Mi-fugue, mi-raison

Visiter Marseille, en devenir fada

Publié dans la catégorie France, le 14 avril 2020

Nom d’une bouillabaisse au merlan frit ! Que font Mi-fugue et Mi-raison, ces deux insatiables bourlingueurs, férus de pays tropicaux et de contrées imprononçables… à Marseille ?

Et pourquoi écrivent-ils à propos d’eux à la troisième personne, d’abord ?

À l’origine de ce choix, il y a celui de poser nos baluchons les trois derniers mois de l’année 2019 en France. En profiter pour ralentir le rythme, croquer dans de vrais pains au chocolat et n’être qu’à une poignée d’heure de nos familles pour (enfin!) refêter Noël avec elles. Et puis tant qu’à faire, nous voulions découvrir une ville inconnue. Une ville méditerranéenne, si possible, pour achever en beauté une année passée autour de la petite bleue. Marseille a fini par s’imposer d’elle-même, avec son climat attrayant, son surnom la « ville rebelle » et sa réputation joyeuse, bordélique…

Dessin : Qu'allez-vous faire à Marseille ? C'est dangereux, sale pollué !

Ouf, tout le monde n’est pas allergique à Marseille. D’ailleurs, la date de la dernière visite pourrait bien en être la clé. Au cours des récentes années, la cité phocéenne s’est métamorphosée. Bien entendu, tout n’est pas rose dans la ville au ciel bleu, mais du point de vue de deux touristes comme nous, elle offre énormément à voir et encore plus à aimer.

Mettez vos préjugés de côté et suivez-nous dans les rues de Marseille, de coups de cœur en coups de foudre.

 

 

Marseille en quelques mots et mille facettes

Sur le parvis de la gare Saint-Charles, le soleil du midi nous souhaite la bienvenue, plus tonique que son collègue du nord. Marseille étale sous nos yeux plissés ses collines fourmillantes.

Vue sur Marseille depuis la gare Saint-Charles

Sur le chemin vers notre logement, les immeubles jaunes affichent des volets pastel, le mistral soulève les feuilles d’automne, les verres fument aux terrasses des salons de thé tunisiens. Les ruelles penchent dans un sens, puis dans l’autre, à se demander comment une ville aussi ondulée a pu devenir capitale mondiale de la pétanque (ne le répétez pas aux locaux, nous ne voulons pas prendre une boule perdue !).

Les quartiers s’enchaînent et ne se ressemblent pas. L’un s’effrite, le suivant est tiré à quatre épingles, puis vient un entrelacs de ruelles bientôt remplacé par de longues avenues, du street art sur cinq étages, des maisonnettes de pêcheurs…

Quartier du panier au crépuscule

Le tout saupoudré d’influences des quatre coins du monde, si l’on en croit le nombre de restaurants arméniens, égyptiens, sénégalais, vietnamiens, syriens, pakistanais… Rien que le surnom de Marseille, la « cité phocéenne », prend racine à Phocée au niveau de la Turquie actuelle.

Dessin humour : l'arrivée des Phocéens à Marseille

Cependant, quel que soit le quartier – et il ne nous aura pas fallu plus d’un ou deux jours pour en arriver à cette conclusion – nous nous sentons bien à Marseille. Certes les trottoirs sont un peu sales sur les bords, les voitures se garent où bon leur semble, les murs sans graffitis ne le restent pas longtemps… mais les Marseillais nous apparaissent zen, sans prise de tête ni grands airs. Ils aiment engager la conversation, blaguer avec des inconnus, voire se mêler de nos bavardages lorsque nous ne nous y attendons pas.

Dessin : différence entre une boulangère parisienne polie et une boulangère marseillaise... sympa !

Même les conversations marseillaises attrapées à la volée sont amusantes, pleines de malice. Le sang des personnages de Pagnol coule encore dans quelques veines.

– « L’autre jour Jojo a descendu les escaliers de la rue Robert en scooter, c’t’imbécile !
– Je devrais le suivre partout pour récupérer les pièces détachées.
– Quelles pièces détachées ? Y’a déjà plus que les roues sur sa bécane. »

Les quartiers aussi ont des personnalités fortes, entretenues par des associations qui y multiplient les fêtes, les petits concerts, les soirées de réflexion et autres activités qui rassemblent.

Place aux huiles à Marseille

Pour mieux vous parler de Marseille et de ses surprises, nous allons d’ailleurs vous la présenter quartier par quartier. En route !

Coucher de soleil à Marseille

Ohé les deux du fond sur le banc, en route on a dit !

 

L’eau limpide de Marseille

Le Vieux-Port est l’image principale que nous conserverons du cœur de Massilia : une bouffée d’air marin jusqu’au pied des immeubles, une eau calme et mille voiliers qui s’y reflètent. A-t-on jamais inventé plus apaisant ?

Vieux Port et Bonne Mère à Marseille

Ses quais manquent rarement d’animation, entre les danseurs de Mia hip-hop, les manifestations de soutien au peuple algérien ou chilien, la principale station de métro, les vendeuses de thé à la menthe, les pêcheurs du dimanche, le marché de Noël et le flot perpétuel de touristes et flâneurs.

Vieux Port de Marseille Vieux Port et grande roue à Marseille

Un autre flot traverse le Vieux-Port, titillant la narine et soutirant la grimace, celui des effluves du marché aux poissons. Un spectacle inratable, animé chaque matin par les marins, leurs bonnes bouilles et leurs accents à couper au couteau (ne leur répétez pas, ils ont des couteaux bien aiguisés).

Marché aux poissons du vieux port
Vendeur de poissons à Marseille
Marché aux poissons à Marseille

Le Vieux-Port fait également depuis quelque temps l’objet d’une nouvelle pêche : la pêche à la trottinette électrique. Mises en libre service simultanément dans toutes les grandes villes d’Europe, elles ont ici étrangement tendance à finir au fond de l’eau, au grand dam des loueurs. Et quand elles ne se prennent pas pour des poissons, elles n’en sont pas moins un peu fada.

Dessin : la trottinette électrique à Paris Vs à Marseille

Les scooters nous ont filé quelques frissons supplémentaires, slalomant à contresens, accélérant au feu rouge ou frôlant les passants sur les trottoirs. Serait-ce dans les gènes marseillais ou bien acquis dès le plus jeune âge sur les chevaux de bois du manège de la Bourse, qui tournoie deux fois plus vite que partout ailleurs ?

 

On aime le Mucem, on adore le Fort

À l’issue d’une balade le long du quai, se dressent les murs du Fort Saint-Jean. Il garde l’entrée du port en tandem avec le Fort Saint-Nicolas en face. Longtemps abandonné, prêt à s’écrouler même, Saint-Jean s’est offert une cure de jouvence réussie. Il propose son chemin de ronde aux flâneurs, ainsi que quelques chaises longues aux roupilleurs.

Fort Saint-Jean à Marseille Vue sur le port de Marseille

Les murailles abritent également un excellent musée appelé Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), qui se prolonge d’une fine passerelle vers un étrange cube de béton dentelé…

Fort Saint-Jean et Mucem

… pure prouesse d’architecture contemporaine si vous voulez notre avis ! En débarquant par son sommet, une terrasse couverte de transats accueille les amateurs de coucher de soleil. Puis une promenade en colimaçon rejoint les étages inférieurs et leurs expositions.

Terrasse du Mucem à Marseille Cathédrale de la Major à Marseille

Nous avons profité d’un premier dimanche du mois pour explorer ces dernières gratuitement (11€ sinon). L’une des deux expos permanentes aborde l’urbanisation récente et passée des pourtours de la Méditerranée, l’autre les présente sous un angle rural via de multiples outils agricoles ou mises en scènes. Nous vous laissons vous renseigner sur les expositions temporaires, mais rien que la balade gratuite et les points de vue valent le détour !

Musée Le Mucem à Marseille

Enfin, prévoyez un pique-nique à déguster au pied du fort ou simplement un peu de temps pour rêvasser face au va-et-vient des voiliers. Est-ce à force de venir ici que les Marseillais sont zen, ou est-ce parce qu’ils sont déjà zen qu’ils viennent méditer ici ? La question reste entière.

Coucher du soleil près du Fort Saint-Jean Voilier dans le port de Marseille

À deux pas, bâtie près du port pour impressionner les arrivants, s’élève la cathédrale de la Major, en pierres bicolores telle une église italienne. L’intérieur se visite librement et permet de fouler l’une des plus grandes mosaïques du monde, qui aurait nécessité à elle seule trente-six années de travail. Du puzzle de haut niveau.

Cathédrale de La Major à Marseille
Intérieur de la cathédrale de la Major

 

Et hop, Panier

Majorant la Major, l’un des plus vieux quartiers de l’une des plus vieilles villes de France grimpe en pente et en ruelles étroites : le Panier. Populaire, délabré et dénué d’éclairage public il n’y a pas si longtemps, il est passé par un grand remaquillage visant à le rendre présentable aux touristes. Ceux-ci n’ont pas tardé à accourir, en partie influencés par… la série Plus Belle la Vie qui s’en inspire. Il se raconte même qu’elle attire des pèlerins de la France entière.

Bar dans le quartier du Panier à Marseille Boutique dans le Panier à Marseille

Que trouve-t-on dans le Panier ? Des façades aux couleurs chaudes, des boutiques de créateurs, des plantes empotées, des restaurants de fruits de mer à la note salée… Les habitants, eux, sont en voie de disparition et quelques vieilles enseignes d’épicerie ou crémerie surplombent des rideaux baissés.

Le Panier à Marseille

C’est un peu triste… mais les fresques des artistes de rue sont sublimes… mais c’est triste… mais le charme agit… Rah, c’est dur d’être touriste !

Vieux quartier du panier à Marseille
Street art dans le Panier à Marseille

Ruelle du panier à Marseille
Prendre un pastis dans le Panier

Quartier du Panier à Marseille

Au cœur du Panier, n’oubliez pas de jeter un coup d’œil au Centre de la Vieille Charité, un ancien hospice dessiné par le fameux Pierre Puget. Qui est Puget ? Un peintre-sculpteur-architecte marseillais internationalement célèbre si l’on écoute les locaux qui lui dédient rues, places, statues, jardins, mais quasi inconnu du reste du monde (ne leur répétez pas, ils seraient capables de nous jeter du haut du Mont… Puget).

Centre de la vieille charité

La Vieille Charité abrite aujourd’hui des musées et des expositions temporaires (tarif 8€ ou gratuit chaque premier dimanche du mois). Nous avons adoré par exemple la salle mexicaine du MAAOA (Musée À Acronyme Original et Alambiqué). Même si les expositions ne sont pas votre tasse de thé, nous vous conseillons d’entrer (gratuitement) pour admirer l’architecture surprenante du lieu et de grimper dans les étages.

Vieille Charité à Marseille

Au pied du Panier, du côté de la rue Caisserie, s’étend un quartier très différent. Rasé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale et rebâti en immeubles types HLM, il est gentiment animé et recèle quelques lieux sympas où grignoter. Par exemple :

  • le glacier Vanille Noir qui propose des parfums originaux tels basilic, orange sanguine, lavande ou encore pastis !
  • les redoutables sandwichs de chez Santa Gusto, à base de focaccia italienne, à déguster sur la terrasse au soleil.
  • le café-librairie Cup of Tea qui sert pour le petit déjeuner viennoiseries et chocolats chauds, encore sur une agréable terrasse.
Dessin : la trottinette électrique à Paris Vs à Marseille

Et puis, régulièrement, les immeubles du quartier s’ouvrent et laissent entrevoir le Vieux-Port et la Bonne Mère.

Vieux Port entre les immeubles de Marseille

 

Oh peuchère, voilà la Canebière

Les militaires nazis ne sont pas les seuls à avoir démoli des quartiers ancestraux. Un siècle plus tôt, Napoléon III faisait voler en éclat une cinquantaine de ruelles du vieux Marseille, remplacées par une unique et interminable artère flanquée de deux rangées d’immeubles haussmanniens : la rue de la République.

Cependant… celle-ci dissone, elle ne semble pas dans son élément. Dans n’importe quelle autre grande ville française, une telle promenade élégante et distinguée, en plein centre de surcroît, serait prise d’assaut par les boutiques et les shoppingophiles, non ?

Immeuble Haussmannien à Marseille

Eh bien « Planète Marseille » nous étonne encore et toujours, avec peu de grandes enseignes mais plutôt une foultitude de petits commerces, y compris des serruriers, épiciers, vendeurs de piles, kebabs et boutiques de mode bon marché. Nous finirons par comprendre que les marques internationales se sont regroupées aux Terrasses du Port, un grand centre commercial sorti de terre récemment. Sans intérêt, si vous voulez notre avis.

La Canebière, la célèbre rue qui fend le cœur de Marseille, ne nous emballe pas énormément non plus (encore une fois, nous comptons sur vous pour ne pas le répéter !). Sauf sur deux points. Premièrement, elle est en train de devenir piétonne, ce qui présage de nombreuses autres évolutions dans les prochaines années…

La Canebière à Marseille

… et deuxièmement, nous sommes arrivés à Marseille juste à temps pour l’ultime « Dimanche de la Canebière » de la saison. Tous les derniers dimanches du mois, la rue est en fête avec de nombreux stands, des fanfares, des danses, des camions de nourriture, des jeux de société, un atelier de philosophie et une très bonne ambiance.

Dimanche de la Canebière à Marseille

Vente de livres sur la Canebière
Spectacle de danse sur la Canebière

Ah, nous avons oublié un troisième point positif à la Canebière : le cinéma des Variétés et sa belle programmation.

 

Le Cours Julien, tarpin bien !

C’est dans les environs de La Plaine et du « Cours Ju » que nous logeons durant notre première semaine marseillaise, avant de déménager plus à l’ouest. Fouillis, artiste, un peu cracra parfois mais plein de vie, ce quartier s’avère l’un des meilleurs pour démarrer notre découverte de la ville rebelle. Le Cours Julien, qui donne par extension son nom aux rues alentour, est une étroite place toute en longueur et haute en couleurs, perchée au sommet de sa colline.

Cours Julien à Marseille Terrasses au Cours Julien, La Plaine Terrasse au Cours Julien à Marseille

Difficile à croire aujourd’hui, mais ce quartier était encore réputé dangereux il y a peu. En même temps que les bombes de peinture recouvraient le moindre cm², une fine couche de « boboisation » s’est posée là. Mais nous sommes dans l’esprit bobo à la marseillaise, c’est-à-dire simple et humain, avec des friperies, des scooters mal garés, des spécialistes du vinyle, des boulangeries artisanales, des poubelles débordantes, des librairies indépendantes, des musiciens, de grandes terrasses et des habitants venant prendre un verre au soleil jusqu’au cœur de l’hiver.

Street au Cours Julien à Marseille

Art de rue à La Plaine, Marseille
Street art au Cours Julien, Marseille

Street art à Marseille, Cours Julien

Nos adresses préférées au Cours Julien sont :

  • Mikala : l’un de nos restaurants favoris à Marseille avec une terrasse au soleil et des plats végétariens raffinés à prix raisonnables pour la qualité (14€).
  • Baie du dragon : un resto asiatique dont nous adorons le « bun » vegan (comme un « bo bun » mais sans bœuf donc sans « bo »). Comptez 8-9€ le plat, bonne humeur du patron comprise.
  • Pain Pan : notre boulangerie préférée ! Pour le pain servi au poids, les pains au chocolat et pour repartir avec un morceau de focaccia toute chaude, bref il y a toujours une bonne raison d’y entrer.
  • La Baleine : un ciné-bistro à la programmation originale et pointue, films récents ou plus anciens.
Façades à La Plaine, Marseille Vieille librairie à Marseille

À force de fréquenter restos ou bars, nous avons repéré un phénomène étrange : presque partout, les Marseillais recyclent de vieilles chaises. Même nos trois appartements successifs semblaient meublés en ex-chaises d’école primaire.

En causant d’habitudes marseillaises, il en est une autre que nous adorons : les phrases poétiques aux accents révolutionnaires disséminées sur les murs. Cela commence par un mystérieux « Trop de chefs, pas assez d’Indiens » dans notre rue, puis nous les chassons dans toute la ville de Marseille.

Message dans la rue à Marseille

Maître Gims

Ils vécurent enfants
Poème marseillais

Question philosophique à Endoume

Phrase philosophique à Marseille

Nous revenons plusieurs fois au Cours Julien, souvent animé par des événements le week-end. Nous y assistons pêle-mêle à un bal en plein air, un marché de créateurs et des concerts. Chaque mercredi s’y étale aussi un marché de produits bio. L’occasion de repartir avec un bon pot de pistou (qui n’est rien d’autre qu’un pesto, mais… motus et bouche cousue !).

Marché bio au Cours Julien, Marseille Danseurs de swing à Cours Julien

 

On se ravitaille à Noailles

Coincé sur une pente entre la Canebière et le Cours Julien, se trouve le quartier Noailles, tristement connu pour avoir vu s’effondrer deux de ses immeubles fin 2018. Une catastrophe symbole du mal-logement à Marseille et des inactions de la mairie, campée depuis vingt-cinq ans par le même gredin.

Mais Noailles, c’est aussi l’un des quartiers les plus énergiques et animés de la capitale du sud, avec une âme forte et multiculturelle.

Quartier de Noailles à Marseille Pâtisserie tunisienne à Noailles

La rue Longue-des-Capucins, par exemple, propose une ribambelle de spécialités méditerranéennes particulièrement pointues, pas de pâles versions adaptées aux goûts français. N’hésitez pas à croquer dans une msemmen (crêpe marocaine) chaude servie sur une feuille de papier.

Nourriture du monde à Noailles

Crêpe mille trous

C’est dans cette rue que se trouve Saladin Épices du Monde, un magasin qui vend un nombre hallucinant d’épices en vrac. Nous nous sommes amusés à compter les variétés de poivre en grain : quarante-quatre ! Et encore, nous n’incluons pas les moulus.

Saladin, vendeur d'épices

Nous aimons également l’animation du marché des Capucins qui se tient quotidiennement dans le quartier. Les prix ne sont vraiment pas élevés et les scènes sont amusantes, entre les réclames criées à pleins poumons, les chalands qui enfoncent leurs doigts dans les avocats trop mous ou ce vendeur au gros accent marseillais qui répond au client trouvant les pêches trop dures : « Écoute, t’y as des dents ou t’y as pas des dents ? ».

Marché des capucins à Noailles, Marseille
Marché de Noailles à Marseille

Quartier de Noailles à Marseille

 

Le pas laid Longchamp et la Belle de Mai

Le centre de Marseille ne brille pas par ses espaces verts, aussi rares que les supporters du PSG. Le jardin le plus proche est à chercher sur la colline du parc Longchamp et vaut le déplacement. Déjà car il est agréable pour pique-niquer, gambader avec des enfants et admirer des animaux en plastique dans les cages de l’ancien zoo…

Parc Longchamp à Marseille

… mais aussi car sa sortie ouest se présente sous la forme de l’impressionnant palais Longchamp, avec colonnade, fontaine et tout le tralala.

Palais Longchamp à Marseille

Cette visite s’enchaîne bien avec la Friche Belle de Mai. Un nom bucolique pour… une ancienne usine ! Un centre culturel a profité de l’abandon pour éclore et multiplier les expositions éphémères, tout en organisant des événements festifs en pagaille. À explorer de préférence à la belle saison et en consultant l’agenda pour savoir à quoi s’attendre.

Skate à la Friche Belle de Mai

 

Rares et chers antiquaires

Alléchés par un nom, « quartier des Antiquaires », nous nous sommes mis à sa recherche, finissant par le débusquer vers la rue Edmond Rostand et les rues proprettes qui l’entourent. La vérité est que les authentiques antiquaires se sont raréfiés, remplacés par des boutiques de bibelots à la pointe de la mode.

Sauf, car il y a toujours un sauf, quatre fois par an, lorsqu’une vaste brocante redonne des couleurs au quartier (voir la prochaine date).

Marché des antiquaires à Marseille Brocante au quartier des antiquaires de Marseille

Toujours dans la rue Rostand, vous pouvez jeter un œil à l’étrange église Saint-Nicolas-de-Myre fondée par des Catholiques d’Orient, un courant rare qui prend racine vers la Syrie actuelle. Nous savons cela et mille autres anecdotes grâce à l’homme qui tient les lieux, grand bavard devant l’éternel. Donc si vous êtes passionnés d’Histoire et avez des heures à tuer foncez lui parler.

Église Saint-Nicolas-de-Myre à Marseille

 

Oh Bonne Mère !

Allez, c’est le moment de rendre visite à l’autre grand symbole de la ville après le Vieux-Port, à savoir le stade Vélodr… NOOOOON. Nous nous fichons pas mal du foot et les lettres OM nous évoquent surtout un mantra indien (ne dites rien, ou bien nous sommes bannis de la ville !).

Nous comptons plutôt vous parler de la basilique Notre-Dame de la Garde. Celle que les Marseillais surnomment affectueusement la Bonne Mère, en référence à la statue étincelante qui veille sur eux depuis le sommet du clocher.

Basilique Notre-Dame de la Garde
Intérieur de Notre-Dame de la Garde

La visiter ne coûte rien de plus qu’un ticket de bus n°60 ou une bonne suée, choisissez votre camp. Nous sommes spécialement éblouis par la décoration intérieure, un chef-d’œuvre !

Cela ne s’arrête pas aux mosaïques dorées. La Généreuse Maman nous offre un panorama à 360° sur la ville, si calme soudain.

Vue panoramique sur Marseille
Vue sur Marseille devant la Bonne Mère

Religieuses devant la Bonne Mère

Le site ferme tôt, vers 18h15, met tout le monde dehors et relève son pont-levis. Nous rejoignons alors les dizaines d’adorateurs de couchers de soleil sur les rochers à l’extérieur des grilles. Que le spectacle commence !

Coucher de soleil depuis Notre-Dame de la Garde

 

Les « villages » de Saint-Victor, Roucas Blanc et Endoume

Nous voilà maintenant sur les collines au sud du Vieux-Port, au pied de la Bonne Mère, entre le centre-ville et la mer.

C’est à Saint-Victor que nous logeons durant l’essentiel de notre séjour : des petites rues calmes avec des commerces, des bars et une vie de quartier, tout en étant proche du centre à pied. À propos, ne vous imaginez pas explorer Marseille en voiture, les habitants nous ont confirmé que c’était un enfer !

Quartier Saint-Victor à Marseille

Si vous passez par là, ne loupez pas l’abbaye Saint-Victor et sa trogne de château fort. Franchissez la porte pour la deuxième surprise : son intérieur sombre et austère, superbement préservé, qui transporte au temps de Merlin le Gallois et Perceval l’Enchanteur.

Abbaye Saint-Victor à Marseille Intérieur de l'abbaye Saint-Victor à Marseille

Monsieur l’abbé n’avait pas seulement une belle église, il bénéficiait aussi, à quelques pas, d’une petite place avec un excellent point de vue sur le Vieux-Port.

Vue sur Marseille depuis Saint-Victor

Ici, un délicat parfum de fleur d’oranger piqué d’une touche d’anis risque de vous titiller les narines et vous attirer vers le Four des Navettes, qui produit depuis plus de deux siècles ces biscuits durs et allongés dont les Marseillais sont fiers.

Plus à l’ouest, nous atteignons le quartier d’Endoume et un autre de nos lieux préférés à Marseille : le palais du Pharo. Vous aurez noté que nous avons beaucoup de lieux préférés, et la liste est loin d’être terminée !

Palais du Pharo à Marseille

Le sobre et élégant bâtiment est privé, il sert de décor de séminaires à des entreprises fortunées. Cependant le parc qui l’entoure est ouvert au public et propose une vue mémorable sur l’entrée du port, le fort Saint-Jean, la Bonne Mère et toute la baie de Marseille. Encore un lieu parfait pour pique-niquer tandis que le cagnard s’efface à l’horizon. Avec une bonne veste, car il y fait un vent à décorner un keuf.

Port de Marseille au coucher du soleil Coucher de soleil sur le Mucem et la Major

Endoume se prolonge en ruelles calmes et pentues, entre collines et criques, sans un chat. Nous nous sentons tellement loin d’une grande ville, à deux kilomètres seulement de son centre. Mêmes impressions dans le quartier voisin du Roucas Blanc, qui cache encore plus de villas méditerranéennes et de jardins tranquilles.

Ruelle du quartier d'Endoume à Marseille

Fleur à Endoume, Marseille
Quartier d'Endoume à Marseille

Au pied de ces quartiers court la fameuse Corniche, longeant la côte sur quatre kilomètres de la plage des Catalans à celle du Prado. La route elle-même n’est pas palpitante en tant que piétons, en revanche les découvertes réalisées en s’écartant à droite à gauche le sont infiniment.

Plage des Catalans à Marseille

Ceux qui souhaitent nager quelques brasses à Marseille, sans pour autant imiter les minots dans le Vieux-Port, commenceront par la petite plage des Catalans. Elle n’est pas spécialement belle (ne le répétez pas aux… Catalans), mais elle a le mérite d’exister.

Puis vient le quartier le plus surprenant de Marseille, à savoir le Vallon des Auffes. Un véritable village en pleine ville, niché au creux d’un mini canyon, affublé d’anciennes maisons de pêcheurs serrées comme des sardines et d’un port exigu, le tout surmonté par l’imposant viaduc de la Corniche.

Vallon des Auffes à Marseille

Avec un peu de chance ou de patience, vous pouvez trouver une place sur la terrasse de chez Fonfon et commander un duo pastis-panisse. Le petit jaune vous connaissez, la panisse est elle une friture à base de pois chiches.

Autre spécialité marseillaise : les noms de rues semblent souvent choisis par des enfants, là où les autres villes françaises tiennent à des noms élégants ou des références historiques. Au fond du vallon, l’impasse des Beaux Yeux vous séduira peut-être. Nous pouvons aussi citer la rue Va à la Calanque, la rue Étroite, la rue des Abeilles, la rue des Crottes, la rue de la Pétanque, la rue du Soleil…

Vallon des Auffes à Marseille

Rue Va à la calanque

Pour une vue dégagée sur le coucher de soleil et les îles de la baie, remontez sur la Corniche et marchez plus ou moins 51 mètres jusqu’à la petite place Paul Ricard.

Coucher de soleil sur la Corniche à Marseille

Poursuivez et plongez dans les ruelles d’un autre de ces quartiers-villages beaucoup trop mignons, au bout duquel dansent les chaloupes de l’Anse de Malmousque. Un lieu tellement figé dans le passé que l’on s’attend à tomber sur Marius, Fanny ou César au coin du quai.

Anse de Malmousque à Marseille

Sur la même péninsule, quelques maisons plus loin, l’Anse de Maldormé est craquante. Si vous connaissez un serrurier capable de forcer la porte de la villa jaune qui la surplombe, cela nous intéresse.

Anse de Maldormé à Marseille

Après l’Anse de la Fausse Monnaie, encore un bon nom à la marseillaise, la Corniche s’enrichit d’une piste cyclable ainsi que d’une vue sur la longue côte sud. Tout au bout là-bas se distinguent les Goudes, dont nous comptons vous reparler. Rappelez-le-nous avant la fin de l’article s’il vous plaît.

Roucas Blanc et la Corniche à Marseille

Ici débute aussi le plus long banc du monde : trois kilomètres. Un banc de sardines certainement, si nous nous référons aux dimensions des sardines autochtones.

 

Braver la houle vers les îles du Frioul

À force de les voir au loin, nous montons un beau jour sur la navette des îles du Frioul. Rien que la balade en mer vaut le voyage, pour ses vues sur Marseille et pour l’approche du château d’If.

La Bonne Mère à travers un hublot
Vue sur Marseille depuis la mer

Le château d'If

À Marseille, beau temps rime généralement avec vent. Ce jour-là, c’est même un ouragan qui nous traverse (ça y est, les Marseillais nous ont transmis leur exagérite aiguë !).

Nous commençons par explorer l’île de Ratonneau, peuplée d’un village, pardon, d’un arrondissement de Marseille. Nous bravons le mistral jusqu’au fort du Brigantin, avant de revenir sur nos talons et d’explorer l’île adjacente. Pas besoin d’enfiler nos maillots de bain, elle s’atteint par une digue.

Île de Ratonneau, îles du Frioul
Fort vent sur les îles du Frioul

L’île de Pomègues est beaucoup plus belle et sauvage que Ratonneau. Une simple route en graviers serpente entre les goélands et les rochers jusqu’aux ruines de la Batterie de Caveaux à l’extrémité de l’îlot. Comptez trente minutes pour cette promenade niveau facile, davantage si un volatile redécore votre veste ou si vous vous retrouvez happés par l’un des chemins qui plongent vers les criques.

Îles du Frioul à Marseille
Gabian aux îles du Frioul

Île de Pomègues, Frioul, Marseille
Ferry entre Marseille et les îles du Frioul

Infos pratiques pour se rendre aux îles du Frioul

Le bateau se prend à l’extrémité du Vieux-Port, près de la sortie du métro. Il coûte 10,10€ par personne l’aller-retour et chaque trajet dure 30 minutes. Nous avons cru comprendre qu’il était fortement recommandé de réserver sa place en haute saison ou pendant les vacances scolaires. Il est possible d’inclure une halte sur l’île d’If en supplément, pour explorer le château-prison du Comte de Monte-Cristo, mais la forte houle du jour nous l’empêchait. Enfin, l’été, la navette est à moitié prix en soirée pour inciter à s’y rendre pour un pique-nique ou un dîner. La belle idée !

 

Marseille is so Goudes

Dans leur folie expansionniste, les Marseillais ont inclus un autre lieu éloigné de la civilisation dans un arrondissement : Les Goudes. Nous sommes dans l’archétype du village de pêcheurs provençal, avé les cigales, un petit port imprégné d’une légère odeur de poisson, des maisons simples et colorées, le linge qui sèche, des pots de fleur, des vieux scooters et une montagne sauvage juste au-dessus.

Quartier Les Goudes à Marseille

Comptez près d’1h30 dans des bus de ville depuis le centre de Marseille pour atteindre les Goudes. Elles se méritent !

Et puis se rendre aux Goudes, c’est aussi l’occasion d’une belle rando jusqu’aux calanques de Callelongue et Marseilleveyre. Nous vous en disons davantage dans cet article dédié aux randonnées autour de Marseille.

Île Maïre, les Goudes à Marseille

 

Dans les environs de Marseille : prendre un kir à Cassis

Dans le même style, mais un peu moins charmante que les Goudes et un peu plus transformée par le tourisme, nous découvrons la ville voisine, Cassis. L’occasion, ici encore, de se lancer dans une randonnée à travers les paysages de l’incroyable, fabuleux, exceptionnel parc national des Calanques. N’ayons pas peur des mots.

Port de Cassis, Provence

 

 

Étape à l’Estaque

Retour à l’intérieur des limites de Marseille, mais côté nord cette fois. Depuis la gare Saint-Charles, le train nous dépose en onze minutes et moins de trois euros à l’Estaque. L’été, des bateaux proposent le même trajet depuis le Vieux-Port.

L'Estaque à l'automne

Des amis nous ayant prévenus « ne ratez surtout pas les plus belles ruelles », nous avons suivi les conseils du petit livre intitulé Marseille à piedi. Celui-ci nous guide à travers les différents quartiers, nous présente la maison des peintres où logea entre autres Cézanne, puis rejoint un port, simple et sans chichis.

Ah si pardon, il y a des chichis ! L’Estaque est justement réputée pour ses deux baraques à chichis et panisses. Malheureusement, elles n’ouvrent que le week-end en basse saison. Nous nous sentons d’ailleurs un peu seuls. Y’a dégun, comme on dit dans le coin.

Boutique de panisses à l'Estaque

Villa à l'Estaque, Marseille
Port de l'Estaque à Marseille

C’est en remontant vers l’église que l’Estaque nous estomaque. Nous découvrons enfin les jolies ruelles promises, calmes et aux volets colorés. Un coup de cœur !

Placette devant l'église de l'Estaque

Quartier mignon à l'Estaque
Chat et plantes sur un banc

Boîte aux lettres positive

Pour compléter la visite de l’Estaque, la Machine Pneumatique, un lieu culturel qui semble très sympa, propose un menu du midi alléchant. Hélas, faute de réservation nous repartons bredouilles. Passez-leur un coup de fil dans la matinée.

Point de vue sur l'Estaque

 

Dans les environs : une rapide Aixcursion

À trente minutes de bus seulement de Marseille, se trouve Aix-en-Provence. Deux villes si proches et pourtant si différentes. Comment dire… la mode aixoise est un peu plus à la fourrure qu’à la doudoune.

Place Albertas à Aix-en-Provence

À peine débarqués à Aix, nous tombons sur un marché. Puis un autre. Puis un marché de Noël. Quant aux ruelles du centre, elles débordent de boutiques. Des centaines, des milliers, à n’en jamais finir le tour. Nous sommes dans un centre commercial à ciel ouvert, agrémenté de façades Renaissance et de fontaines d’époque. D’ailleurs Aix-en-Provence est surnommée la « ville aux mille fontaines ».

Aix-en-Provence à l'automne

Ce que nous aimons dans cette ville qui exagère elle aussi les chiffres ? Sa vaste zone piétonne et… les calissons ! Ces douceurs fondent toutes seules dans la bouche en déclenchant une explosion fruitée. Surtout que les Aixois ont imaginé de nombreuses variantes au traditionnel parfum melon-orange.

Enfin, à l’automne, les façades orangées de la ville s’accordent à merveille avec les arbres. Le plaisir des yeux n’en est que renforcé !

Centre-ville d'Aix-en-Provence

Arbre flamboyant l'automne

Pour venir depuis Marseille, prenez le bus 50 au sous-sol de la gare Saint-Charles. Les départs sont ultrafréquents, veillez à monter dans un bus « Direct Gare Routière » pour aller plus vite. Durée 30 minutes, tarif 10€ l’aller-retour.

Pour déjeuner à Aix, nous pouvons vous recommander les délicieux plats de saison du Café Mana.

 

Et n’oublions pas… le parc national des Calanques

Ahhh les Calanques ! Nous avons tellement adoré les vallons, criques, montagnes et pins de cette zone protégée collée à la ville que nous avons concocté un article dédié aux sentiers qui la traversent : voir nos six idées de randonnées dans les calanques de Marseille accessibles sans voiture.

Calanque d'En-Vau Coucher de soleil au belvédère de Sugiton

 

Notre avis sur Marseille

Donner sa chance à Marseille fut l’une de nos meilleures idées de l’année. La ville possède à la fois un charme envoûtant, une personnalité forte et un rythme… résolument méditerranéen ! Nous avons adoré la découvrir sous la douce lumière automnale, certainement un peu plus calme, et nous souhaitons maintenant la découvrir aux autres saisons. L’été, la ville paraît certes beaucoup plus fréquentée, embouteillée même, mais les cinés en plein air, les parties de boules, les apéros face à la mer et les restaurants éphémères semblent de belles compensations !

En conclusion, le coup de cœur fut bien plus puissant que prévu. Si vous nous demandez quelle est notre ville préférée de France, Marseille risque maintenant de surgir de nos bouches tel un diable en boîte (et ça, vous pouvez le répéter aux Marseillais !).

 

Nos bonnes adresses à Marseille sur une carte

Zoomez et cliquez sur les différents points de la carte pour en afficher les détails.

Conseils pratiques pour visiter Marseille

Venir à Marseille

La ville est bien desservie en train, avec notamment des Ouigo à partir de 19€ depuis Paris (environ 3h de voyage). Cela vaut le coup de s’organiser tôt et de guetter l’ouverture des billets.

Se déplacer dans Marseille

Si vous logez dans l’un des arrondissements du centre, vous pourrez faire une grande partie de vos visites à pied (avec quelques pentes par-ci par-là !). Si besoin, le réseau de métro/tram/bus fonctionne plutôt bien et permet même d’atteindre la plupart des points de départ de randonnées dans les Calanques. Nous vous conseillons d’acheter sur une borne une carte de 10 tickets pour 15,10€, partageable et rechargeable.

Nous recommandons aussi de télécharger l’appli RTM pour connaître les horaires des prochains bus en temps réel, car la ponctualité n’est pas leur fort.

Enfin, il existe un réseau de vélos en libre-service vraiment pas cher (5€ l’année), mais nous n’avons pas osé nous lancer à Marseille. Vivement plus de pistes cyclables !

Se loger à Marseille

Il faut d’abord choisir un quartier ! Nous recommandons fortement les deux que nous avons testés, idéaux pour visiter Marseille à pied.

  • Cours Julien pour l’animation, les boutiques originales et les bons restaurants
  • Saint-Victor pour le calme, la petite vie de quartier tranquille, le tout à dix minutes seulement du Vieux-Port

Nous sommes passés par Airbnb qui offre de bonnes réductions pour les séjours longs. Nous conseillons sans réserve les deux appartements où nous avons séjourné à Saint-Victor : celui-ci avec vue sur mer, et celui-là parfaitement équipé avec une belle pièce à vivrei.

Un poil plus loin du centre, nous recommandons aussi le quartier d’Endoume, charmant au possible, près des petites anses et des anciens cabanons de pêcheurs. Les parents de Mi-fugue, qui sont venus nous rendre visite, ont beaucoup apprécié dormir dans le petit appartement La Mer en Ville (~70€)i. Ses propriétaires sympas l’ont bien aménagé et il est situé à deux pas de l’adorable Vallon des Auffes.

Pour d’autres logements dans ce quartier en bord de mer, jetez un œil à cette sélection des meilleures adresses près de la Cornichei.

Et si vous visez plutôt l’hypercentre de Marseille, voilà la liste des meilleurs hébergements tout autour du Vieux-Porti. Cette sélection comprend le quartier du Panier, charmant à visiter en journée, mais un peu vide le soir, soyez prévenus.

Restaurants à Marseille

Les bonnes adresses ne manquent vraiment pas à Massilia. Nous avons dédié un article à nos restaurants végétariens préférés à Marseille. Si vous souhaitez un résumé, voici trois lieux que nous retenons :

  • Mouné (Opéra) : un petit restaurant libanais à l’accueil ultra sympathique, qui propose chaque jour de nouvelles recettes délicieuses et bien maîtrisées que vous n’avez probablement encore jamais goûtées ailleurs. 13€ le plat végétarien, un peu plus les autres.
  • Mikala (Cours Julien) : un lieu à la déco joyeuse, une cuisine fraîche et végétalienne, des plats bigrement réussis avec épices bien dosées et mélanges sucrés/salés. 14€ le plat.
  • La Baie du Dragon (Cours Ju aussi) : un resto asiatique proposant de nombreuses options vegan, dont un bo-bun qui met l’eau à la bouche rien que d’y repenser (7€50 seulement). Si vous avez encore faim, jetez-vous sur les nems banane/chocolat.

Les meilleurs points de vue

Si vous êtes davantage contemplatifs que gourmands, nous avons également publié un article recensant dix beaux points de vue sur Marseille.

Free walking tour

Si, comme nous, vous êtes friands de ces tours guidés payés au pourboire, nous avons suivi celui-ci qui est très intéressanti. Il dure un peu plus de deux heures et présente les quartiers historiques avec bon nombre d’anecdotes.

La sécurité à Marseille

En vivant et nous baladant la plupart du temps dans le centre, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, y compris la nuit. Au final, nous n’avons pas trouvé que Marseille « craignait » plus que les autres villes françaises. Plus que l’insécurité, son principal problème semble être l’insalubrité des logements.

Que visiter en deux jours à Marseille

Nous recommandons en priorité : flâner du Vieux-Port au Mucem, grimper au Panier, prendre un verre ou manger au Cours Julien, se balader dans les vallons et les anses du quartier d’Endoume et se lancer dans une petite (ou grande) rando dans les Calanques.

À lire ailleurs sur le Web

Nous pouvons citer le blog Sunwhere pour dénicher de bonnes adresses, Made in Marseille pour l’agenda des sorties culturelles et enfin Matante A pour cette déclaration d’amour à la ville qui avait achevé de nous convaincre d’y poser nos valises !

Dessin : eh oh, les Marseillais savent lire !
Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


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19 réponses à “Visiter Marseille, en devenir fada”

  1. Annabelle dit :

    Je l’attendais depuis longtemps cet article et je m’y suis plongée avec délice! Votre description, votre perception de la ville sont identiques à mes souvenirs et c’est une bouffée de bonheur que vous m’avez envoyée là! J’ai raté l’Estaque mais à vous lire, ce sera passage obligé la prochaine fois (parce qu’il y aura une prochaine fois). Et merci pour la mention! 😉

  2. Christelle dit :

    A Marseille!!!! Toujours envie d’y aller mais … Il y a toujours ce Mais !
    Balayé ce mais après la lecture de ce post 😊
    Merci merci de m’avoir changé d’avis et surtout de m’avoir donné envie de me perdre dans ces quartiers, ces musées, ces ports … Bref une jolie balade à programmer dès la fin de ce confinement 😀👍👍

  3. Ampie dit :

    Ça fait rêver…

  4. Arnaud dit :

    Wow ! Marseille a été l’un de mes premiers voyages solo… il y a 8 ans déjà 🙂 Je n’y avais passé qu’une journée, un beau dimanche de juin, et vous m’avez donné envie d’y retourner en ravivant bien des souvenirs. Avez-vous réservé votre logement via AirBnB ?

    • mifuguemiraison dit :

      On pense que ça pourrait te plaire !
      Oui, on avait réservé sur Airbnb, mais la demande est forte, il vaut mieux s’y prendre tôt. On a séparé et réservé trois logements différents en 3 mois. En basse saison les proprios sont ouverts à la négociation pour les longues durées.

  5. ioulia dit :

    J’ai envie d’aller à Marseille et vous me donnez encore plus envie d’y aller ! Peut-être pour cet été, comme je ne pourrai probablement pas partir à l’étranger à cause du virus. Ce genre de ville du sud m’est assez étranger, moi la fille qui n’a jamais vécu en dessous de la Loire xD (moitié nord de la France voire tout au nord…). Une fois je suis allée au sud de Perpignan (vers Collioure, Cerbère etc.) et les villes me semblaient comme un autre pays.
    Vous êtes restés à Marseille… 2 mois ? Et pourquoi Aix est si différent(e) ? L’architecture ?
    Merci de nous faire rêver avec vos articles.

    • mifuguemiraison dit :

      On te recommande vivement Marseille alors, dépaysement garanti vis-à-vis du nord de la France !
      On y est restés presque 3 mois. La principale différence entre Aix-en-Provence et Marseille est que l’une est fréquentée depuis longtemps par la noblesse provençale (deuxième ville la plus riche de France, ancienne capitale de Provence), tandis que Marseille était la ville des marins, pêcheurs, ouvriers et immigrants. On ressent toujours la différence aujourd’hui.

  6. Cocob dit :

    Vous êtes en grande forme !!! Ca vous réussit le conf… 😉

  7. clara dit :

    Je me suis pris des bons fous rire avec votre article. Fan incontournable de vos dessins, je dois dire que ceux de cet article surpasse tous les autres niveaux clichés ! J’adore votre humour <3

  8. Virginie dit :

    Alors, alors , alors…
    Ne le répétez pas, mais en fait je n’aime pas Marseille. Elle m’a toujours déçu, mais j’avoue que j’ai pris une grande respiration et je me suis lancée… et zut vous avez encore gagné.
    Du coup j’attends avec impatience la suite 🤗
    Donc Merci et niveau photos ça a l’air juste génial.
    A très vite.
    Bon confinement.
    Virginie

  9. Marie dit :

    Super, cette visite de Marseille !! Franchement, ça vaut un guide touristique !! Les couleurs de la saison automnales sont vraiment chouettes !!

    • mifuguemiraison dit :

      Coucou Marie !
      On devrait lancer notre collection de guides de voyages alors 🙂
      Et oui, on s’est dit aussi de nombreuses fois qu’on adorait les couleurs de Marseille à l’automne, douces et tendres !

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