Mi-fugue, mi-raison

Idées et conseils pour visiter les Pouilles sans voiture

Publié dans la catégorie Italie, le 14 décembre 2019

Notre histoire avec les Pouilles a commencé il y a dix ans. Tout jeunes voyageurs, nous avions découvert la région au cours d’un mémorable road trip autour de l’Italie. De retour cette année, nous avons pris le temps de nous imprégner des lieux en passant un mois entier sur place. Autre différence, nous avons cherché à visiter les Pouilles sans voiture. Pour cela, nous avons choisi comme base Lecce. Elle offre un cadre magnifique et nous étions heureux de la retrouver après chaque escapade.

Pourquoi cet article ? Il devrait aider d’une part les piétons qui s’interrogent sur les possibilités de visites et d’autre part les conducteurs qui souhaitent se dégourdir les jambes. Nous vous présentons deux idées de randonnées, ainsi qu’une excursion à vélo au charme fou. Et nous pesons nos mots !

Tous nos conseils pour visiter les Pouilles dans notre article. Carte représentant les villes visitées

 

Visiter les villes et villages des Pouilles

Commençons par une liste des villes et villages que nous avons visités et notre avis sur chacun d’entre eux.

❖ Lecce

La ville de Lecce est la plus baroque de la région des Pouilles, avec une multitude d’églises élégantes et de palais anciens répartis dans un méli-mélo de ruelles fleuries. Le tout est agrémenté d’innombrables terrasses de restaurants, l’occasion de belles soirées romantiques.

Porta Napoli à Lecce, Pouilles, Italie
Amphithéâtre de Lecce en ItalieMini voiture Fiat à Lecce, Pouilles

Visiter Lecce : Prévoyez une demi-journée pour ne pas courir.

Dormir à Lecce, une bonne idée ? Oui ! Que vous soyez en voiture ou à pied, Lecce est une base astucieuse pour explorer le reste du Salento, c’est-à-dire la pointe sud des Pouilles. Les logements coquets dans le centre historique sont nombreux. Citons par exemple, Dimi House (~60€)i ou la superbe Dimora Storica Muratore (~100€)i.

Se baigner : La plage la plus proche se situe à 13km et une ligne de bus (la n°32) apparaît de mi-juin à mi-septembre pour la relier depuis Lecce.

Se rendre à Lecce : La ville est bien desservie par les transports. Elle fait office de terminus pour une ligne de train qui longe la côte est de l’Italie jusqu’au nord et d’autres petits trains régionaux la traversent. Les bus moyenne distance sont également nombreux. Nous sommes par exemple arrivés depuis la Sicile en bus de nuit.

Pour plus d’infos, voici notre article complet : Visiter Lecce, tout au sud de l’Italie : nos conseils

 

❖ Otranto

En arrivant à Otranto, c’est sa vaste plage et son eau turquoise qui attirent immédiatement les yeux. Pas étonnant que la ville se soit transformée en station balnéaire courue. Quelques étincelles de poésie surgissent dans le vieux centre fortifié et sa poignée de ruelles médiévales adorables (si l’on exclut celle qui concentre toutes les boutiques de souvenirs).

Entrée dans la vieille ville d'Otranto en Italie
Rue touristique à Otranto, ItalieChaton dans la rue à Otranto, Italie
Rue de la ville d'Otranto, Salento, Italie

N’oubliez pas d’entrer dans la cathédrale (gratuite), d’admirer son magnifique plafond, puis de descendre à la crypte. Elle recèle de très vieilles peintures sous une colonnade qui rappellerait presque une mosquée andalouse.

Cathédrale d'Otranto, Pouilles, Italie
Plafond de la cathédrale d'Otranto, Pouilles, ItalieIntérieur de la cathédrale d'Otrante, Italie

Visiter Otranto : Deux heures suffisent pour capter l’ambiance de la vieille ville.

Manger une bonne glace : Faites un saut à la Gelateria Cavour qui propose des parfums bien pensés. Nous avons craqué pour pomme-gingembre et pêche.

Dormir à Otranto, une bonne idée ? Si vous tenez à loger près d’une plage de sable fin tout en profitant d’une ambiance de ville en soirée, Otranto pourrait être l’une de vos meilleures options dans la région. Voir ici les meilleurs logements à Otrantoi.

Se rendre à Otranto : La gare d’Otranto est tellement perdue au fin fond du réseau ferré italien qu’il faut enchaîner trois trains pour venir depuis Lecce. Préférez le bus, peu fréquent mais beaucoup plus rapide (horaires ici). De notre côté, nous sommes arrivés à Otranto à pied en longeant la côte (voir nos idées de randos plus bas) et repartis en bus.

 

❖ Gallipoli

Ce qui étonne à Gallipoli, c’est sa silhouette. La vieille ville trône sur une île et se protège derrière d’épais remparts. Chaque donjon fait aujourd’hui office de terrasse de bar, avec vue imprenable sur le coucher de soleil.

Remparts de Gallipoli, Pouilles, Italie

Ici aussi, la rue centrale grouille de monde et de boutiques à la sauce Made in China. Mais, comme souvent en Italie, il suffit de quitter les axes principaux pour découvrir une ambiance beaucoup moins frénétique et une vie locale qui résiste. On ne vient pas à Gallipoli pour chercher du glamour, la ville est restée simple et sans trop de fioritures.

Église à Gallipoli dans les Pouilles
Centre historique de Gallipoli, ItalieScooter et maison en Italie du Sud
Rue de Gallipoli, Pouilles, Italie

Pour des fioritures, rendez-vous sur le parvis de la cathédrale. L’intérieur également vaut le coup d’œil (gratuit).

Cathédrale de Gallipoli, Pouilles, ItalieIntérieur de la cathédrale de Gallipoli en Italie

Enfin, une plage prend ses aises au pied des remparts et deux petits ports étalent leurs bateaux de pêche de part et d’autre de la vieille ville.

Plage de Gallipoli, Salento, Italie Ville de Gallipoli dans le Salento, Pouilles, Italie

Visiter Gallipoli : Prévoyez une demi-journée de visite pour ne pas courir.

Dormir à Gallipoli, une bonne idée ? Voici une jolie ville du Salento, mais ce n’est pas non plus celle que nous avons préférée. Logez-y si vous trouvez une chambre d’hôtes qui vous plaît particulièrement, sinon cherchez ailleurs. Si nous y avions dormi, nous aurions choisi une chambre chez Casa Galateo (~65€ petit déj compris)i avec sa belle terrasse dans le centre historique.

Se baigner : La plage au pied des remparts n’est ni très belle ni très grande, mais elle a le mérite d’exister.

Se rendre à Gallipoli : Nous sommes ici aussi dans une région relativement mal desservie. Nous avons tenté le train depuis Lecce, mais il vaut mieux être patient (1h30, 4,30€). Sinon, plusieurs bus s’y rendent (voir les lignes).

 

❖ Galatina

En chemin pour Gallipoli, nous avons fait étape dans le tout petit village de Galatina, sur la même ligne de train. Le centre se parcourt très rapidement : deux églises et quelques ruelles. Nous sommes restés sur notre faim, surtout en arrivant à l’heure de la sieste, le moment le moins judicieux pour jauger l’ambiance. Nous ne recommandons qu’à moitié.

Ville de Galatina, Salento, Pouilles

Les installations lumineuses que vous apercevez, typiques des Pouilles, préparaient l’approche de la « tarentelle », une fête populaire qui s’articule autour de danses folkloriques. Ouvrez l’œil si vous êtes dans la péninsule du Salento, il y a plusieurs soirées de danse par an, à Galatina ou ailleurs.

Galatina, ville des Pouilles en Italie du sudBelle façade à Galatina, Pouilles

Se rendre à Galatina : Le village se trouve à 45 minutes de train de Lecce (2,10€).

 

❖ Bari

La capitale des Pouilles est très bien desservie en transports en commun depuis le nord, le sud, l’ouest et… non pas l’est, c’est la mer. Quoique, des ferries partent de Bari vers l’Albanie et la Grèce. C’est d’ailleurs à la toute fin de notre séjour italien que nous avons visité Bari, avant d’embarquer vers Durrës.

Dix ans plus tôt, des amis italiens nous avaient déconseillé Bari, un peu malfamée. Elle a même été surnommée un temps la « città delle rapine », la ville des vols. Rassurez-vous, cela a bien changé et vous pouvez la visiter sans crainte. Il reste une ambiance joyeusement bordélique, grouillant de détails, avec des mamies qui vendent des pâtes fraîches devant leur porte, du linge qui sèche, des jeunes qui s’apostrophent avec un accent pas possible et des groupes de touristes-croisiéristes qui ne savent pas bien ce qu’ils font au milieu de tout cela.

Centre historique de Bari en Italie

Visiter Bari : Le centre-ville, qui s’avance dans la mer, a du charme et peut vous occuper une paire d’heures, voire davantage si vous vous arrêtez à chaque glacier pour goûter un nouveau parfum.

Dormir à Bari, une bonne idée ? Nous n’avons pas testé, mais la ville compte un bon nombre de chambres d’hôtesi. Sinon, les petites villes côtières de Monopolii et Polignano a Marei, plus au sud et accessibles en train, ont beaucoup de succès auprès des touristes, dans un style plus chic.

Se baigner : Bari ne possède pas de plages en plein centre-ville. Il faut aller les chercher à deux kilomètres au nord ou au sud.

Se rendre à Bari : La capitale n’a pas de souci de transports. Les trains, en particulier, sont efficaces, et la gare est proche du centre. Comptez 1h40 depuis Lecce ou 4h depuis Rome. Vous pouvez aussi trouver des bus de nuit vers des destinations plus lointaines.

 

❖ Ostuni

Perchée sur une petite colline, contemplant la mer en contrebas, Ostuni fait partie du gang des « villages blancs », même si elle possède en réalité la taille d’une bonne ville. Nous avons bien apprécié son centre, aux ruelles immaculées, ses remparts tout aussi blancs et ses terrasses de cafés.

Fleurs dans les rues d'Ostuni, Pouilles

Visiter Ostuni : Le centre historique s’explore en une à deux heures, selon votre passion pour les ruelles.

Dormir à Ostuni, une bonne idée ? Apparemment ! La ville a beaucoup de charme et les options pour s’y loger sont nombreuses, tout comme les bons restaurants. Un logement qui semble sortir du lot est le B&B Le Volte Bianche (~75€ petit déj compris)i, pile à l’entrée du centre historique et géré par un couple accueillant.

Se baigner : Une ribambelle de petites plages se nichent sur la côte, à une dizaine de kilomètres en contrebas. En haute saison, la municipalité met en place un service de navettes dont certaines sont gratuites, dans l’objectif de désengorger les routes. Une aubaine pour les baigneurs non motorisés !

Se rendre à Ostuni : Nous sommes arrivés par le train, efficace dans ce coin des Pouilles. Sachez simplement que la gare se situe 3km en contrebas et qu’un service de bus régulier se charge de remonter les voyageurs. De notre côté, une agence de location de vélo nous a apporté nos deux-roues à la sortie du train et… roulez jeunesse !

Pour en savoir plus : lire l’article sur notre circuit de deux jours à vélo d’Ostuni à Alberobello.

 

❖ Cisternino et Locorotondo

Nous classons ces deux villages ensemble, simplement parce qu’ils se ressemblent et sont proches l’un de l’autre. Tous deux dominent la région sur leur colline, possèdent des centres furieusement blancs et couverts de pots de fleurs, le tout dans une ambiance très paisible. De vrais coups de cœur !

Village fleuri de Cisternino en Italie du sudVillage de Locorotondo dans les Pouilles en Italie

Visiter Cisternino et Locorotondo : Les villages se visitent rapidement. Mais attention, ici le temps s’arrête. Une terrasse vous happe et vous recrache deux heures plus tard, sans que vous n’ayez rien vu passer.

Dormir à Cisternino ou Locorotondo, une bonne idée ? Oh oui, c’est à peu près certain ! Ne serait-ce que pour le plaisir de s’y promener tard le soir et tôt le matin. Pour les meilleurs logements à Cisternino, cliquer ici et pour ceux à Locorotondo, voir par lài. De notre côté, comme les prix dans les villages mêmes sont un peu élevés et que nous avions des vélos, nous avons pu descendre dans la vallée au milieu des trulli pour trouver une option moins onéreuse, dont nous étions plus que satisfaits : Trulli Caroli (~50€ petit déj compris, à réserver ici)i. Le petit déjeuner savouré au calme sous les oliviers lance particulièrement bien la journée !

Se rendre à Cisternino ou Locorotondo : Nous n’avons pas testé les transports puisque nous étions en selle, mais les bus semblent assez fréquents dans ce coin des Pouilles. Renseignez-vous sur les sites des compagnies FSE et STP Brindisi pour connaître les horaires. Il vous faudra éventuellement réaliser un changement à Martina Franca, la plus grosse ville du coin.

 

❖ Alberobello

Alberobello est un village spécial, une sorte de capitale des trulli. Le quartier qui les abrite est tout aussi incroyable qu’il est victime de sa popularité, attirant des cars de touristes du monde entier. Suivant votre tolérance à la foule, c’est donc un incontournable… contournable !

Village d'Alberobello, Pouilles, Italie

Visiter Alberobello : Une heure suffit, à notre humble avis, pour découvrir le quartier phare. Nous y sommes passés tôt le matin car cela arrangeait notre emploi du temps. N’hésitez pas à en faire de même, avant l’afflux de touristes.

Dormir à Alberobello, une bonne idée ? Probablement, surtout si vous rêvez de vous réveiller dans un trullo. Il vous faudra un budget solide, avoir le privilège de déambuler seul le soir dans les ruelles a un coût ! L’une des meilleures options pour dormir sous un cône dans Alberobello sans trop vous ruiner est Corte Trullo Sovrano B&B (~80€)i.

Sinon, si vous êtes à vélo, voire motorisés, vous pouvez viser l’un des innombrables trulli de la campagne alentour, plus abordables. Ou bien une maison d’hôtes sans toit conique, cela fonctionne aussi.

Se rendre à Alberobello : Ici aussi, les bus sont le moyen de transport à privilégier.

 

❖ Martina Franca

Cette ville de taille plus importante n’a pas d’aussi beaux attraits que les villages blancs précédents, mais son centre se débrouille bien tout de même. Si vous voyagez lentement, vous pourrez lui trouver du charme. Si vous enchaînez les villages, autant zapper Martina Franca avant d’être lassé.

Piazza Plebescito à Martina Franca, Pouilles

Visiter Martina Franca : « Trois petits tours et puis s’en vont », comme le dit la comptine.

Dormir à Martina Franca, une bonne idée ? Pourquoi pas, si vous cherchez une base un peu moins touristique avec la possibilité de visiter les environs à la journée. Le réseau de bus semble bien efficace pour atteindre Alberobello, Locorotondo, Cisternino et probablement d’autres villages. Voir ici les meilleurs logements à Martina Francai.

Se rendre à Martina Franca : En bus !

 


Bonus : voici, pour compléter la liste, quelques villes que nous avons hésité à visiter, facilement accessibles sans voiture.

❖ Entre Lecce et Bari : Polignano a Mare et Monopoli

Nous avons aperçu les deux villes depuis le train Lecce – Bari et, surtout, nous avons vu passer des photos bien alléchantes, montrant de jolis centres collés à une mer turquoisissime. Huit kilomètres seulement les séparent, ce qui ouvre la possibilité d’une promenade avec retour en train (cinq minutes). Ce sera pour une prochaine fois !

❖ Nardò

Non loin de Lecce, nous avons fortement hésité à visiter Nardò, d’autant que la ville avait un programme culturel chargé au mois de juin. Seulement, aucun bus ne nous permettait de rentrer le soir à Lecce. En journée, c’est tout à fait possible, en bus ou en train. Attention, la gare est éloignée du centre.

 

Randonner dans les Pouilles, en bord de mer

En vivant à Lecce, nous nous sommes minutieusement renseignés sur les possibilités de randonnées au sud des Pouilles. Nous avons réalisé que l’intérieur de la péninsule du Salento n’était pas très intéressant : peu de végétation, aucun relief, des routes droites et des squelettes d’oliviers attaqués par une vilaine bactérie. Reste la mer turquoise, fascinante. Nous avons pris un réel plaisir à la longer lors de deux randonnées, et plus particulièrement sur la côte est.

Voici deux idées pour les amateurs de balade. Notez que l’activité devient compliquée en été sous le soleil brûlant, d’autant que l’ombre se fait rare.

 

❖ Une longue randonnée de la Grotta della Poesia à Otranto

Cette marche est vraiment superbe, cependant les vingt-trois kilomètres de parcours impliquent d’avoir de bonnes jambes. La randonnée longe la côte rocheuse de l’est du Salento, depuis Torre dell’Orso jusqu’à Otranto. Plus précisément, nous descendons du bus devant la joliment nommée Grotta della Poesia, qui nous attend avec un turquoise à faire pâlir les Bahamas. D’ailleurs cette partie des Pouilles est surnommée les « Caraïbes de l’Italie ».

Grotta della poesia, Pouilles, Italie

L’eau est vide de monde car nous y sommes aux premières heures. Autrement, les Italiens aiment tellement se baigner qu’ils le font partout où c’est possible et cette piscine naturelle ne déroge pas à la règle.

Après ce démarrage en fanfare, nous atteignons rapidement Torre dell’Orso, la plus grande station balnéaire du coin. Dès 9h, les parasols sont de sortie, les papis installent leurs glacières et les mamies font leur aquagym. Puis arrive la classe d’âge en dessous, poil au torse et bronzage bien avancé, pendu au téléphone à raconter sa vie. Nous ne caricaturons pas tant que cela !

Plage de Torre dell'Orso, Salento, Italie

Les alignements de parasols sont une autre spécificité très italienne, appelée « lido ». C’est-à-dire que la plupart des plages du pays sont privatisées et qu’il faut débourser un prix exorbitant pour s’y installer. Comptez environ 20€ pour un transat. Les quelques bouts de sable laissés gratuits étant rapidement pris d’assaut en juin, nous n’osons pas imaginer le Tetris de serviettes que ce doit être en juillet – août !

Plage de rêve à Torre dell'Orso, Pouilles

Nous reprenons ensuite un peu de hauteur pour admirer nos premiers faraglioni, des étrangetés rocheuses plantées au milieu de l’eau. Voici par exemple les « due sorelle », les deux soeurs :

Due sorelle, rochers dans la mer, Pouilles, Italie

Il s’agit de la plus belle partie de la randonnée, jusqu’à la plage Lu Pepe et les faraglioni de Sant’Andrea. La couleur de l’eau est… invraisemblable !

Spiaggia Lu Pepe, Torre Sant'Andrea, Italie
Torre Sant'Andrea, Pouilles, ItalieMer et falaises à Sant'Andrea, Salento, Italie

Le soleil commence à cogner fort. Heureusement, nous trouvons un banc ombragé pour le pique-nique, puis un passage en forêt nous rafraîchit.

Banc et plage du Salento, Pouilles, Italie Randonnée dans la forêt, Salento, Italie

Nous ressortons pour longer la Baia dei Turchi et ses micro-criques. La faible profondeur de l’eau sublime la mer et la tiédit pour les baigneurs frileux. Tous ces spots sont bien connus des locaux, qui garent leur voiture à proximité et viennent bronzer, bercés par le clapotis de l’eau.

Randonnée sur la baia dei turchi, Otranto, Italie
Plage de la baia dei turchi, Salento, Pouilles

Si certaines criques restent désertes, c’est uniquement parce qu’elles ne disposent pas de chemin d’accès.

Juste après la Baia dei Turchi, un gros complexe hôtelier privatise le bord de mer, nous forçant à rebrousser chemin. Ne manquez pas le virage. Il est apparemment possible de retrouver la mer deux kilomètres plus loin, mais nous ne rêvons plus que d’une bonne glace et fonçons droit vers Otranto.

L’arrivée sur la ville remet sur pied ! A-t-on déjà vu une si belle plage municipale ? Quelques flâneries dans le vieux centre fortifié d’Otranto plus tard, nous rentrons à Lecce.

Plage d'Otranto dans les Pouilles, Italie

Conseils pratiques pour cette randonnée de la Grotta della Poesia à Otranto

Depuis Lecce, vous pouvez trouver les horaires des bus jusqu’à l’arrêt « Roca » sur ce site. Nous sommes rentrés d’Otranto par la même compagnie. Ces bus ne circulent que de début juin à fin septembre et sont quatre fois plus nombreux en juillet et août. Nous ne sommes pas sûrs qu’il soit possible de se rendre à Roca le reste de l’année. Prix : 2,80€ l’aller, 3,80€ le retour (1€ de moins si vous pré-achetez vos billets à un point de vente).

Pour l’itinéraire de randonnée, nous nous sommes inspirés de ce tracé trouvé sur Wikiloc.

 

❖ Une courte rando sur la côte ouest du Salento : de Torre Lapillo à Porto Cesareo

Autre jour, autre excursion. Nous partons cette fois-ci découvrir le côté ouest de la péninsule du Salento. Nous embarquons dans un bus pour Torre Lapillo, que nous imaginons être une petite station balnéaire tranquille. C’est mal connaître les Italiens qui se ruent sur le sable dès que le soleil brille. Nous arrivons dans une ville sans âme, pleine de maisons en location, puis sur une plage bondée. Voici à quoi ressemble un jour de semaine au mois de juin.

Plage de Torre Lapillo, Salento, Italie

Un homme bronzé comme pas permis nous regarde marcher en se marrant. C’est sûr, nous ne sommes pas dans le ton !

Dessin : le bronzeur italien et les randonneurs

Notre balade consiste à suivre la mer en direction du sud. La côte Est était minérale, sauvage, avec parfois un peu de sable. Cette côte Ouest est sableuse, construite, avec parfois un peu de rochers. Nous trouvons un petit coin calme et sans lido près de la Tour Chianca et trempons nos doigts de pied jusqu’au menton. L’eau a bien chauffé ces derniers jours, c’est un régal !

Torre chianca, plage du Salento, Pouilles

Un chapelet de tours côtières de ce type encerclent le Salento, permettant d’alerter de l’arrivée des envahisseurs. D’ailleurs, un village sur quatre s’appelle « Torre quelque chose » sur le littoral.

Nous poursuivons jusqu’à Porto Cesareo, une plus grosse ville entièrement orientée vers le tourisme de plage, qui ne nous emballe pas. En revanche le chemin près des bateaux est adorable et la municipalité a eu la bonne idée d’y installer une ribambelle de bancs.

Port de Porto Cesareo, Pouilles, Italie

Bref, cela ne vaut pas la côte à l’est du Salento en termes de paysages, mais si vous êtes dans le coin, piquez une tête dans les eaux claires !

Conseils pratiques pour marcher entre Torre Lapillo et Porto Cesareo

Depuis Lecce, nous avons pris un premier bus vers Porto Cesareo (3€), synchronisé avec un second vers Torre Lapillo (2,10€). Nous sommes revenus à Porto Cesareo à pied (5 kilomètres) et rentrés en bus à Lecce (3,50€). Les horaires sont disponibles sur ce site, ainsi que la liste des points de vente pour économiser 1€ par ticket. Une appli mobile permettrait également d’acheter les billets.

 

Randonner à vélo dans les Pouilles

Nous avons déniché la meilleure option possible pour visiter les Pouilles sans voiture : faire du vélo ! D’ailleurs la région mise de plus en plus sur le cyclotourisme et compte l’encourager dans les prochaines années.

Touriste à vélo dans un village des Pouilles, Italie

 

❖ Une boucle de deux jours à vélo parmi les trulli et les villages blancs

Nous avons jeté notre dévolu sur la vallée d’Itria et réalisé une boucle de deux jours en visitant les fameux villages blancs : Ostuni, Cisternino, Locorotondo, Alberobello, Martina Franca et retour à Ostuni. La campagne entre les villages est un réel délice à parcourir, parsemée de trulli, d’arbres fruitiers, de fleurs sauvages et de vieux murets de pierre.

Voyage à vélo dans les Pouilles, Italie
Vue panoramique d'Ostuni en ItalieMaisons trulli à Alberobello, Pouilles

Ce circuit de 100km prenait lieu sur des mini routes bien adaptées aux vélos, que nous partagions avec de rares voitures. Nous avons choisi des vélos électriques à cause de la chaleur, mais selon votre forme et la météo, il est tout à fait possible de pédaler sur des vélos classiques.

Conseils pratiques pour faire du vélo dans la vallée d’Itria

Vous pouvez lire notre article complet sur cette boucle avec des conseils d’agences pour la location des vélos, le circuit indiqué sur une carte et une suggestion d’alternative plus courte :

Les Pouilles à vélo – deux jours parmi les trulli de la vallée d’Itria.

 

❖ Une idée d’itinéraire vélo plus long dans les Pouilles

Si vos mollets sont en forme, nous avons réfléchi à un circuit vélo qui nous semble idéal sur 6-12 jours, selon votre vitesse de croisière. Il partirait de Matera, rejoindrait Alberobello et la vallée d’Itria, atteindrait Ostuni, longerait la côte jusqu’au sud du Salento par la Ciclovia Adriatica, puis poursuivrait avec cette boucle intitulée Tour du Salento qui ramène à Lecce. Comptez environ 400km.

Les maisons d’hôtes sont tellement nombreuses que vous ne devriez avoir aucun mal à vous loger. Côté campings, il faut savoir qu’ils sont bondés et chers en juillet-août, beaucoup plus calmes le reste de l’année.

 

Visiter les Pouilles sans voiture : les transports en commun

Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler ville par ville, des bus et trains permettent de circuler entre les lieux et de visiter une bonne partie des Pouilles. Il faut juste être un peu patient ou vérifier en permanence les horaires, car la fréquence de passage représente leur point faible.

Le train de Lecce à Bari est une valeur sûre, moderne, confortable et bon marché. Il dessert en route les gares de Brindisi, Ostuni, Monopoli, Polignano a Mare, et permet déjà de découvrir de jolis coins. Les autres trains régionaux passent rarement et roulent à la vitesse d’une tortue au galop, ce qui laisse le temps d’admirer les oliviers lorsqu’ils ont des feuilles.

Pour rallier les autres villes ou les plages, la difficulté est de trouver les horaires de bus. Google Maps sait indiquer un certain nombre de numéros de lignes, si vous lui demandez un itinéraire en transports en commun, malheureusement les horaires n’y sont pas fiables. Le site de la FSE, une compagnie qui quadrille les Pouilles, est alors pratique car il permet de faire des recherches d’itinéraires combinant bus et train avec changements, mais il n’indexe pas les compagnies concurrentes. Complétez en trouvant le nom des compagnies locales. Nous connaissons STP Brindisi vers Brindisi et Cisternino ou Salento in Bus au sud de Lecce, en service de juin à septembre. Attention aux trajets en soirée, les bus sont rares !

Une fois les horaires connus, les bus sont toujours passés à l’heure et à l’arrêt indiqués, nous n’avons pas été laissés en plan comme cela peut arriver en Sicile par exemple.

 

Visiter les Pouilles sans voitures : les avantages

Le plus gros point faible de la voiture concerne le stationnement, entre les parkings bondés et les centres-villes réservés aux habitants. Les tarifs demandés, même pour une simple heure sur place, peuvent rapidement représenter un budget.

Mini Fiat dans les rues de Lecce, Pouilles

Nous ne vous apprendrons rien en mentionnant que se passer d’un engin à moteur est à la fois plus économique et plus écologique. Et puis vous n’aurez pas peur d’abîmer une voiture de location, ni de subir l’arnaque d’une agence peu scrupuleuse !

 

Ce qui sera compliqué sans voiture dans les Pouilles

Soyons honnêtes, si vous avez l’habitude de voyager avec une voiture, ce n’est pas le sud de l’Italie qui vous épatera par la fréquence de ses transports en commun. Vous aurez du mal à :

  • Enchaîner les villages à toute vitesse.
  • Vous rendre facilement sur des plages reculées (à moins de randonner).
  • Dormir dans une belle masseria au milieu de la campagne (à moins de faire du vélo). Vous devrez privilégier les logements en ville, qui ne manquent pas de charme non plus.
  • Découvrir les trulli de campagne (à moins de… vous connaissez la chanson).
  • Rejoindre les parcs naturels du Gargano, de l’Alta Murgia et de Porto Selvaggio. C’est notre seul regret, nous aurions bien aimé y randonner, mais les transports en commun pour les atteindre sont limités. Pour en savoir plus sur ces trois parcs, vous pouvez lire l’article de Serial Pix.

Bref, si vous appréciez le tourisme lent, retenez qu’un voyage sans voiture est possible dans les Pouilles. Si vous êtes plutôt du genre à vouloir optimiser votre programme afin d’en voir le plus possible, alors la voiture vous sera indispensable.

 

Se loger dans les Pouilles

La région des Pouilles sait recevoir ! Les hébergements, d’excellente qualité, sont nombreux et sous toutes les formes : maisons d’hôtes, appartements, hôtels, maisons de vacances… Cela dit, c’est surtout le Bed & Breakfast qui domine l’offre dans cette région d’Italie. Les habitants qui vivent du tourisme ont bien compris que les touristes comptaient sur leur voyage dans les Pouilles pour décompresser et tout est pensé pour que vous vous sentiez bien : élégantes anciennes demeures rénovées, décoration soignée, accueil impeccable, petites attentions… Ajoutez à cela un grand jardin fleuri et parfois une piscine si vous choisissez une masseria à la campagne.

Les tout petits budgets rencontreront quelques difficultés car le choix est restreint en dessous de 50€ la nuit. Mais entre 50 et 100€, vous serez à peu près sûrs de bénéficier d’un très bon rapport qualité/prix. En moyenne ou basse saison, l’offre de logements est assez large pour contenter tous les voyageurs. Faites attention si vous partez en juillet/août : la demande augmente fortement et les prix avec. Il vaut alors mieux réserver tôt.

Nous conseillons d’utiliser le site Bookingi qui référence pratiquement tous les hébergements du coin, les B&B comme les appartements indépendants. Nous avons rarement vu, ailleurs dans le monde, autant de logements notés plus de 9,5 !

Si jamais, comme nous, vous restez une semaine ou plus au même endroit, jetez un œil du côté d’Airbnb où les longs séjours donnent souvent lieu à des réductions.

 

Nos coups de cœur dans les Pouilles

Notre « top 3 » est, sans hésiter :

  • la vallée d’Itria à vélo (vous commencez à le savoir !),
  • notre longue randonnée en bord de mer de Torre dell’Orso à Otranto,
  • la ville de Lecce, très romantique et gorgée de restaurants qui raviront les épicuriens.

Enfin, n’oubliez pas d’aller saluer Matera, qui ne se trouve pas dans les Pouilles mais juste de l’autre côté de la frontière avec le Basilicate. La ville est sacrément impressionnante !

Ville de Matera dans les Pouilles en Italie

 

Conseils d’itinéraires dans les Pouilles sans voiture

Les options piétonnes sont nombreuses et bien dépaysantes. Voici quelques exemples qui pourraient vous intéresser :

❖ Une semaine en plein air : vélo et rando

Jour 1 : visite de Bari et nuit sur place
Jour 2 : train vers Ostuni, vélo jusqu’à Alberobello
Jour 3 : retour à Ostuni à vélo et nuit à Ostuni
Jour 4 : train vers Lecce, visite et nuit à Lecce
Jour 5 : bus vers Torre dell’Orso, longue rando jusqu’à Otranto, retour à Lecce
Jour 6 : train jusqu’à Monopoli, courte rando jusqu’à Polignano a Mare
Jour 7 : Train pour Bari

❖ Une semaine en enchaînant les plus beaux villages des Pouilles

Jour 1 : visite de Bari et nuit sur place
Jour 2 : train vers Monopoli ou Polignano a Mare et nuit sur place
Jour 3 : train vers Lecce et nuit sur place
Jour 4 : train vers Ostuni et nuit sur place
Jour 5 : bus vers Cisternino ou Locorotondo et nuit sur place
Jour 6 : bus vers Alberobello et nuit sur place
Jour 7 : bus de retour vers Bari ou bifurcation vers Matera

❖ Avec dix jours, deux semaines ou plus…

C’est simple, restez plusieurs nuits aux mêmes endroits, traînez dans les villes et hydratez-vous en testant les différentes terrasses !

Ce ne sont que quelques possibilités parmi tant d’autres. N’hésitez pas à construire votre propre itinéraire. Les distances sont courtes, ce qui signifie que les trajets en transports passeront rapidement et vous laisseront le temps de profiter de chaque étape.

À lire ailleurs sur le web

Pour d’autres sources d’inspiration, voici deux articles de blogs intéressants (et aux superbes photos !) dont les autrices ont visité les Pouilles au cours d’un road trip : On my way et Voyages etc…

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


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13 réponses à “Idées et conseils pour visiter les Pouilles sans voiture”

  1. Claude dit :

    Nous connaissons tous ces lieux magiques, merci de nous faire revivre ce voyage avec belles photos á l’appui!

  2. Bénédicte dit :

    Quelle bonne idée, cet article « sans voiture ». Les photos sont superbes, comme d’habitude, et quel plaisir de voir toutes ces couleurs apparaitre sur mon écran en ces journées d’hiver!

    • mifuguemiraison dit :

      On a tellement eu de mal à trouver des informations pour voyager sans voiture qu’on s’est dit que ça pourrait servir. Merci pour les compliments ! On devrait tous avoir quelques photos d’eau turquoise à portée de main, pour aider à passer les longs hivers !

      • Bénédicte dit :

        Ce n’est pas que les photos d’eau turquoise… Par exemple, dans votre article sur votre randonnée à vélo, mes préférées sont celle tout en haut avec la route bordée par les murets en pierre, et la plus petite avec le coquelicot. Et j’adore les dessins aussi!
        Comme Virginie, j’ai hâte de lire sur l’Albanie. Et pour terminer: un remerciement tardif pour tout ce que vous avez écrit sur la Géorgie, qui nous a été bien utile pour notre voyage cet été. On s’est aussi perdus sur le chemin « nature » entre Gelati et Motsameta, mais on a quand même réussi à rejoindre Motsameta à pied (en suivant la ligne de train).

        • mifuguemiraison dit :

          Oui, en vérité notre escapade à vélo n’avait pas d’eau turquoise mais était bien plus enchanteresse.
          Avec plaisir pour la Géorgie ! Bien joué pour la balade, vous êtes plus doués que nous !

  3. Valérie dit :

    Géniales les Pouilles, encore un endroit à rajouter à notre liste de voyage grâce à vos articles! Merci beaucoup pour ce billet très complet qui donne vraiment envie de partir sans voiture.

  4. Virginie dit :

    Je viens de rattraper tout votre séjour en une seule lecture. J’ai vraiment mais vraiment beaucoup de retard…
    trop triste. Mais bon j’essaye de me remettre à niveau.
    C’était juste parfait. Lecce me fait rêver depuis pas mal de temps, j’ai un copain italien qui comme vous m’a vanté la ville pour visiter la région. Donc pourquoi pas, on laisse passer cette année un peu folle (reprise de la fac en plus du boulot)plus pleins de trucs super à préparer à côté et peut-être que ça passera par l’Italie.
    Hâte de lire vos aventures en Albanie.
    Schuss
    Virginie

    • mifuguemiraison dit :

      Tu n’es pas obligée de lire tout ce qu’on écrit, on ne te fera pas d’interrogation surprise 😄
      C’est marrant que tu connaisses Lecce, au moins de nom. Et on comprend pourquoi ton ami fait du lobbying pour que t’y ailles. C’est vraiment une région d’Italie surprenante, avec un superbe patrimoine disséminé entre de simples champs d’oliviers.
      On voit que tu suis, on attaque effectivement bientôt l’écriture de l’Albanie !
      Bon courage à toi. Cumuler études et boulot, pfiou t’as du courage !

      • Virginie dit :

        Mon ami est napolitain du coup il milite à fond pour l’Italie forcément avec tous les bons plans😃
        Et si si c’est super important de presque tout lire. Je dis bien presque !!!vous êtes une forme de parenthèse fort agréable, et puis ça nous donne des idées.
        On aime bien sortir des sentiers battus, éviter l’évidence.
        Donc non je ne lis pas tout mais là j’étais à la rue totale.😱
        Et pour les cours c’est pas simple mais plutôt sympa ce retour sur les bancs de la fac.
        J’attends avec impatience l’albanie.
        Kenavo
        Virginie

  5. Constance dit :

    Merci pour ces nombreuses idées, notamment la rando sur la côte qui donne sacrément envie. Ce petit passage italien me donne envie d’enfin écrire mon article sur le Gargano qui est dans les tiroirs depuis 2 ans… effectivement ça me semble difficile d’y séjourner sans voiture, en revanche il y a des rando à faire et même une forêt pour s’il fait beaucoup trop chaud.

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