Mi-fugue, mi-raison

L’Inde, ce pays qui rend (raide) dingue !

Publié dans la catégorie Inde, le 18 novembre 2018

Pour la troisième année consécutive, à l’approche des frimas, nous glissons vers les pays chauds. La première année en Asie du Sud-Est, la deuxième en Amérique centrale. Et à l’heure où vous lirez cet article, nous serons tout juste arrivés en Inde.

Voyage en Inde

Aaaah, l’Inde. Nous avons hâte d’y reposer le pied, tout en redoutant qu’il ne tombe directement dans une bouse de vache. Nous nous imaginons déjà rêvassant à la fenêtre d’un train face aux paysages infinis, tout en nous rappelant qu’ils sont constellés de sacs plastiques et autres détritus. Nous nous souvenons des plats incroyablement subtils que nous y avons goûtés, tout autant que des petits-déjeuners épicés qui réveillaient comme douze espressos.

Lorsqu’on nous demande quel est notre pays préféré, il nous arrive souvent de répondre l’Inde. Pourtant, il s’agit aussi du pays qui nous aura le plus fatigués au quotidien, et même le seul où Mi-raison, toujours si calme, s’est énervé au point de jeter des cailloux sur un tuk-tuk (le véhicule, pas le chauffeur).

S'énerver sur un rickshaw en Inde

Comment expliquer que nous y retournions ? Pourquoi l’expliquer d’ailleurs ? En Inde, il est vain de chercher des explications, quelle que soit la question, quel que soit l’évènement qui se produit sous nos yeux. L’Inde est un défi constant pour la logique, un concentré d’abracadabrantesque, un choc culturel sans cesse renouvelé, un univers parallèle où la rationalité est restée à la porte et où les paradoxes se ramassent à la pelle.

Et son slogan touristique lui va comme un gant : Incredible India!

Affiche du film Dabangg

 

Nos précédents voyages en Inde

Tout commence il y a huit ans, en 2010. Mille choix de destinations d’échanges universitaires s’offrent à Mi-fugue, mais l’Inde l’attire profondément, c’est elle ou rien.

Êtes-vous sûre de vouloir aller en Inde ?

Pendant cinq mois, Mi-fugue profite de chaque fenêtre dans son emploi du temps pour vadrouiller à droite et à gauche. Mi-raison la rejoint à deux reprises durant les vacances indiennes pour des voyages encore plus lointains. Des dizaines de recoins y passent, en particulier dans les États du Gujarat, Rajasthan, Uttar Pradesh, Madhya Pradesh, Uttarakhand, Karnataka, Kerala… des milliers de kilomètres avalés en train, bus, tuk-tuk et pourtant l’impression de n’avoir visité qu’une infime partie de la plus grande démocratie du monde.

Nous en gardons un souvenir puissant. Chaque jour de découverte était une aventure, une épreuve, une récompense. Tout cela nous semble déjà appartenir à une autre époque, celle des voyages sans smartphone, avec un Lonely Planet gros comme une Bible sous le bras. Une époque où nous gardions la lampe de poche en poche pour lutter contre les coupures de courant courantes.

Diner aux chandelles en Inde - pratique en cas de coupure de courant !

Les scientifiques affirment que le cerveau humain est sélectif, qu’il efface plus facilement les mauvais souvenirs que les bons. C’est probablement la raison pour laquelle, en 2014, nous retournons heureux comme tout chez nos amis indiens. Cette fois, nous n’avons que deux semaines, que nous concentrons sur Mumbai, le Maharashtra et Goa. Nouvelles aventures, nouvelles anecdotes à la pelle, nouvelles épreuves pour nos sens, nouvelles surprises…

Et rebelote en cette fin d’année 2018. Nous sommes ultra-impatients ! Au programme, certains lieux que Mi-fugue veut présenter à Mi-raison et d’autres qui seront des découvertes. Rien de bien fixé encore, mais le visa nous limite à deux mois de visites et nous allons très certainement rester dans le sud que nous connaissons moins. Nous avons cette fois une contrainte supplémentaire, celle de trouver le temps et la connexion Internet suffisants pour travailler sur nos ordinateurs. Même si l’Inde est le pays où rien n’est impossible et qu’il avance à grand pas vers la modernité, nous nous demandons bien à quel point les imprévus contrecarreront nos plans.

 

Un voyage en Inde, forcément, ça secoue !

Avant notre toute première découverte de l’Inde, nous avions dévoré des dizaines de témoignages de voyageurs. Ils nous avaient fait peur : les odeurs, la saleté, la foule, les rabatteurs, le manque de confort, les regards insistants, le bruit… et les arnaques !

Ah les arnaques indiennes, nous pourrions en rire des heures, tant que nous n’en sommes pas les cibles ! Le Guide du Routard explique par exemple qu’à Delhi, l’office de tourisme est situé au numéro 33 d’une certaine rue. Le plus naturellement du monde, de faux bureaux d’informations ont fait leur apparition dans la rue avec un petit panneau 33. Dans quel autre pays une supercherie aussi grossière pourrait perdurer des années ?

Nous nous étions tellement préparés au pire que, finalement, même si tout est vrai une fois sur place, nous n’en avons pas tant souffert. Ce que nous avions moins prévu, c’est à quel point le pays nous amuserait. Pour peu que l’on parvienne à rester zen, ce qui nous a pris du temps, l’Inde réserve des scènes à peine croyables à tous les coins de rue.

Nous nous revoyons débarquer à Delhi en août 2010, en pleine mousson. La municipalité vient d’avoir une idée de génie : élargir les rues d’Old Delhi, le quartier touristique. Alors, elle a bêtement et simplement éventré tous les bâtiments qui dépassaient. Tout est sens dessus dessous. Tandis qu’il pleut comme vache (sacrée) qui pisse, nous apercevons les Delhiites traverser leur salon en pagne, en attendant qu’un mur revienne. Peut-être.

Le quartier d'Old Delhi tout cassé

Nous vient une idée (stupide). Nous décidons de nous éloigner quelques jours de la chaotique capitale, le temps de nous accoutumer en douceur. Nous repartons immédiatement pour Alwar, une ville de 300 000 habitants, presque un village à l’échelle indienne. Le trajet en train est un condensé de ce qui nous attendra ensuite : en plus de la chaleur et de l’humidité, de la lenteur du train qui mettra cinq heures au lieu de deux, nous devenons immédiatement les stars du wagon, et probablement du train entier. Car dans les recoins non touristiques de l’Inde, le voyageur n’assouvit pas sa curiosité, il satisfait celle des locaux.

Dans un compartiment prévu pour huit personnes, nous sommes vingt-trois ! Les uns assis sur les autres, serrés et emmêlés tel un Tetris humain, comme si la chaleur et l’humidité ambiante n’étaient pas suffisantes. Plusieurs réussissent même à se nicher dans les portes-bagages au-dessus de nos têtes. Sans parler du défilé constant et des luttes dans le couloir pour s’approcher. Et durant cinq longues heures, toutes ces paires d’yeux sont fixées sur nous, commentent le moindre de nos mouvements, gloussent, nous prennent en photos. Le spectacle n’a pourtant rien d’incroyable : Mi-fugue qui boit ou Mi-raison qui se gratte le nez.

Le plus difficile à supporter en Inde est probablement cela, le manque d’intimité. Aucun répit n’est permis tant que nous sommes dans l’espace public. Impossible d’échapper aux regards, aux questions, aux photos. Un seul refuge : la chambre d’hôtel ! Dans nos souvenirs, le sud de l’Inde est cependant plus reposant que le nord. Nous vous raconterons.

Ce n’est pas juste une question de curiosité. La logique indienne suit une véritable philosophie, celle que rien n’est grave. Si les choses ne se passent pas comme prévu, eh bien c’est ainsi. Le bus passera peut-être demain. Ou peut-être pas. Si le vendeur et son client font affaire, chacun est content, nul besoin de remercier l’autre. Si dans le train, un inconnu veut poser son pied nu sur les quelques centimètres qui séparent deux genoux, aucun souci, il reste justement un peu de place. Si le touriste refuse une proposition, peut-être qu’en insistant trente fois il finira par accepter.

Et pour conclure notre histoire, au final ce gros village n’avait que peu d’intérêt et nous sommes bien vite retournés à Delhi.

Pause contemplative

 

L’Inde de la spiritualité et des légendes millénaires

Voilà un autre aspect du pays qui nous a particulièrement marqués. Tout d’abord, les religions sont omniprésentes et composent une atmosphère que nulle part ailleurs nous n’avons retrouvée. L’Inde, ce n’est pas uniquement des Hindous, mais aussi de nombreux Musulmans, Chrétiens, Jaïns, Bouddhistes, Sikhs… Ce qui résulte en un inénarrable méli-mélo de temples en tous genres, d’autels et d’offrandes à tous les coins de rue, de cérémonies dont nous ne comprenons ni les tenants, ni les aboutissants. Une plongée dans un monde stupéfiant, déboussolant, ensorcelant, inquiétant, parfois même amusant.

Cérémonie religieuse à Varanasi

Savez-vous par exemple que les Hindous boivent l’eau du fleuve le plus pollué de la planète car ils la considèrent sacrée et donc infiniment pure ?

Varanasi au bord du Gange sacré

Ou qu’il existe un temple en Inde où vivent plus de vingt mille rats, choyés et vénérés ?

Marcher sur des petits scarabées dans un temple en Inde

L’Inde, ce sont aussi des histoires incroyables de princes et de princesses, de maharajas et de sultans, de forteresses imprenables, de temples maudits, de batailles épiques entre armées d’éléphants… Le moindre district, la moindre ruine, comprend son lot d’histoires invraisemblables, probablement exagérées par les guides songeant à leur pourboire. Nous nous souvenons de gigantesques palais méconnus, s’effritant chaque année davantage mais dotés de budgets d’entretien probablement inférieur à celui d’un simple menhir en France.

Temples à Orchha, Inde

L’Inde, c’est enfin une répartition des richesses tristement inégalitaire. Une élite qui se roule dans le luxe tandis qu’à quelques mètres, un groupe d’Intouchables tond la pelouse à la main, presque brin par brin, pour un salaire misérable. Le système de castes conserve un fort pouvoir sur la société, tout comme le puissant patriarcat qui rabaisse les femmes au rang de sous-humains. Nous espérons que les choses aillent en s’arrangeant, mais bien long semble le chemin…

 

Florilège d’incompréhensions

Vous aimez les anecdotes ? Cela tombe bien, des dizaines nous viennent en tête. L’Inde c’est :

  • Ne pas réussir à déchiffrer le fameux mouvement de tête qui peut aussi bien vouloir dire oui… que non… que je ne sais pas !
  • Décider de faire confiance aux chauffeurs de tuk-tuk qui jurent que oui, bien sûr, ils connaissent parfaitement ce lieu, puis les voir demander leur chemin à tous les passants.
  • Nous entendre supplier « Prenez-moi en photo avec votre appareil s’il vous plaît ». Ce que nous ferons de la photo ensuite ? Peu importe !
Vendeur de concombresÉcoliers indiens
  • Au restaurant, repérer notre serveur qui s’assoit et tripote ses orteils pour passer le temps entre deux commandes. Appétissant !
  • Nous faire suivre en silence par les vendeurs dans les magasins, tels nos ombres, copiant le moindre centimètre vers l’avant ou vers l’arrière, le moindre degré de variation, tendant la main plus rapidement que nous pour attraper le t-shirt repéré.
  • Partager notre crème solaire avec des femmes indiennes, trop heureuses car persuadées que cette pommade magique nous rend la peau blanche.
  • Repérer une frise de jolis petits canards jaunes sur une forteresse. Parce que, pourquoi pas ?
Canards sur le fort de Gwalior
  • Passer une nuit dans un train avec un moustachu inconnu collé à un décimètre de nos têtes, car il n’y a pas de séparation entre les deux couchettes du haut. Sans surprise, ledit homme préfère fixer l’étrangère plutôt que de dormir.
  • Donner des chaussettes à laver dans un hôtel et ne jamais les récupérer. L’explication : « Elles ont probablement été volées par des singes ! ».

 

Des petites galères en pagaille

  • Dans une ruelle, nous retrouver face à face avec une vache dont les cornes touchent les deux murs. Et qui semble très énervée.
  • Prendre sa douche à l’eau froide, avec le même seau qui sert à tirer la chasse.
  • Tomber la roue la première dans une bouche d’égout ouverte au milieu de la chaussée et réaliser au passage que notre chauffeur de tuk-tuk est pratiquement aveugle.
  • Redouter le moment où nous sortirons d’une gare et que dix, vingt, voire trente chauffeurs malhonnêtes nous assailliront.
  • Croire mourir 100 fois en traversant une rue en tant que piéton mais… ça paaaasse !
  • Attraper des conjonctivites à force de prendre poussières, pollution et microbes dans les yeux et se faire soigner pour… 5 centimes dans un hôpital.
  • Opter pour une fois pour un restaurant un peu chic, et assister à un concert de rots et de raclements de gorge s’élevant des tables voisines.
  • Prendre un train pour une durée de 15h, arriver 12h en retard, être les seuls à trouver la situation énervante.
Train en Inde
  • Croiser les plaisirs : tourista + train de 15h + retard de 12h + moustachu à un décimètre qui se racle la gorge + tuk-tuks qui nous sautent dessus…

 

Et de grands plaisirs !

  • Déguster une nourriture absolument délicieuse ! Mention spéciale pour les curries au nord, les dosas au sud.
  • Se mettre à la photo de rue : le pays idéal pour cela entre la photogénie des Indiens, leur plaisir d’être pris en photo, les couleurs, les scènes en tout genre.
Fillette indienneBarbier indien
  • Découvrir le yoga pour passer le temps sur le campus, y prendre goût pour de vrai. Faire pleurer de rire la prof par son manque de souplesse par rapport aux autres étudiants qui en font depuis l’enfance.
  • Se prendre pour la reine d’Angleterre : agiter la main et déclencher une vague de joie et d’enthousiasme contagieux.
  • Finir par oser manger dans la rue, ainsi qu’y boire un jus d’ananas ou un chaï… ne pas tomber malade le lendemain, ni même le surlendemain.
  • Participer à des fêtes traditionnelles fascinantes, notamment Navratri et ses neuf jours de danse consécutifs.
Fête de Navratri en IndeFête de Navratri en Inde
  • Ne pas se lasser des couleurs flamboyantes des saris sur les femmes indiennes.
  • Découvrir la chanson du moment, forcément tirée d’un blockbuster de Bollywood, finir par en connaître les paroles… et la chorégraphie. Vivement la chanson de 2018 !
  • Être forcés de ralentir, décompresser, philosopher, au risque de devenir fou.
  • Tomber amoureux du pays et… y retourner.

 

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Ce que nous aimons, c'est prendre notre temps. Alors, nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.



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19 réponses à “L’Inde, ce pays qui rend (raide) dingue !”

  1. Acityastory dit :

    Vous retranscrivez tellement bien nos sensations vis a vis de l’Inde ! Bravo!
    On y est depuis 5 semaines et on trouve les connections internet beaucoup mieux et plus stables que l’Amerique centrale 😉
    Bon voyage et on s’y croisera peut etre!

  2. virginie dit :

    il n’y a rien à faire l’INDE, je n’y arrive pas. Trop tout je pense et j’avoue beaucoup d’appréhension.
    Je comprends totalement la fascination que l’Inde peut produire, mais malgré ma passion pour le monde (nous sommes toujours prêts à partir)l’Inde arrive tout en bas de notre liste.
    Cela n’empêche pas que je suivrais avec beaucoup de plaisir vos posts.
    Bon voyage.
    Virginie

  3. Sego dit :

    Mais c’est completement diiiiiiiiiinnnnnnnnnnngue ! (Avec l’accent de Geoffrey dans le film de Tenerife !).

    Bisous !

  4. Julian Sloane dit :

    Ton titre m’a interpellé car récemment, une amie m’a parlé du syndrome de l’Inde. Pour le coup, l’Inde aurait rendu folle au sens propre des touristes pas prêts à affronter la pauvreté du pays. A tel point que le ministère des Affaires étrangères prenne ce sujet au sérieux. L’Inde, j’avoue en avoir quelques à priori: la foule immense qui m’étoufferait, la pollution bien pire qu’en Chine (à Delhi, c’est l’équivalent de 2 paquets de cigarettes inoculés chaque jour et sans fumer), la pauvreté très visible … Et à côté, cette cuisine merveilleuse (peut-être la meilleure du monde), un patrimoine exceptionnel et varié … Alors, je ne sais pas si j’aurais un jour le courage d’y aller car c’est vraiment de nouvelles expériences. J’attends que vous me fassiez changer d’avis avec votre prochain voyage. J’avoue être très attiré par la région du Sikkim et Mumbai.

    • mifuguemiraison dit :

      Oui c’est fou ce syndrome ! Et les mauvais côtés de l’Inde sont bien réels. Laisse infuser l’idée du voyage, peut-être qu’un jour ton envie deviendra plus grande ! Ça a l’air superbe le Sikkim. On a beaucoup hésité à aller dans les régions montagneuses au nord du pays cette année mais ça ne semble pas être la meilleure saison pour ça. Une prochaine fois !

  5. geoffrey dit :

    Ah sacrés Indiens qui dodelinent de la tête !
    M’a bien plu cet article, mais franchement l’Inde on a eu du mal, sans attraper le virus comme vous.
    Peut-être il faudra y retourner.

    • mifuguemiraison dit :

      Dès l’arrivée à l’immigration, Mi-raison a confondu un « oui » avec un « non » et commencé à stresser à cause du dodelinement ! Peut-être oui, il y a des chances que l’Inde se vive mieux en arrivant reposés plutôt qu’après quelques mois de voyage en Asie.

  6. Constance dit :

    J’ai beaucoup, beaucoup de mal à imaginer Mi-raison qui lance des cailloux sur un tuk-tuk. Ahahah
    Cette petite présentation donne très envie de vous suivre, l’Inde ça fait rêver et ça fait peur à la fois, hâte de voir ce que va donner cette nouvelle expérience.

    • mifuguemiraison dit :

      C’était tellement inhabituel que je l’ai raconté à tout le monde (Mi-fugue) ! Cette année, il se tient bien 🙂 À bientôt pour les nouvelles alors !

  7. Lucie dit :

    Super article plein d’humour
    L’Inde fait peur, l’Inde fascine, mais c’est exactement le genre d’article qui donne envie de basculer et de tenter l’aventure.

    • mifuguemiraison dit :

      Pour un premier voyage, l’Inde du sud est beaucoup moins fatigante tout en étant déjà pas mal dépaysante… si jamais tu veux te lancer 🙂

  8. Anne dit :

    C’est manifestement une vraie aventure. Je n’ai pas osé franchir le pas encore!

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