Mi-fugue, mi-raison

Antigua Guatemala et l’ascension de l’Acatenango

Publié dans la catégorie Guatemala, le 26 mars 2018

Au 18ème siècle, démoralisés par plusieurs tremblements de terre successifs, les colons espagnols prirent leurs guitares et leurs jambons secs sous le bras. Objectif : déménager Guatemala, la capitale du pays du même nom, à 25km de là. Hélas, l’histoire montre que ce n’était pas assez loin. La nouvelle Guatemala a été tout autant secouée que l’ancienne lors des siècles suivants !

Pourquoi nous racontons-vous cela ? Parce que cette ancienne capitale, appelée désormais Antigua Guatemala, a conservé de beaux restes. Elle est même devenue une étape obligée pour les voyageurs, tandis que la nouvelle capitale, Guatemala City, est jugée sans intérêt.

Dessin : Antigua vs Guatemala City

 

Les vestiges colorés d’Antigua Guatemala

Nous arrivons à Antigua de nuit. Nous nous attendons à débarquer dans une ville sombre, endormie… Pas du tout ! Nous découvrons de jolies ruelles pavées, des restaurants animés, des passants à tous les coins de rue et des vestiges mis en valeur par un savant éclairage.

Le lendemain, nous sommes dimanche et le centre est encore plus animé. La ville a du succès auprès des Occidentaux, mais aussi des Guatemaltèques, venus en balade depuis la capitale. Ils auraient tort de s’en priver !

Antigua Guatemala Rue piétonne d'Antigua, Guatemala

La place centrale regorge de vendeurs en tout genre. C’est à qui fera le plus de bruit, entre le marchand de glaces qui fait tinter sa cloche, celui qui alpague chaque passant pour lui montrer ses sombreros, la marchande de fruits coupés qui les liste à tue-tête, le vendeur qui agite un objet n’ayant d’autre utilité que de faire coin coin… Sans ce joyeux bazar, Antigua ne serait finalement qu’une ville-musée.

Ville d'Antigua Guatemala

Nous avons beau avoir visité des dizaines de superbes villes coloniales ces derniers mois, nous trouvons l’héritage architectural d’Antigua admirable. Les vieilles maisons, alignées comme sur un plateau de Monopoly, s’écartent par endroits pour laisser place à un couvent, une église ou une ruine abattue par l’un ou l’autre de ces satanés tremblements de terre.

Ville d'Antigua Guatemala Antigua Guatemala Antigua Guatemala Ville d'Antigua Guatemala Antigua Guatemala

Un tour au marché nous rappelle que la vie locale est bien présente. À peu près tout ce qui se vend dans un supermarché se retrouve ici, de la paire de tongs à la râpe à fromage, en passant par le yaourt à la fraise (non réfrigéré, ça donne du goût). La zone des fruits et légumes est impressionnante, avec des centaines de vendeuses et une quantité de victuailles qui pourrait nourrir la ville durant les trois prochaines années.

Marché d'Antigua Guatemala Marché d'Antigua Guatemala

Dans un tout autre style, l’aurore est le moment idéal pour prendre des photos. Les rues d’Antigua sont encore désertes et les rares voitures roulent au pas. Non pas pour le plaisir des piétons, mais plutôt parce que les pavés bosselés empêchent de passer la seconde.

C’est aussi en matinée que le volcan El Agua s’admire le mieux. Il s’agit de la petite touche finale qui rend Antigua si belle, celle qui se retrouve sur tous les tableaux de peintres. Dommage que l’après-midi ce joli cône ait tendance à s’effacer derrière un voile de brume.

Ville d'Antigua Guatemala Ville d'Antigua Guatemala Ville d'Antigua Guatemala

Est-ce que le volcan El Agua s’escalade ? Bien évidemment ! Tout ce qui ressemble de près ou de loin à un talus se gravit au Guatemala, il n’y a que l’embarras du choix. Nous optons cependant pour un autre sommet, celui sur lequel le soleil se couche chaque soir. Laissez-nous vous présenter l’Acatenango.

Ville d'Antigua Guatemala

 

L’ascension du volcan Acatenango

Vous souvenez-vous de notre grimpette sur le volcan Santa María, à Quetzaltenango ? Là-haut, nous étions censés assister aux éruptions fréquentes du voisin, or la brume en a voulu autrement. Eh bien nous soupçonnons une concertation entre les volcans du Guatemala pour nous empêcher d’admirer ce genre de spectacles. L’Acatenango se trouve lui aussi juste en face d’un autre volcan, le Fuego, qui crache habituellement des tonnes de lave… Sauf pour nous, malgré une soirée, une nuit et une matinée passées à ses côtés.

Dessin : le volcan Fuego qui refuse d'entrer en éruption

Allez, nos efforts ne furent pas totalement vains. Nous avons admiré des paysages renversants et vécu une expérience particulièrement intense ! Récit de cette grimpette sur deux jours, jusqu’à 3976m.

Nous choisissons les services d’une agence qui s’occupe elle-même du matériel de campement, pour éviter de l’avoir sur les épaules. Nous sommes déjà bien assez chargés avec trois litres d’eau chacun et une ou deux tonnes de vêtements chauds. Cette ascension rencontre un grand succès puisque notre groupe est constitué de vingt-et-un marcheurs, quatre guides, et que nous croisons d’autres régiments de marcheurs tout aussi nombreux. Rassurez-vous, il y a de la place pour tout le monde au sommet !

La randonnée débute dans un paysage champêtre, à 2400m d’altitude.

Ascension du volcan Acatenango, Guatemala Ascension du volcan Acatenango, Guatemala

Le premier jour, six heures de marche nous mènent au campement, à 3600m. Certaines portions sont très raides, mais le rythme est tranquille : dix minutes de montée pour dix minutes de pause, ou presque.

Ascension du volcan Acatenango, Guatemala

Pendant longtemps, des nuages nous surplombent et nous craignons de nous retrouver dans la brume jusqu’au lendemain. Puis pouf ! Ils disparaissent.

Ascension du volcan Acatenango, Guatemala

Au détour d’un virage, nous faisons enfin connaissance avec El Fuego, le ténébreux. Il est impassible, mais nous ne sommes pas inquiets, il finira bien par se déchaîner.

Volcan Fuego, Guatemala

Arrivés au campement, les guides nous attribuent l’une des tentes. Toutes ont vue sur le bellâtre. Difficile de trouver meilleur emplacement pour observer ses éruptions… qui n’en finissent pas de ne pas venir. Plusieurs amis nous avaient pourtant décrit d’énormes feux d’artifice en série.

Volcan Fuego, Guatemala Campement devant le volcan Fuego, Guatemala

En guise de consolation, nous assistons à un beau coucher de soleil sur le volcan El Fuego (le feu), que nous rebaptisons El Cenicero (le cendrier). Nous distinguons des silhouettes microscopiques sur ses flancs. Nous ne savons pas quelle agence propose de s’approcher autant du cratère, mais les poils de moustache doivent frisotter en cas d’éruption ! Vous repérez les randonneurs ?

Volcan Fuego, Guatemala

Non ? Regardez de plus près :

Volcan Fuego, Guatemala

Plus loin sur la gauche, nous profitons également d’une vue dégagée sur El Agua, le volcan dont le cône quasi parfait surplombe Antigua.

Volcan Fuego, Guatemala

La nuit et le froid tombent rapidement. Nous dînons tous ensemble autour d’un feu, brûlons maladroitement quelques chamallows et retournons prendre une dernière photo. De façon assez magique, le capteur de l’appareil parvient à saisir la lueur de la lave au-dessus du cratère, alors que nous ne remarquons absolument rien à l’œil nu. Un mégot est resté allumé dans le cendrier.

Volcan Fuego, Guatemala

À 20h30, nous nous emmitouflons déjà dans les épais duvets. Complètement habillés. Ça caille sévère. Nous finissons même par enfiler nos énormes manteaux.

Tout à coup… un grondement se fait entendre…

Volcan el Fuego confondu avec un ronflement

Réveil à 4h. En route pour la partie la plus difficile, l’ascension jusqu’au sommet de l’Acatenango. Cinq ou six de nos compagnons restent au camp, souffrant du mal de l’altitude ou d’une bonne grosse fatigue des mollets, c’est selon. Ils ont bien fait, le terrain est rude. Imaginez une montagne de gravillons. Pour chaque pas en avant, le pied glisse d’un demi-pas. Mais le jour commence à poindre et l’apparition des paysages donne des ailes au groupe. Hors de question de rater le spectacle !

Lever de soleil en haut de l'Acatenango Lever de soleil au sommet de l'Acatenango, Guatemala

Nous atteignons le sommet vers 6h20, une dizaine de minutes seulement avant l’apparition du soleil. Pinaise… c’est trop de beauté pour nos petits yeux.

Lever de soleil sur le volcan Fuego Lever de soleil au sommet de l'Acatenango, Guatemala

Nous avons 360° de paysages endormis autour de nous. Nous repérons le lac Atitlán et ses volcans, ainsi que d’autres cônes encore plus loin. L’alignement de volcans guatémaltèques est impressionnant.

Lever de soleil sur le lac Atitlán, Guatemala Lever de soleil au sommet du volcan Acatenango Lever de soleil sur le volcan Fuego, Guatemala

Au bout d’une demi-heure à peine, les guides sonnent le rappel : « Vamos chicos! » (« Allons-y les jeunes ! »). Nous serions bien restés plus longtemps, malgré le froid polaire. Il fait peut-être dans les -10°C, sans compter les rafales de vent. Quelqu’un nous avait avertis : « Prenez toutes les couches possibles et ajoutez-en encore ! ». Nous avons suivi le conseil à la lettre et portons chacun trois tee-shirts, trois pulls, un coupe-vent, un énorme manteau, un bonnet, une capuche, deux paires de gants, un collant et deux pantalons. Ça passe plutôt bien !

Lever de soleil sur le volcan Agua, Guatemala

De jour, la descente est superbe. Surtout cette partie qui nous donnait tant de fil à retordre un peu plus tôt. Nos chaussures disparaissent complètement sous les gravillons. Le temps d’avaler notre petit déjeuner au campement, nous reprenons la route. Les pauses sont plus rares et le retour nous prend deux fois moins de temps que l’aller.

Ascension du volcan Acatenango, Guatemala Ascension du volcan Acatenango, Guatemala Ascension du volcan Acatenango, Guatemala Ascension du volcan Acatenango, Guatemala

Nous ne rêvons plus que d’une douche et d’un bon repos musculaire !

Conseils pratiques sur Antigua Guatemala

Hôtel à Antigua : Nous avons logé dans une chambre d’hôtes appelée Casa Blomsten (~25€)i, tenue par un couple guatémalto-suédois adorable. Chambre très propre et localisation à quelques minutes à pied du centre. Notre meilleur hébergement du pays, de loin.

Restaurants à Antigua : Il y en a pour tous les goûts ! Les tarifs sont cependant plus élevés que dans le reste du pays. Voici nos adresses préférées :

  • Samsara : un excellent resto végétarien. Le plus dur est de choisir, car tous les plats du menu font saliver.
  • Miso : un restaurant coréen, un peu incongru dans cette partie du monde, mais le bibimbap y est fameux.
  • Fernando’s Kaffee : un café qui ne paye pas de mine depuis l’extérieur, mais qui dispose d’une superbe cour. Comme dans la plupart des cafés du Guatemala, des snacks sont proposés au menu.

Combien de jours rester à Antigua ? Nous avons souhaité prendre notre temps et nous sommes donc restés six nuits, dont une au sommet du volcan. Nous vous recommandons de passer un à deux jours sur place. Sauf si vous prévoyez de grimper sur l’Acatenango : dans ce cas, ajoutez une journée de repos pour récupérer de vos courbatures !

Venir à Antigua depuis San Juan La Laguna : Nous avons commencé par traverser le lac en lancha jusqu’à Panajachel. Notre plan était de prendre l’un des chicken bus directs Panajachel-Antigua qui partent toutes les heures. Ce que nous ignorions, c’est que le dernier était à 11h du matin. Nous avons dû nous rabattre sur un shuttle. Trois départs par jour : 9h, 12h et 16h. Durée : 3h. Prix : 90Q.

 

Conseils pratiques sur l’ascension du volcan Acatenango

Agence : Nous sommes passés par l’agence Soy Tours. Nous ignorons si elle est meilleure que les autres, mais il est possible de tout organiser à distance, en anglais, via email ou WhatsApp. Le tarif est de 400Q par personne. Plus d’informations sur le flyer qu’ils nous ont envoyé. Contrairement à ce qui est indiqué, les manteaux sont prêtés gratuitement. Nous vous recommandons fortement de louer un bâton. Des femmes en proposent au départ du sentier pour 5Q.

Est-ce que c’était difficile ? Oui ! Mais nous nous en sommes bien sortis. L’ascension du Santa María nous avait mis en jambes, et cela faisait un moment que nos corps s’acclimataient à l’altitude, entre le Mexique et le Guatemala. Le sentier n’est pas trop technique, c’est surtout le poids des sacs qui complique la tâche (8-9kg chacun).

Quelles sont les chances de voir la lave du Fuego ? Apparemment, il est rare de n’assister à aucune éruption. Le risque le plus courant est d’être coincé dans les nuages tout du long et de ne pas voir à plus de dix mètres. La météo est pratiquement impossible à prévoir, néanmoins le risque semble plus important durant la saison des pluies, entre juin et octobre. Le reste de l’année, il y a de grandes chances que vous assistiez à un spectacle apparemment grandiose. Vous nous raconterez !

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Ce que nous aimons, c'est prendre notre temps. Alors, nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.



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22 réponses à “Antigua Guatemala et l’ascension de l’Acatenango”

  1. j.claude dit :

    Merci pour ce partage , et bonne route à vous deux

  2. Isabelle dit :

    Waouw, encore une belle aventure de plus…..merci de nous faire vivre cela avec vous. Bon repos et à très vite pour d’autres nouvelles. Bon repos à vous 2

  3. MILLA dit :

    Vraiment splendide !!!! Sa donne envie d’y aller !!!! Sa me rappelle ma rando sur le Piton des neiges à la Réunion : réveil à 4h du matin aussi pour observer le lever du soleil et le sentier aussi difficile avec des cailloux qui glissent sans arrêt sous les pieds !! (Sa doit être un truc spécial volcan lool!)

    • mifuguemiraison dit :

      Il va falloir qu’on aille lui rendre un jour visite, à ce fameux Piton des Neiges ! Il entre parfois en éruption celui-là ou c’est juste celui de la Fournaise ? Pour les graviers, ça dépend de chaque volcan, mais c’est pas rare les petits graviers !

  4. Alain dit :

    Salut mi fugue mi raison !
    Toujours ravi de vous lire 🙂 cet épisode m’a rappelé (plus modestement) l’ascension du pic d’adam Au Sri Lanka ! Surtout pour l’ambiance en haut au lever du soleil … on s’en rappelle toute sa vie !
    Sinon vous avez peut être vu que http://www.lanouvelleaventure.com à repris du service 🙂 ça fait du bien de partir … pour mieux repartir !
    À bientôt pour la suite !

    • mifuguemiraison dit :

      Ça doit être sympa de grimper sur le Adam’s Peak pour le lever du soleil. On a raté ça, mais on imagine un paysage grandiose de montagnes à moitié recouvertes par la brume !

      Ah non, on n’avait pas remarqué que la « nouvelle aventure » continuait. Ça donne très envie ce soleil andalou qui semble tout doux !

      À bientôt

  5. geoffrey dit :

    Quelle belles photos !
    Je garde un souvenir incroyable de cette magnifique ville d’Antigua.
    Ce volcan a l’air chouette !
    On dirait que vous vous faites embobiner par les agences touristiques guatémaltèques qui vous vendent des rêves d’éruption ! 😀

    • mifuguemiraison dit :

      Merci !

      Ah bah on fait un pari quand on va voir l’un de ces volcans imprévisibles ! Mais pour gagner au loto, bah il faut déjà jouer 🙂

  6. Bernard & Isabelle dit :

    Nous venons de passer un moment magique à la lecture de l’article ! Merci pour ces merveilles partagées 🙂

  7. Marie dit :

    WAHOU !! elles sont vraiment belles les photos !! ça donne bien envie aussi ce pays !! Moi je viens de me faire une marche de 50 km en Suisse Normande, en vue d’une marche de 80 km autour de chez nous !! Biz

  8. Fab dit :

    Magnifique ascension… (et photos à l’unisson). Décidément vous avez un tic avec les grandes hauteurs ! Je me demande si je pourrais grimper là. A cause d’un mauvais vertige…
    En tout cas bravo pour vos articles, bien rédigés, intéressants et toujours si bien illustrés, photos ou dessins 🙂
    A bientôt, ici ou ailleurs !

    • mifuguemiraison dit :

      Il y a encore pas si longtemps, on n’aurait pas réussi à monter si haut, mais on s’habitude bien à l’altitude à force d’être sur ce continent ! Pour l’Acatenango, les chemins étaient bien larges et pas trop près du bord. Tu crois que t’aurais le vertige quand même ? Merci pour ces gentils mots, à bientôt !

  9. Fab dit :

    Si les chemins sont bien larges et qu’il y a moyen de coller à l’opposé du vide, ça peut passer !
    Merci encore pour ces beaux partages.
    On s’interroge pour laisser de côté l’Asie l’hiver prochain, au profit de l’Amérique centrale ou sud (3 semaines de trip). On aime l’authenticité, explorer, et éviter les nids à touristes (même si parfois c’est un mal nécessaire). Que diriez-vous des destinations que vous avez découvertes dans cette région du monde ? Qu’avez-vous préféré ? Où retourneriez-vous volontiers ? Le Guatemala est-il dans vos projets ?
    Merci encore
    Au plaisir de vous lire et à bientôt – Fab – De loin en large

  10. fab dit :

    Pardon c’est débile, j’ai même lu vos articles sur le Guatemala… Bref je serais ravi d’avoir vos points de vue et conseils 🙂

    • mifuguemiraison dit :

      Haha, ça arrive ! On a tout adoré sauf le Nicaragua en fait (très touristique avec la moindre activité encadrée et plusieurs endroits décevants mais de toute façon le pays est à éviter en ce moment car il est en crise…).

      Au Mexique, si vous laissez de côté le Yucatán où vont, à vue de nez, 90% des touristes, vous serez tranquilles. Autour de Oaxaca et Mexico notamment, il y a tout un tas de villages, parcs nationaux, volcans et même plages sans trop de monde. Il est facile de se déplacer en bus et on a adoré l’ambiance du pays !

      Le Guatemala a été une superbe découverte : la nature est folle (surtout les volcans pour les randonnées) et les traditions sont encore très fortes, ça rend le voyage bien dépaysant. En revanche, il y a pas mal de touristes autour du lac Atitlán et à Antigua. Mais contrairement au Nicaragua, ce sont plus des voyageurs indépendants et moins de groupes en tours organisés. Ce qu’on déplore, c’est de devoir passer par un guide pour la moindre rando car des petits bandits s’amusent à détrousser les marcheurs.

      On a beaucoup aimé la Colombie aussi. Le nord, côté Caraïbes, commence à être bien touristique, mais le reste du pays beaucoup moins. C’est un pays passionnant avec des paysages très variés et une belle ambiance. Il y a tout un tas de villages mignons et de belles opportunités de rando. On est reparti au bout de deux mois et demi en ayant l’impression de n’avoir vu qu’une toute petite partie du pays et c’est sûr qu’on y retournera ! Mais c’est aussi ça le défaut du pays : il est très grand et même avec trois semaines vous devrez passer pas mal de temps dans les transports.

      Enfin, on est en Équateur en ce moment. On y était déjà venus et nous y revoilà, c’est signe que c’est un pays qui vaut le coup ! 🙂 Si vous ne connaissez pas l’Amérique du Sud c’est un pays parfait pour découvrir le continent, il regroupe la cordillère des Andes, l’Amazonie et la plage. La partie centrale dans les Andes est superbe. Il y a tout un tas de volcans à escalader. Les villes sont agréables, les transports efficaces et le pays assez petit pour ne pas trop courir en trois semaines. Ah, et très peu de touristes pour l’instant. Les gens dans le coin vont tous au Pérou. L’Équateur est un poil plus cher (logement et nourriture) que la Colombie ou les pays d’Amérique Centrale en revanche.

      On espère que ça va vous aider un peu !

  11. Fab dit :

    Bonjour à vous deux,
    merci pour cette réponse très complète, c’est très sympa :))
    J’avoue que l’année dernière nous avons « failli » partir au Guatemala (et éventuellement un bout du Belize pour une fin de séjour balnéaire), mais les sirènes des Philippines nous charmaient depuis plusieurs années alors on a craqué. Evidemment la question se pose à nouveau, et votre description nous séduit.
    Cependant, au passage, vous êtes peut-être au courant mais « El Fuego » vient de faire des siennes, avec des morts et des évacuations… Quand vous y étiez, il couvait certainement méchamment (explications sur l’absence de jets de lave ?), et le bouchon a fini par sauter…
    La Colombie nous attire également beaucoup, et je découvre l’Equateur qui semble être une bonne synthèse. Est-ce que les paysages sont aussi beaux qu’en Colombie ou Guatemala ? Je sais que c’est subjectif, mais votre ressenti est important.
    Merci encore de prendre le temps de répondre.
    Au plaisir de vous lire
    Fab

    • mifuguemiraison dit :

      Oui, on est bien tristes pour le Fuego.

      Les paysages d’Équateur sont encore plus escarpés que ceux du Guatemala ou de Colombie, plus extrêmes, plus géants… En revanche, le pays n’est pas très vert comparé au Guatemala et surtout à la Colombie, ce qui rend l’ambiance un peu… écossaise, tu vois ? La végétation est parsemée et les couleurs sont ocres. On adore et pour l’instant on trouve que c’est aussi beau que la Colombie et le Guatemala.

      Niveau balnéaire, en revanche, il ne faut pas trop compter dessus en Équateur. Les plages sont beaucoup moins belles que celles de la côte caribéenne en Colombie ou au Belize !

      Allez, bon courage pour choisir maintenant 🙂

  12. Fab dit :

    Merci encore beaucoup pour ces précisions et pour le partage de points de vue. Nous n’avons pas encore fait notre choix, mais votre expérience va nous y aider c’est certain !
    Merci encore et continuez ainsi : votre blog est si agréable à lire et à regarder, et vous semblez être de bien belles personnes 🙂
    Au plaisir et à bientôt !
    Fab

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