raccourcir la balade en ne choisissant que la partie la plus belle, celle qui longe la mer entre Quattropani et les thermes.

 

Un petit tour dans Lipari-ville

L’île de Lipari n’a pas fini de nous faire fondre. Le lendemain matin, nous flânons dans la petite ville qui nous héberge, nommée Lipari elle aussi.

Centre-ville de Lipari, Sicile, Italie

Nous croisons sur la rue principale des habitants pleins d’entrain, en cette belle matinée de printemps. Ils virevoltent d’un trottoir à l’autre pour saluer amis et commerçants, avant de s’engouffrer dans une ruelle colorée.

Ruelle de la ville de Lipari, îles éoliennes

Après la rue principale, nous visitons le rocher qui domine la cité, parfois appelé acropole, parfois château.

Château de Lipari, Îles Éoliennes

Il fut tout cela à la fois et bien plus encore, puisqu’il abrite aujourd’hui dans son enceinte réduite une cathédrale, plusieurs églises, un ancien amphithéâtre et d’autres ruines, ainsi que l’un des plus vastes musées d’archéologie d’Europe sur lequel nous faisons l’impasse.

Amphithéâtre de l'île de Lipari, Sicile

Enfin, à l’ombre du château de Lipari, nous découvrons un port vraiment très chou. Il mériterait d’être classé monument historique si ce n’est pas déjà fait, avec ses petits bateaux, son pont, ses deux églises…

Ville de Lipari, Sicile Marina de Lipari, Îles éoliennes, Sicile

Si cela vous intéresse, la plus petite des deux églises héberge une mise en scène miniature de la vie sur les îles Éoliennes, peuplée de personnages en papier mâché (1€ l’entrée).

Chiesa delle Anime del Purgatorio, Lipari, Italie

 

Scooter et points de vue en série à Lipari

Nous nous lançons ensuite dans un nouveau tour de l’île de Lipari, mais à scooter cette fois-ci. En plus de retourner au belvédère de Quattrocchi, nous découvrons un autre lieu aux vues spectaculaires : la pointe sud.

Lipari et Vulcano, Îles éoliennes, Sicile

Nous garons notre engin à l’observatoire géophysique et suivons le petit chemin qui mène à la Punta del Perciato à travers les genêts. Juste en face, l’île de Vulcano n’est définitivement pas la plus belle des îles Éoliennes, mais nous pouvons observer à notre guise un étonnant cratère assoupi… quoique pas tout à fait éteint puisque nous décelons de légères fumerolles qui s’en échappent.

En nous retournant nous avons vue sur trois autres îles : Salina, Filicudi, Alicudi. Ici, huit yeux ne seraient pas de trop pour tout apprécier.

Punte del perciato, observatoire, Lipari, Sicile

Sur la route du retour vers la ville de Lipari, nous écrasons le frein du scooter devant un panneau en bois : « beach ». Le sentier mène en vingt minutes à pied à une crique de galets, parfaite pour une baignade. L’eau est si transparente que nous devinons, en nageant, quelques oursins qui en tapissent le fond. Gloups ! Il vaut mieux avoir les jambes courtes.

Panneau "plage"Plage sur l'île de Lipari, Sicile

De façon générale, ni Lipari ni les autres îles Éoliennes ne sont des destinations de plage. Le relief les rend difficiles d’accès et surtout rares, par conséquent bondées en haute saison.

Pour le coucher de soleil, nous nous préparons un pique-nique et repartons sur notre scooter pour le déguster au belvédère de la vieille église de Quattropani, au nord de l’île. Au départ, nous ne sommes pas convaincus par notre choix. Il faut dire qu’une bande de nuages malotrus se promènent juste devant nos yeux…

Église de Quattropani, Île de Lipari, Sicile
Mais la chance est avec nous. Le rideau de volutes s’écarte juste à temps pour l’acte final : la disparition du soleil derrière l’île de Salina. Waouh !

Coucher de soleil sur Salina depuis Lipari, îles éoliennes

 

Notre avis sur Lipari

Lipari est une excellente mise en bouche pour un voyage sur les îles Éoliennes. Nous nous serions bien vus y rester plus longtemps, simplement pour profiter de l’ambiance et éventuellement nous lancer dans d’autres promenades. Les touristes sont assez nombreux mais discrets, détendus, le bonheur d’être ici se lisant sur leur visage. Tout comme les locaux finalement, pas stressés pour un sou !

Conseils pratiques pour visiter l’île de Lipari

Restaurant à Lipari

Nous n’en avons testé qu’un seul, Il Galeone. Accueil sympathique et bonnes pizzas pour environ 10€.

Pour un pique-nique

La petite boulangerie Panificio di Gentile Pietro, dans la rue principale au niveau de l’embarcadère des ferries, fait de bons panini frais à la demande. Pointez les ingrédients qui vous intéressent du doigt (légumes grillés, tomates séchées, fromages, etc.) puis payez entre 4 et 5€.

Se déplacer sur l’île de Lipari

Des bus passent régulièrement tout autour de l’île. Comptez entre 1,50€ et 2€ le billet selon la distance. Horaires disponibles en ligne ici.

Pour le scooter, nous sommes passés par Marcello qui officie près du terminal de ferries. Il est très sympa, particulièrement arrangeant et propose ses machines pour 20€ les 24h. L’essence n’est a priori pas comprise dans le prix, mais elle nous a été offerte suite à un coup de fil de notre hôte à son ami. Cela doit pouvoir se négocier sans aide. Essayez juste de ne pas arriver trop tard ou bien de réserver votre bête la veille, car vers 11h nous avons eu le dernier disponible.

Pour les amateurs, Marcello ainsi que d’autres loueurs proposent des vélos. Optez pour des électriques si vous n’aimez pas les montées et prenez garde en roulant, il y a quelques nids de poules au nord.

Dormir à Lipari

Attention, il vaut mieux s’y prendre tôt pour réserver ses logements sur les îles Éoliennes, y compris en moyenne saison. Il y a beaucoup de retraités allemands parmi les touristes et ceux-ci s’organisent des mois (des années ?) à l’avance.

Nous avons trouvé notre bonheur sur Airbnb, avec ce mini studio (~50€ en mai, variant selon la saison)i, idéalement situé à trois minutes du ferry et doté d’une kitchenette avec tout le matériel nécessaire pour cuisiner, ce qui nous arrangeait bien. Mention spéciale pour Bartolo, le gérant ultra sympathique qui fournit mille conseils sur l’île !

Si vous n’avez pas encore de compte Airbnb, vous pouvez utiliser notre lien de parrainage pour vous inscrire et bénéficier de 36€ de réduction sur votre premier séjour.

Toutes nos adresses à Lipari sur une carte de l’île

 

Stromboli, l’île-volcan

Notre deuxième île Éolienne a le sang chaud. Voire bouillant. En fait, elle n’est rien d’autre qu’un monstre furieux surgi des entrailles de la Terre, grondant, explosant, sifflant, crachant en permanence un épais panache. Malgré les ronflements bruyants et les évacuations épisodiques, figurez-vous qu’un village d’irréductibles a osé s’installer sur son flanc !

Île de Stromboli et son volcan, Sicile

Pas une base scientifique en contreplaqué, non non, un joli chapelet de maisons blanches négligemment posées ici depuis des siècles, de petites rues pavées, des triporteurs, des églises, des commerces… Les habitants ont dû se dire que plus ils rendraient leur village charmant, moins le grand méchant volcan oserait le détruire. Cela fonctionne plutôt bien pour le moment !

Village de Stromboli au pied du Volcan, îles éoliennes Triporteur sur l'île de Stromboli, Sicile, Italie

Perdus dans ce jardin d’Eden aromatisé au limoncello, nous avons droit toutes les vingt à trente minutes à un grand…

BRRROOOUUUUUUUUM…

Le monstre se rappelle à nous.

Église dans le village de Stromboli, Sicile Citronniers sur les îles éoliennes

BRRROOOUUUUUUUUM…

Triporteur-taxi sur l'île de Stromboli

À chaque saute d’humeur du Stromboli, nous sentons de petites molécules d’adrénaline tapoter dans tous les recoins de nos cerveaux. Car si nous sommes sur l’île, c’est parce que nous avons rendez-vous avec le volcan le soir-même. Nous avons réservé un trek jusqu’au point le plus haut afin d’assister, de nuit, au spectacle des éruptions qui se déroule de l’autre côté de l’île de Stromboli.

Dessin : Broooum le volcan explose au loin. Oui oui on arrive !

Cela fait trois jours que nous croisons les doigts pour que la météo nous soit favorable et, pour le moment, la chance semble de notre côté. Nous avons encore un peu en travers de la gorge nos échecs successifs avec les volcans Santa Maria et El Fuego au Guatemala.

À 17h30, nous rejoignons le point de départ, pas vraiment seuls. Nous estimons à près de quatre cents le nombre de randonneurs avec nous ce soir-là, répartis par groupes de vingt sous la houlette de guides vulcanologues. Les ascensions sont très strictement encadrées. D’ailleurs, chacun d’entre nous reçoit un casque qu’il faudra enfiler au sommet. C’est rassurant… ou pas !

Groupe de randonneurs

Pour résumer le début de la randonnée, ça monte, ça monte, ça monte. Nous avons 900m de dénivelé à gravir. À chaque pause, notre passionnant guide Paolo nous explique mille et une choses. Tenez, il nous apprend par exemple que la base du Stromboli se trouve à 2000m sous le niveau de la mer. Ou encore que le petit îlot Strombolicchio tout proche est un très ancien bouchon de lave refroidie, laissé sur place. Car le Stromboli se déplace en catimini vers les côtes italiennes.

Strombolicchio, rocher à Stromboli, Italie

Le Strombolicchio

Randonnée sur le volcan Stromboli, Italie

Nous sommes inquiets pour le spectacle, car les explosions tonitruantes ont cessé depuis que nous avons débuté l’ascension. Paolo nous rassure, le volcan possède une multitude de bouches différentes et celles qui explosent bruyamment ne sont pas les plus spectaculaires.

Stromboli, îles éoliennes, Sicile
Trek sur le volcan Stromboli, Sicile, Italie

Oh hisse !

Nous y sommes presque. Une légère odeur de soufre commence à titiller nos narines, le ciel semble dégagé, la tension monte.

Ascension du volcan Stromboli au coucher du soleil

Hélas, juste après le coucher de soleil… patatras. Le vent décide de changer de direction et d’envoyer toutes les vapeurs du volcan sur nos têtes déconfites.

Fumée du volcan Stromboli, Sicile

Notre guide entre en conciliabule avec ses collègues au talkie-walkie, il a encore quelques espoirs. Nous arrivons au point de vue juste à temps pour observer deux-trois cailloux voler… puis plus rien. Un écran de fumée. Nous entendons les éruptions, devinons parfois une très légère lueur rouge et basta.

Dessin : notre trek raté sur le Stromboli, la tête dans la fumée

Nous restons quelque temps au sommet, frigorifiés par un vent humide qui nous trempe les cheveux. En vain. C’est l’heure de la redescente, qui s’effectue par un autre chemin et glisse des pelles de sable noir dans nos chaussures. Nous en avons encore retrouvé la semaine dernière en soulevant les semelles !

 

Notre avis sur Stromboli

Quelle île intense ! Stromboli est certainement le lieu le plus déconcertant que nous ayons visité en Europe. Pas de chance pour le trek sur le volcan dans notre cas, mais l’ascension laisse des souvenirs mémorables à la plupart des voyageurs. Nous estimons que les conditions sont réunies huit fois sur dix environ. N’hésitez pas à jeter un œil à l’article de Mat et à ses photos tout feu tout flamme.

Conseils pratiques pour visiter l’île de Stromboli et monter sur le volcan

Attention, depuis l’éruption de juillet dernier qui a pris tout le monde par surprise et fait un mort, les ascensions sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Organiser son excursion sur le Stromboli

Plusieurs options existent. Nous avons choisi de dormir une nuit sur l’île de Stromboli afin d’être le plus indépendants possible et de réserver l’ascension auprès d’une agence de trekking locale. Mais l’excursion est tout à fait réalisable depuis Lipari, c’est-à-dire que vous serez pris en charge par un bateau en début d’après-midi et ramenés en fin de soirée.

Dernière option : il est possible de monter seul jusqu’à un point de vue situé à 1h30 de marche du village et 290m d’altitude (normalement 400m, mais cet accès est également restreint en ce moment). Marchez jusqu’au restaurant appelé Osservatorio, puis suivez le chemin de randonnée. Sur la route du retour, vous pourrez dîner de nuit en terrasse dudit restaurant, avec vue sur une partie des éruptions si vous avez de la chance.

Concernant les agences locales qui organisent la randonnée, elles sont au nombre de trois et proposent a priori des expériences très similaires. Nous avons opté pour celle qui recueillait les meilleurs avis : Magmatrek et nous avons eu la chance de tomber sur un guide particulièrement sympathique. Le tarif est de 28€ par personne.

Quelques informations supplémentaires en vrac :

  • En cas de mauvais temps ou de doute sur l’activité du Stromboli, la randonnée peut être annulée au dernier moment.
  • Même si notre guide nous certifiait que le volcan était très bien surveillé et les habitants prévenus à temps des grosses éruptions, tous les dix ans environ, les derniers événements montrent que c’est plus complexe que cela. Le volcan peut parfois entrer en éruption et projeter des pierres sur le village sans prévenir.
  • Avant de partir transpirer sur les pentes, nous avons trouvé sans problème des snacks à emporter dans l’une des épiceries du village. Prévoyez aussi d’acheter de l’eau (beaucoup) car celle du robinet n’est pas potable (et la montée est raide !).
  • Seul le casque est prêté par l’agence. Nous avons loué des bâtons (4€ la paire) dans la boutique Totem Trekking, proche du point de départ, qui peut aussi fournir de bonnes chaussures si vous n’êtes pas équipés.
  • Il y avait un enfant d’une douzaine d’années dans notre groupe, cela semble donc autorisé. Il faut juste qu’il soit un peu entraîné pour encaisser les 900m de dénivelé.
  • Les horaires précis de la randonnée sur le volcan Stromboli s’ajustent à ceux du soleil. Pour vous donner une idée, voici les nôtres fin mai : départ à 17h30, 2h45 de montée, 1h au sommet, 1h45 de descente, retour à 23h.

Dîner après l’excursion sur le volcan Stromboli

Nous étions agréablement surpris de constater que de nombreux restaurants étaient encore ouverts à 23h, à la fin de notre randonnée. Nous avons commandé une bonne pizza chez La Lampara.

Prendre une glace

Il existe un glacier divin à Stromboli, le Lapillo Gelato. Vous nous direz des nouvelles du sorbet orange-cannelle !

Dormir sur l’île de Stromboli

Sans surprise, les logements stromboliens sont chers. Nous n’avons rien trouvé à moins de 60€ en réservant pourtant deux mois à l’avance. La taxe de séjour incluse de 5€ par personne et par nuit n’aide pas.

Nous recommandons néanmoins notre logement, la Résidence Aquilone (60€ en moyenne saison, petit dej compris) i, qui consiste en un ensemble de bungalows dans un superbe jardin fleuri, à la fois proche des petits commerces et au calme. Du moins… en dehors des pétarades du volcan !

 

Salina, notre coup de cœur des îles Éoliennes

Enfin, nous débarquons sur Salina (ou Saline en français) pour trois nuits. Le port d’arrivée, Santa Marina Salina, est déjà craquant. Des bambini jouent au foot sur la place principale tandis que quelques autres touristes déambulent, l’air totalement sous le charme, comme nous.

Église Santa Maria à Salina, Sicile

 

Malfa, notre adorable village

Nous grimpons dans un bus pour rejoindre Malfa, le village où nous séjournons au nord de l’île. Les paysages de Salina apparaissent alors dans toute leur splendeur : les cônes de deux anciens volcans nous toisent, de tailles similaires et revêtus d’une végétation luxuriante.

Village de Malfa, île de Salina, Sicile

Nous commençons à arpenter les ruelles du village de Malfa. C’est trop pour nos petits cœurs fragiles ! Nous évoluons dans l’archétype de l’Italie rêvée. Des maisons blanches disparates, un sol ténébreux, un soleil radieux, des fleurs multicolores, des carrés de vigne, des petits commerces… le tout niché sur une falaise plongeant dans une mer douce comme une caresse.

Village de Malfa, île éolienne de Saline, Sicile Maison sur les îles éoliennes, Salina

Par moment, nous longeons des haies de jasmin embaumant à dix mètres à la ronde ou passons sous un figuier qui n’est pas en reste. Deux redoutables drogues olfactives.

Dessin : se laisser porter par les parfums de fleurs

Si, de près, le village de Malfa semble doux et agréable, dès que le regard porte au loin, la nature se déchaîne. Le choix sera difficile entre détente et randonnées.

Plage du Scario, Malfa, Île de Salina, Italie

Nous commençons par un juste milieu, en descendant sur la minuscule plage de Malfa, coincée entre les falaises. Puis nous passons faire coucou aux petites barques du port.

Port de Malfa, Saline, îles éoliennes

Nous apprenons que la spécialité de Salina est la câpre et repensons à tous les arbustes étranges que nous avons croisés. Chaque famille en bichonne quelques-uns dans son jardin, lorsque ce ne sont pas des terrains entiers.

La câpre est en fait le bouton d’une fleur, récolté avant qu’elle n’éclose. C’était loin d’être l’un de nos aliments favoris jusqu’ici mais nos hôtesses nous offrent un pot de leur récolte et, bigre, c’est excellent ! D’où l’intérêt de s’approvisionner à la source.

Fleur de câpres, Saline, Sicile

Nous nous voyons également offrir un verre d’une autre spécialité de l’île, le malvasia eoliana. Il s’agit d’un vin extrêmement doux et tout aussi parfumé !

 

Pollara, l’anse rocheuse

Déjà ravis de notre début d’expérience sur Salina, nous nous élançons sans crainte dans la visite du reste de l’île en commençant par Pollara, le village voisin. Et quel village !

Le petit bus public franchit un col avant de zigzaguer en s’enfonçant dans un vaste amphithéâtre montagneux. À l’emplacement de la scène, un hameau étale ses maisons blanches entre cactus et buissons odorants, tandis qu’en guise de fond de scène, plouf, une falaise tombe à pic dans la mer.

Village de Pollara, île de Salina, îles éoliennes

L’allure théâtrale de ce lieu n’est pas due au hasard. Ici se tenait il y a bien longtemps le cratère d’un volcan, progressivement grignoté par des vagues gourmandes et dont il ne reste plus qu’une moitié.

Et comme le théâtre est l’ancêtre du cinéma, Pollara a servi plus récemment de décor à un petit chef-d’œuvre de film italien : Il Postino (Le Facteur).

Postino, Facteur, Pollara, Île de Salina Plage et rochers de Pollara, Salina

Nous suivons les flèches qui indiquent la mer et débarquons dans un lieu bien déroutant. Ce n’est pas une plage, à peine une crique… simplement d’étranges roches striées qui abritent au passage des sortes d’abris troglodytiques pour bateaux de pêche. Quelle ambiance !

Les baigneurs débrouillards trouvent par-ci par-là quelques mètres carrés pour étendre leurs serviettes, plongent dans les flots limpides comme une eau de source, puis peinent pour remonter sur la terre ferme à la force de leurs bras.

Plage de Pollara, Saline, Sicile

Nous grimpons dans le dernier bus qui rentre à Malfa, mais demandons au chauffeur de nous déposer au belvédère, c’est-à-dire au col. De notre promontoire, nous attendons le coucher de soleil avec un pique-nique à nous mettre sous la dent et cette vue sous les yeux…

Coucher de soleil à Pollara, Salina, Italie

… avant de redescendre à pied à Malfa, en 45 minutes de pente douce.

 

Randonnée sur le Monte Fossa delle Felci

Parmi les deux volcans qui dominent l’île, nous choisissons d’escalader le plus élevé. Son nom « Monte Fossa delle Felci » signifie « mont de la fosse aux fougères » et nous comptons bien vérifier ce qu’il en est !

Nous repérons sur une carte un chemin qui part de Malfa, notre village, et nous élançons pour 900m de dénivelé jusqu’au sommet, autant que sur le Stromboli. Sauf qu’en lieu et place du paysage aride et carbonisé, nous explorons une folle végétation. Avec quelques ronces par endroit, pour ajouter du piquant.

Randonnée sur le Monte Fossa delle Felci, Salina Randonnée dans la montagne sur le Monte Fosse delle Felci

À vrai dire, une fois arrivés au cratère, nous sommes un poil déçus. La fosse et les fougères sont bien là, mais une épaisse forêt aussi, ce qui nous empêche d’en apprécier la forme dans son ensemble. La déception est très légère, cela dit, car cette randonnée est globalement superbe.

Jetez un œil par exemple à ce belvédère, avec vue sur Lipari et Vulcano !

Belvédère du Monte Fosse delle Felci, Saline

Nous dégustons ce point de vue accompagnés d’un pique-nique qui se cachait comme par hasard au fond de nos sacs (c’est le thème de notre semaine sur les îles Éoliennes).

Nous redescendons de l’autre côté du cône en direction du village de Leni, avant de terminer dans celui de Rinella, joli avec son petit port, ses criques et mini-plages. D’ailleurs, pensez à prendre votre maillot de bain pour achever la randonnée comme il se doit !

Monte dei Porri, Île de Salina, Sicile

Le deuxième volcan Monte dei Porri, c’est-à-dire « le mont des poireaux »

Plage de Rinella, île de Saline, Sicile

Pour ceux qui souhaiteraient suivre ce circuit à Salina, parmi nos plus belles randonnées en Sicile, nous avons à nouveau publié notre parcours sur Wikiloc, ainsi que quelques conseils supplémentaires. Cela se passe par ici.

 

Notre avis sur Salina

Sur les trois îles Éoliennes que nous avons visitées, Salina est sans conteste notre préférée. Nous dirions même plus, en bientôt quatre ans de voyage continu, nous nous sommes rarement sentis aussi heureux quelque part. L’île est belle, naturelle, sauvage, avec un nombre de touristes restreint, un rythme lent… et tout le charme de l’Italie, bien sûr.

Conseils pratiques pour visiter l’île de Salina

Se déplacer sur l’île de Salina

Le relief de l’île empêche aux routes d’en faire le tour, ce qui la rend un peu moins intéressante à visiter en scooter que Lipari. Nous nous sommes débrouillés avec les bus de la compagnie CITIS qui passent une fois par heure environ et desservent les différents villages. Horaires disponibles ici. Comptez entre 1,90€ et 2,40€ selon la distance.

Manger à Santa Marina Salina

Santa Marina est le port d’arrivée. À l’aller comme au retour, nous avons pris notre pause déjeuner à la panineria Terre di Salina, que nous recommandons pour la qualité de ses ingrédients, avec les câpres mises à l’honneur, bien évidemment. Elle étale sa petite terrasse sur la place principale, à gauche de l’église.

Manger à Malfa

Ici aussi, dirigez-vous vers la place du village. Pas de confusion possible, il n’y en a qu’une. Plusieurs cafés et restaurants y officient. Nous avons petit-déjeuné sur la terrasse du Malvasia. Comptez 3,50€ pour une bonne cioccolata calda et un croissant. Nous nous sommes également concocté plusieurs plats grâce à la cuisine de notre appart.

Où loger sur l’île de Salina

Notez ici encore que les prix sont élevés et qu’il vaut mieux réserver tôt. Les deux lieux les plus pratiques pour découvrir l’île semblent être soit Santa Marina, qui est la ville et le port principal de Salina, soit l’adorable village de Malfa que nous avons choisi. Il faut le rejoindre en bus, mais il s’avère ensuite très bien situé à la fois pour se baigner, visiter Pollara et randonner.

Nous avons loué à Malfa un appartement avec cuisine, terrasse privée et transats, géré par un duo mère-fille attentionné. Il est réservable ici : Villa Lory (55€ en moyenne saison)i. Les gérantes stipulent des frais supplémentaires de 20€ pour les draps + 20€ pour les serviettes, mais nous avions nos serviettes et elles ne nous ont rien réclamé pour les draps. Elles nous ont en revanche offert des câpres et du vin de leur propre production, miam !

Toutes nos adresses à Salina sur une carte de l’île

Notre avis sur les îles Éoliennes

Vous l’aurez compris, nous avons adoré notre voyage aux îles Éoliennes, qui cumulent charme et beauté exceptionnelle des paysages. Ne vous attendez pas à siroter des cocktails sur des plages désertes et nager dans une eau turquoise. Les îles Éoliennes sont faites pour ceux qui aiment la nature, le calme, la randonnée, les reliefs accidentés, les criques où il est difficile de se baigner tant il y a de rochers, la bonne nourriture et la culture italienne.

Fleurs sur les îles éoliennes, Sicile

Conseils généraux pour organiser son voyage aux îles Éoliennes

Atteindre les îles Éoliennes

Il n’y a pas d’aéroport sur les îles Éoliennes et c’est certainement cela qui les préserve – un peu – du tourisme de masse. Elles se rejoignent en ferries rapides toute l’année depuis Milazzo en Sicile. Comptez une heure environ pour le trajet Milazzo – Lipari. Nous vous recommandons fortement de réserver (un jour à l’avance en moyenne saison, une semaine à l’avance en haute saison) car tous les bateaux que nous avons pris étaient pleins. Rendez-vous sur le site de Liberty Lines en italien ou en anglais et comptez au total 72€ de ferry par personne pour notre circuit complet.

En été, des liaisons supplémentaires sont ajoutées depuis Palerme et Naples (vous pouvez comparer sur DirectFerriesi les horaires et tarifs des compagnies qui opèrent sur ces trajets).

Rejoindre Milazzo depuis Palerme

Plusieurs trains partent chaque jour de Palerme et rejoignent Milazzo en 2h30 pour 11,30€. À Milazzo, le port se situe à 3,5km de la gare. Des bus permettent normalement de le rejoindre (ligne n°5, horaires ici) sauf le dimanche, et c’était notre cas. Nous nous sommes rabattus sur les taxis qui, bien évidemment, gonflent leurs tarifs. Comptez 15€ pour deux personnes ou mettez-vous d’accord avec d’autres touristes pour partager la note avant de sortir de la gare. Après, c’est trop tard, les chauffeurs refusent les regroupements. Au retour des îles Éoliennes, nous nous sommes motivés et avons marché 40 min avec nos sacs sur le dos jusqu’à la gare de Milazzo, mais le chemin sans trottoir est un peu dangereux, surtout de nuit.

Pour ceux qui arriveraient sans avion, des bus Flixbus ou S.A.I.S raccordent Milazzo à l’Italie péninsulaire. Ils traversent le canal de Sicile sur un bac, tout simplement. De notre côté, après les îles Éoliennes, nous avons pris un bus de nuit depuis Milazzo jusqu’à Lecce dans les Pouilles pour 20€.

La météo sur les îles Éoliennes

Sachez que la météo est plus fraîche et plus changeante qu’ailleurs en Italie. Nous avons eu de la chance avec un seul jour de pluie fin mai, cependant il était tombé des cordes la semaine précédente. Ce n’est pas plus mal pour l’été, car il fait un peu plus frais que dans le reste de la Sicile. Attention, les bateaux rapides peuvent être annulés dès qu’il y a trop de vent ou un risque d’orage. Prévoyez un peu de marge si vous enchaînez avec un avion.

Eau potable

L’eau est potable à Lipari (ville), mais ni à Stromboli ni à Salina.

Budget

Ce n’est pas donné ! Disons que les prix sont similaires à ceux du nord de l’Italie et donc plus élevés qu’ailleurs en Sicile. Les taxes de séjour importantes font grimper les prix des logements qui sont d’ailleurs pris d’assaut une bonne partie de l’année.

Si vous voyagez en haute saison, notre conseil principal serait de vous organiser très en avance. Nous avons réservé nos logements deux mois avant pour la fin mai et il ne restait déjà plus beaucoup de choix abordables. Nous avons aussi remarqué que les prix enflaient sacrément le 1er juin et rebelote le 1er juillet alors évitez tant que possible de visiter les îles Éoliennes en plein été, votre porte-monnaie vous remerciera !

Cela dit, les logements proposés sont d’un bon rapport qualité/prix, propres et gérés très sérieusement. C’est juste qu’il existe peu d’options pour les voyageurs à petit budget, mieux vaut le savoir.

La nourriture reste abordable, d’autant plus si vous trouvez, comme nous, des logements avec cuisine et que vous vous confectionnez des piques-niques. Les bus locaux ont également des prix corrects et permettent d’éviter la location de scooter ou de voiture sur les îles.

Résumé de notre itinéraire sur les îles Éoliennes

  • 3 nuits à Lipari : une bonne entrée en matière sur une île facile d’accès et riche en découvertes. Les prix des hébergements sont plus corrects qu’ailleurs car l’offre hôtelière est plus vaste. Quant aux touristes, ils sont nombreux le matin et le soir mais nous les avons peu croisés pendant la journée. Ils visitent certainement les autres îles depuis Lipari.
  • 1 nuit à Stromboli : une île fascinante, mais il n’y a pas grand-chose à y faire hormis grimper à son sommet. Espérons que les excursions reprennent bientôt !
  • 3 nuits à Salina : une ambiance de bout du monde, une intense douceur de vivre, de belles possibilités de randonnées et une végétation encore plus présente qu’ailleurs, voici notre coup de cœur absolu. Peu de touristes, juste quelques Français qui, comme souvent, fuient la foule !

Les autres îles Éoliennes

Sans prétendre tout savoir d’elles, voici les informations que nous avons glanées sur les quatre autres « isole Eolie » :

  • Vulcano : calcinée par son volcan, très minérale, l’île ne semble pas idyllique vue de loin. Mais comme elle est toute proche de Lipari, il peut s’agir d’une bonne idée d’escapade/randonnée à la journée. Mat (encore lui !) a attisé notre curiosité dans son article dédié à Vulcano.
  • Alicudi et Filicudi : deux petites îles isolées et peu habitées qui semblent archi mignonnes, mais que nous avons zappées pour réduire notre budget ferry. Vous pouvez consulter le blog de Viinz à leur sujet.
  • Panarea : la septième île possède une réputation de tourisme pour jet-setteurs fortunés, ce qui nous a rebutés. Ceci dit, nous l’avons aperçue en chemin vers Stromboli et son relief n’a pas l’air de manquer de charme.

Faut-il plutôt visiter les îles Éoliennes ou les îles Égades

Même si nous avons adoré notre petite escapade sur les îles Égades, il faut bien avouer que les îles Éoliennes se situent un cran dessus sur l’échelle du kif. Pour résumer, nous avons beaucoup apprécié la douceur de vivre et la foule de petits détails attachants des îles Égades. Pareil sur les îles Éoliennes, mais avec en plus de cela des paysages qui nous ont littéralement scotchés, parmi les plus beaux d’Europe. L’activité volcanique du coin doit y être pour quelque chose !

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


Vous souhaitez nous remercier pour les conseils du blog et nous encourager à continuer ? Voici diverses manières de le faire.


Vous aussi vous êtes sur Pinterest ? Épinglez cet article : Épingler l'article

10 réponses à “Une semaine aux îles Éoliennes : dolce vita et nature flamboyante”

  1. virgi dit :

    Coucou tous les 2,
    J’avais un peu de mal ses derniers temps à suivre vos pérégrinations, mais je trouve enfin le temps de rattraper mon retard et je me régale.
    Merci!!!
    Cette halte dans les douces îles éoliennes est un pur plaisir.
    Quel paysage, c’est juste magnifique.
    Bonne continuation à tous les 2.
    Je retourne vite combler mes lectures en retard.
    Virginie

  2. Valerie dit :

    A part Stromboli, je n’avais jamais entendu parler de ces îles, qui semblent absolument incroyables ! Merci pour ce compte rendu très détaillé, je rajoute la destination à mon futur itinéraire italien 😉

  3. Mat dit :

    Hey ! C’est chouette de voir les îles éoliennes sous un autre regard 😀 J’avoue que je suis un peu jaloux, vous avez fait le bon choix en restant 3 jours par ci par là… De toute façon, quand on aime, tout paraît trop court !
    Quel mois êtes vous partis ? Les couleurs et la lumière me paraissent plus éclatants que lorsque j’y suis allé (fin octobre) … Ou alors c’est le filtre polarisant ?
    Et je me rends compte aussi que j’ai eu un gros coup de bol pour Stromboli ! Vous n’êtes pas les premiers que je lis à avoir atteint le sommet dans la purée de poix :-/ Mais rien que pour se sentir comme une puce sur le dos de la bête, l’ascension vaut le coup non ?
    Et merci pour les liens ^^

    • mifuguemiraison dit :

      Salut Mat,
      Merci pour ton message et surtout… pour tes articles !
      On a bien apprécié de prendre le temps à chaque endroit et si c’était à refaire… on resterait carrément deux semaines.
      Côté photos, pas de filtre polarisant, juste un beau soleil de fin du mois de mai entrecoupé de nuages. Même à l’œil nu, on s’est régalés avec la lumière.
      Sinon oui, toute la première partie de l’ascension du Stromboli valait le coup. Ensuite… eh bien nous visitions un nuage quoi.
      À la prochaine !
      PS : on a corrigé ton nom, mille excuses.

  4. Constance dit :

    En effet les îles éoliennes ont l’air d’être un petit paradis sur terre. Avec votre reçit on aurait presque l’impression de sentir les bonnes odeurs de l’Italie.
    Je suis déçue pour vous en ce qui concerne le Stromboli, vous n’avez vraiment pas de chance. Pour ma part je ne suis allée que sur Vulcano, moins belle certes, mais avec une vue superbe sur Lipari et les autres îles.
    Vulcano a deux intérêts : elle permet de de prendre pour un vulcanologue en observant les fumerolles de souffre qui sortent de son cratère, et au pied du volcan se trouve une plage de sable qui en octobre est parfaitement vide et propice à un bain de mer -qui sent un peu le souffre.

    J’ajoute en tout cas les îles éoliennes à ma – trop longue – liste,pour quand le Stromboli sera de nouveau accessible.

    • mifuguemiraison dit :

      Il faudrait pouvoir ajouter des parfums dans un article de blog. Celui du jasmin était incroyable.
      On ne voit pas trop sur quels critères ils prendront la décision de rouvrir les treks sur le volcan. Ils vont peut-être attendre une année entière sans éruption majeure, mais comme l’île ne vit presque que du tourisme, on imagine mal qu’ils puissent le laisser fermé indéfiniment.
      Et nous il faudra qu’on y retourne pour visiter Vulcano et les autres îles !

  5. Emma dit :

    Le récit de votre séjour sur les îles Éoliennes me donnent envie de retourner en Sicile. J’étais allée le temps d’une journée sur l’île de Lipari que j’avais trouvé très charmante. Je me souviens que nous avions pris un bateau pour rejoindre une jolie crique. Heureusement, nous avions nos chaussures aquatiques car avec les galets c’est pas très agréable ^^’ Vraiment dommage que vous n’ayez rien pu voir au sommet du Stromboli. Mais j’imagine que l’ascension reste tout de même un beau souvenir 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas visible. Les commentaires de notre blog sont modérés et ne sont donc pas publiés immédiatement.