Mi-fugue, mi-raison

Munroe Island et Alleppey : la sérénité des backwaters du Kerala

Publié dans la catégorie Inde, le 22 janvier 2019

Après un doux début de voyage à Trivandrum, nous nous attendons à connaître dès notre deuxième étape le retour à la réalité indienne. Vous savez, l’Inde un peu plus TÛÛÛÛT-MEUUUH-POUET, l’Inde qui bouscule. Eh bien c’est tout le contraire. Nous découvrons un petit paradis comme il en existe peu sur cette planète : les backwaters du Kerala.

Tout d’abord, que sont donc ces arrière-eaux ? Il s’agit d’une vaste région proche de la côte, dont la terre et l’eau se chamaillent l’appartenance. Elle se retrouve ainsi couverte de lagunes, rivières, canaux, flaques d’eau, îles, presqu’îles, ponts, digues et toute autre configuration possible. Ajoutez à cela une nature exubérante, des cocotiers par milliers, des rizières cultivées selon les méthodes ancestrales, des buffles en plein bain de boue, des pêcheurs sur de petites pirogues… Voilà, ce sont les backwaters.

Bateau sur les backwaters, Kerala, Inde

Nous organisons notre découverte de la région des backwaters en deux temps : un premier arrêt à Quilon (aussi connue sous le nom de Kollam) et un deuxième à Alleppey (alias Alappuzha).

Mais pour réellement apprécier le calme, rien de tel que d’avoir expérimenté au préalable l’effervescence, c’est-à-dire… les trains indiens !

 

Emportés par la foule…

Nous nous apprêtons à prendre un bus entre Trivandrum et Quilon, mais comme la gare ferroviaire se trouve juste à côté, nous demandons à tout hasard au guichetier s’il est possible de monter dans le prochain train vers Quilon. « Oui, bien sûr ! », nous répond-il. Et nous voilà avec deux tickets en poche.

Tandis que des trains plus vieux les uns que les autres traversent la gare, les porteurs, valises sur la tête, bousculent les voyageurs, les haut-parleurs crachent un charabia au volume maximum et les vendeurs virevoltent de fenêtre en fenêtre.

Vendeurs de nourriture pour train indien

Le train n’est pas encore entré en gare qu’une folle foule s’impatiente devant la position estimée de notre wagon, celui « sans sièges réservés ». Et lorsqu’il arrive, la guerre est déclarée. Certains tentent de grimper dans le train en marche, repoussés par ceux qui veulent en descendre. D’autres, plus malins, attendent sur les voies du côté opposé pour monter par l’arrière. Ça tire, ça pousse, ça écartèle, ça écrabouille, et sans comprendre comment, nous voilà aspirés dans le wagon.

Dessin : la file indienne n'est pas indienne !

Une fois dans le wagon, impossible d’avancer d’un pas dans l’allée. Pourtant ça continue de pousser. Nous remarquons une échappatoire sur la droite : un wagon de places réservées. Pfiou, sauvés. Ici l’ambiance est bien plus calme et les passagers rêvassent en regardant le paysage.

Jeune femme dans un train en Inde

Des jeunes à qui nous avons piqué les places montent à l’arrêt suivant. Pas de problème, jurent-ils alors que nous nous levons, et hop, tout le compartiment se serre avec le sourire. Nous les entendons réviser leur anglais pendant dix minutes avant d’oser nous adresser la parole. Ce sont trois étudiants en transport aérien. Ils rêvent de travailler pour Emirates ou Qatar Airways alors, évidemment, ils font la grimace en apprenant que nous sommes arrivés en Inde avec une compagnie low cost.

Jeunes Indiens enjoués dans un train

Krishna soit loué, nous arrivons à Quilon sans encombre. Il nous reste à atteindre notre maison d’hôtes. Elle ne se situe pas en ville, mais à dix kilomètres dans les terres, ou plutôt dans les backwaters, sur une île appelée Munroe Island. Nous montons dans un rickshaw, qui monte lui-même sur un bac et nous voilà sur notre île.

Rickshaw sur l'eau

 

Munroe Island : l’île aux mille cocotiers

À Munroe Island, nous passons probablement les trois meilleures journées de tout notre séjour en Inde du Sud. Pourtant, il n’y a quasiment rien à faire. Nous ne savons pas comment l’expliquer à part en vous montrant des photos de la nature exubérante et en vous laissant imaginer l’atmosphère si paisible.

Cocotiers de Munroe Island

Notre rue !

La famille qui nous hébergei est adorable, bienveillante, anticipe nos besoins sans trop en faire. Grâce aux vélos qu’elle nous prête, nous faisons connaissance avec le reste de l’île : le lac d’un côté, la rivière de l’autre, les canaux, les voisins tout sourire, les enfants qui nous lancent de grands coucous, les écureuils qui se chamaillent, les chèvres curieuses…

Munroe Island, Kollam, Kerala, Inde Enfants à Munroe Island, Kerala, Inde du sud

Les Indiens aiment les échanges et les habitants de Munroe Island ne dérogent pas à la règle. Nous nous familiarisons avec la langue du Kerala, le malayalam. Il rebondit sur les lèvres comme un roulement de tambour : robatodumadobadam tabadamulotapam. La langue est si complexe que les services secrets indiens s’en servaient pour communiquer !

Dessin : un tambour sert d'interprète malayam

Durant ces trois jours, nous vivons à un rythme ralenti, profitant des hamacs et attendant avec impatience le prochain repas concocté par la maman, une cuisinière hors pair. Elle semble s’être juré que nos papilles ne voudront plus jamais quitter le Kerala.

Thali d'Inde du sud sur feuille de bananier

Thali sur feuille de bananier

Cette famille était faite pour ouvrir une maison d’hôtes, mais ils ne l’ont lancée que récemment. Le père était le premier à proposer, il y a une vingtaine d’années, des tours en pirogue à Munroe Island. La mère prenait le relais pour servir aux vacanciers un repas traditionnel. Et maintenant leur fils Unni, grand bavard devant l’éternel, s’occupe d’accueillir les visiteurs et de leur expliquer tout ce qu’il peut sur la région.

Backwaters de Munroe Island, Kerala, Inde Munroe Island, Quilon, Kerala, Inde du Sud

Nous apprenons que cette saison 2018-2019 se présente mal. Les inondations sans précédent ont refroidi les touristes qui craignent d’arriver dans une région dévastée, or il n’en est rien. D’abord car les Keralais ont travaillé d’arrache-pied pour tout remettre en état, mais aussi parce que les backwaters sont protégées par un système de canaux. Toute montée des eaux est auto-magiquement transvasée dans l’océan voisin.

Pirogue sur les backwaters de l'île de Munroe, Kerala Scooter sur Munroe Island, Kerala, Inde Buffle et son ami oiseau en Inde

 

En apprendre plus sur le Kerala

Puisqu’Unni adore parler, nous en profitons pour le questionner. Il est étudiant en sciences sociales et comme ses cours commencent à 4h du matin à Quilon, il se lève à 2h30. Vous avez bien lu. Les étudiants sont tellement nombreux et l’État du Kerala a une telle volonté de promouvoir l’éducation que les bâtiments de l’université sont exploités jour et nuit. Et cela fonctionne : tous les jeunes ont désormais au minimum un bachelor en poche (bac +3).

Notre jeune hôte aborde sans tabou un sujet qui le concernera très bientôt : le mariage. Dans le Kerala, il est encore largement arrangé par les parents. Mais attention, il ne s’agit pas simplement de trouver un « bon parti », la compatibilité des futurs époux est prise très au sérieux. Les parents se rendent au temple avec les horoscopes des deux potentiels tourtereaux, puis le prêtre jette les coquillages en fermant les yeux. Avec tout cela, il établit un score de concordance des tempéraments sur une échelle de zéro à dix.

Dessin : le prêtre hindou jette les coquillages sur les horoscopes pour calculer le degré de concordance des tempéraments entre les époux potentiels

À partir de 6/10, les jeunes sont compatibles. Or, c’est loin d’être fréquent. Une dizaine de tentatives est généralement nécessaire avant que les parents ne dénichent la perle rare.

Pour ajouter un niveau de difficulté, les époux doivent impérativement être de la même caste. Ce système millénaire est toujours en place en Inde et se retrouve, par exemple, indiqué sur les cartes d’identité. Les protocoles qui l’accompagnent sont néanmoins en train d’être balancés aux oubliettes. Autrefois, les castes les plus basses devaient respecter une distance de sécurité autour des castes les plus hautes. Un vrai caste-tête.

Unni estime que sa génération est à la lisière entre le monde d’avant et le monde d’après. Les jeunes se retrouvent coincés par les croyances des parents, tout en dragouillant en douce sur WhatsApp. Mais motus et bouche cousue, ne le répétez pas à ceux d’Unni !

Pirogue sur les backwaters, Munroe Island, Inde

 

Lever de soleil sur les backwaters

Un matin, nous optons pour le tour en pirogue du père. À l’inverse de son fiston, il n’est pas bavard, mais cela convient parfaitement à l’ambiance. Et quelle ambiance ! Une fine brume recouvre la rivière, tandis que des chants, airs de flûtes et coups de tambours s’élèvent d’un peu partout au-dessus des cocotiers. Chaque année durant un mois, de l’aube au crépuscule, les musiciens se relaient dans tous les temples de la région. Glisser sur l’eau avec cette bande-son nous laisse sans voix.

Lever de soleil sur les backwaters, Munroe Island, Kollam

Après la rivière, nous pénétrons dans les terres via d’étroits canaux, observant l’île qui s’éveille. Le livreur de journaux passe à vélo, le prêtre allume de l’encens, untel trait une bufflonne, unetelle se lave les dents…

Les oiseaux aussi vivent leurs vies sous nos yeux, notamment des martins-pêcheurs qui cherchent leur petit déjeuner, de beaux aigles marron et blanc qui tournoient et des cormorans qui sèchent leurs ailes au soleil.

Oiseau qui sèche ses ailes Lever de soleil sur les backwaters du Kerala, Inde

 

L’usine de noix de cajou

Nous apprenons qu’une usine de noix de cajou, notre pêché mignon, est installée à Munroe Island. Nous comptions la visiter seuls, mais elle n’a en fait absolument rien de touristique. Unni doit nous accompagner et négocier la permission d’entrer, puis nous en faisons le tour avec ses explications. Entre deux et trois cents femmes du coin travaillent ici, sous une chaleur insupportable. Et encore, nous sommes en pleine saison fraîche.

Extraire les noix n’est vraiment pas facile. Cela consiste à casser l’enveloppe avec un petit marteau. Deux tapes d’un côté, une tape de l’autre et hop, la coque s’ouvre. Un travail ultra précis, sinon le fruit se fend. D’autres travailleuses prennent le relais et épluchent les noix, ce qui ne semble pas plus simple. Elles nous lancent de grands sourires. Nous avons un peu honte de déranger, surtout lorsque nous apprenons qu’elles travaillent de 5h du matin à 20h, six jours par semaine.

Juré, nous ne râlerons plus jamais sur le prix des noix de cajou.

Fabrique de noix de cajou à Munroe, Inde

Les femmes ouvrent, les hommes portent

Conseils pratiques sur Munroe Island

Trajet de Trivandrum à Quilon

Sauf à aimer les bains de foule, nous ne vous recommandons évidemment pas le train en classe « sans place réservée » (prix 120 roupies, durée 1h25). Achetez vos places plusieurs jours avant ou alors montez dans un bus. Le terminal de bus se trouve en face de la gare de Trivandrum.

Rejoindre Munroe Island

À la gare de Quilon, un comptoir de rickshaws prépayés propose le trajet à 500 roupies, auxquelles s’ajoutent 23 roupies par personne pour la traversée du lac en bateau. Comptez 45 minutes en tout. Il est également possible de prendre un train local, soit depuis Quilon, soit depuis Alleppey, mais leur fréquence est faible (consulter les horaires). La station de train sur l’île de Munroe Island s’appelle Munroturuttu.

Dormir à Munroe Island

Nous ne pouvions pas mieux tomber ! Nous avons logé au Munroe Coconut Homestay (~14€ petit-déjeuner compris)i : il n’y a que deux chambres mais elles sont grandes et confortables, la famille est adorable et les discussions sont passionnantes. Promettez-nous que vous serez gentils avec eux.

Manger à Munroe Island

Nous n’avons pas raté un seul repas à notre homestay tant ils étaient variés et délicieux ! Prix : 170 roupies le repas. D’un autre côté, il ne semble pas vraiment y avoir de restaurant sur l’île. Ayez donc en tête que vous serez dépendants du logement que vous choisirez.

Tour en pirogue sur les backwaters de Munroe Island au lever du soleil

Le père de la homestay nous a proposé son tour en pirogue de deux heures pour 450 roupies par personne, mais les autres guesthouses du coin semblent offrir le même service. Nous n’étions que deux sur la pirogue ce jour-là, ce qui était d’autant plus magique. Pour ceux qui préfèrent faire la grasse matinée, une version coucher de soleil existe.

Faut-il visiter la ville de Quilon/Kollam elle-même

Au départ, nous pensions réaliser un aller-retour pour visiter la ville de Quilon, mais d’après les échos que nous avons eus, elle n’a pas grand intérêt. C’est sa région qui est belle.

 

Alleppey, l’autre porte vers les backwaters du Kerala

Il est temps de dire au revoir à nos hôtes et de monter dans un train vers notre étape suivante, Alleppey. Cette fois-ci, le train est à moitié vide !

Alleppey, aussi appelée Alappuzha, est une ville de taille moyenne. Nous logeons dans le centre de celle que certains surnomment, en exagérant un peu, la Venise de l’est.

Canal d'Alleppey, Backwaters du Kerala, Inde du sud

En fait, la ressemblance avec « la Sérénissime » se limite à deux canaux parsemés de bateaux colorés. Certes, c’est assez joli, en particulier vers le petit café Paradiso, où nous buvons un lassi au bord de l’eau.

Mais pour le reste de la ville, permettez-nous de nous gondoler ! Nous l’appellerions plutôt « la Bazarissime » : pas de trottoirs, une circulation chaotique, des klaxons, le soleil qui cogne, des chiens errants, des vendeurs de rue… l’Inde quoi.

Centre-ville d'Alleppey, Kerala, Inde

Pour respirer un peu, nous nous rendons vers la plage. Jusqu’ici les chauffeurs de rickshaws n’avaient pas tenté de nous arnaquer, mais les villes touristiques comme Alleppey sont le terrain de jeu favori des filous sur trois roues.

Dessin : arnaque de rickshaw

Juste avant de rejoindre la plage, nous commençons par piquer un fard en grimpant jusqu’au sommet du phare d’Alleppey (prix 50 roupies + 10 roupies l’appareil photo). De l’extérieur, il n’a pas l’air bien haut. De l’intérieur, avec la chaleur ambiante, c’est un colimaçon sans fin.

Phare d'Alleppey, Kerala

Nous pensons rentabiliser notre effort en profitant de la vue dégagée jusqu’au coucher de soleil. Hélas, l’allumeur en chef nous demande de descendre, il doit mettre en marche le gyrophare.

À côté du phare, nous nous attardons sur un vaste terrain pris d’assaut par les joueurs de cricket. Il est assez invraisemblable qu’un sport quasiment inconnu chez nous soit vénéré au plus haut point par plus d’un milliard d’Indiens !

Joueurs de cricket à Alleppey, Inde du sud

Nous atteignons l’autre terrain vague : la plage d’Alleppey. Elle est grande et, comme pour chaque coucher de soleil, remplie de monde. Certains se baignent, mais gare à ne pas s’éloigner de plus de quelques mètres car les surveillants ont le sifflet facile.

Plage d'Alappuzha, Kerala, Inde Baignade au coucher du soleil sur la plage d'Alleppey, Inde

Inévitablement, en tant qu’objets de curiosité, nous recevons une bonne dizaine de demandes de selfies. Comme d’habitude, les filles demandent avec tact et politesse, et les garçons avec… fougue et éclat !

Dessin : les demandes de selfie en Inde

 

Exploration des backwaters d’Alleppey en ferry public

Si Alleppey est si connue, c’est surtout pour ses backwaters. Nous comptons bien les découvrir, mais nous cherchons à le faire sans trop dépenser ni trop polluer. En effet, les houseboats, ces gros bateaux-hôtels privatisés, sont devenus tellement nombreux qu’ils engendrent des problèmes en pagaille pour la nature et pour les riverains.

Promenade sur les backwaters d'Alleppey, Kerala, Inde

Il existe des alternatives à la fois plus écologiques et économiques. La première est le tour de deux heures en petit bateau, privé ou partagé, depuis le canal d’Alleppey. Nul besoin de réserver ni même de chercher une fois sur place, les rabatteurs vous trouveront !

Quant à nous, nous choisissons l’option maxi-économique : le bateau public, emprunté par les locaux pour leurs trajets quotidiens. Nous nous rendons sur le quai principal et sautons dans un bateau au hasard.

Lecture de journal sur le ferry public d'Alleppey, Kerala

« Les paysages ? Je connais par cœur. Voyons voir les résultats du cricket… »

Les backwaters d'Alappuzha, Kerala, Inde du sud

La promenade est franchement agréable. En moins de dix minutes, nous quittons l’agitation d’Alleppey et naviguons au milieu des paysages uniques de la région. Nous sommes les seuls touristes, et donc les seuls à rester aussi longtemps. Les autres passagers montent et descendent comme dans un métro, les cocotiers et les oiseaux en plus.

Arrêt du bateau public sur les backwaters, Kerala

Arrêt de bateau : sous le cocotier

Bateau sur les backwaters, Alleppey, Kerala

Nous ne nous attendions pas à voir autant d’habitants vivre juste au bord de l’eau. Partout, des maisonnettes s’alignent et beaucoup possèdent une petite barque stationnée devant. Nous longeons aussi d’immenses rizières, d’un vert si doux que nous rêvons de nous rouler dedans.

 

Marari Beach pour le coucher de soleil

Revenus sur la terre ferme, une plage attire notre attention, à 15km au nord d’Alleppey : la longue et belle Marari Beach.

La bonne nouvelle, c’est que cette plage est adaptée à la baignade. Comme elle est pratiquement déserte, il suffit de s’éloigner un peu pour nager seuls en maillot de bain, ne choquer personne et profiter de l’eau incroyablement chaude !

La mauvaise nouvelle, c’est… hum… ce nuage qui s’invite :

Marari Beach, Alleppey, Kerala

L’orage gronde au loin. Nous hésitons à nous abriter sauf que, miracle, au bout de quelques gouttes, tout s’arrête et le nuage géant s’éloigne. Les dieux hindous sont de notre côté.

Rhabillés, nous flânons encore un peu jusqu’au coucher de soleil en gobant des cacahuètes chaudes.

Pêcheur sur la plage de Marari, Alleppey, Kerala, Inde

 

Conseils pratiques pour visiter Alleppey

Transport de Munroe Island vers Alleppey

Des petits trains régionaux réalisent le trajet de Quilon à Alleppey en passant par Munroe Island. L’arrêt se nomme Munroturuttu. En direction d’Alleppey, nous sommes montés dans le train de 9h05 pour une durée d’1h50. Plus d’horaires et plus de destinations ici.

Explorer les backwaters d’Alleppey en ferry public

Le plus simple est de partir depuis la jetty principale (ici). Les départs sont fréquents vers une multitude de destinations, qui correspondent à des villages situés à une heure ou deux. Nous aurions bien du mal à vous indiquer quelle ligne propose le meilleur paysage, mais toutes doivent se valoir. Vous avez en tous cas la garantie de ne pas vous retrouver au cœur des embouteillages d’houseboats ! Pour notre part, nous avons pris le bateau de 10h vers Krishapuram, c’est-à-dire un petit temple au milieu de nulle part. Comptez 1h45 l’aller, autant pour le retour et 13 roupies le ticket. Quand on vous dit que c’est la version économique !

Restaurants à Alleppey

Les choix ne sont malheureusement pas folichons. Nous avons testé le restaurant Halais, typiquement indien. Comprendre à la décoration triste mais aux prix très bas. Pour plusieurs plats à partager et en terminant par un chai, notre petit plaisir, nous nous en sortons pour 1€ par personne.

Logement à Alleppey

Alleppey étant très touristique, les logements sont plus chers qu’ailleurs. Nous avons choisi une guesthouse appelée Mom&Pop Thyparambil Heritage (~27€ petit-déjeuner compris)i. Elle semblait confortable en photos, mais rien d’incroyable une fois sur place. Reste la localisation centrale et la gérante sympa qui cuisine à la demande de bons dîners pour trois fois rien.

 

Notre avis sur Munroe Island et Alleppey

Les backwaters sont certainement le plus beau bijou d’Inde du Sud. Munroe Island, en particulier, restera un formidable souvenir de notre voyage en Inde. L’île est superbe, dépaysante, préservée, joyeuse, tout en étant d’une sérénité incroyable. Le tour en pirogue et les balades à vélo sont à notre avis le moyen idéal pour découvrir les backwaters du Kerala.

Quant à Alleppey, elle n’a pas grand charme, mais le tour en ferry public nous a bien plu, ainsi que l’ambiance sur les plages. Cette ville peut donc s’avérer une bonne option si cela ne vous arrange pas de descendre au sud jusqu’à Quilon et Munroe Island.

Au fait, avec toute cette eau, nous craignions que des nuées de moustiques ne nous assaillent. Il y en a quelques-uns, mais pas plus qu’ailleurs !

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


Nous sommes aussi freelances : Mi-fugue est photographe, Mi-raison est illustrateur et nous sommes tous deux rédacteurs. Envie de travailler avec nous ?


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35 réponses à “Munroe Island et Alleppey : la sérénité des backwaters du Kerala”

  1. Virginie dit :

    Bonjour,
    Avec ce genre d’articles vous arriveriez presque à me faire changer d’avis sur l’inde.
    Le kerala a l’air presque calme et les paysages sont splendides.
    Merci pour cette découverte, je lirais avec beaucoup d’attention vos prochains articles.
    Pour ce qui est du cricket,ça fait partie de ses sports incompréhensibles ( comme le base-ball)qui passionne les foules.
    J’attends avec impatience la suite.
    Bonne continuation.
    Virginie

    • mifuguemiraison dit :

      Le Kerala est vraiment à part en Inde. Il nous rappelle davantage le paisible Sri Lanka que l’Inde du Nord chaotique. Un choix sans risque pour un premier voyage en Inde 🙂
      À très bientôt depuis les plantations de thé !

  2. Evelyne dit :

    J’ai connu le Kerala il y a 38 ans (?!! Mais non !! L’âge c’est dans la tête !! 😂 j’avais adoré. Vous me donnez juste une grosse grosse envie d’y retourner ! merciiiiiii. Continuez, je vous suis avec un plaisir énorme. Evelyne

  3. Pauline dit :

    Ça a l’air sympa cette région calme et jolie.

  4. Isabelle dit :

    Waouh j’ai lu et tout ça ça me donne envie et à rajouter à mon projet TDM …. 😘😘😘

  5. Magnifique, cette région a l’air totalement hors du temps, et vos hôtes absolument adorables 🙂 J’ai hâte de lire la suite de votre voyage en Inde

  6. Edith & Marc dit :

    Jolie photos sur l’eau!

  7. Constance dit :

    C’est gentil parce que vous visitez tous les endroits que j’ai envie de voir depuis super longtemps, vous êtes un peu mes éclaireurs. Mais comme tout à l’air superbe et bonne ambiance ça va pas être évident de choisir le moment venu!
    Ce récit des trois jours dans l’île me font totalement rêver, mais comment on fait pour revenir à la terre ferme et à l’agitation derrière?
    Toujours aussi hâte de lire la suite de vos aventures. Et de trouver où est-ce que vous irez après!

    • mifuguemiraison dit :

      Haha ça nous va bien comme titre, éclaireurs 🙂 On te conseille à 100% cette région, et puis pour la suite, facile, on est revenus à la terre ferme mais pas à l’agitation, en allant se réfugier dans les plantations de thé, toutes calmes elles aussi !

  8. Catherine dit :

    Que c’est plaisant à découvrir, lire, suivre!!!! Votre blog est un régal!!!!….. Quel support utilisez vous?
    Je ne suis pas fan de l’Inde et c’est en suivant une Amie qui y est en ce moment que je suis tombée sur votre blog et je ne regrette pas d’y être rentrée….!! Magnifiques photos, texte sympa et clair et mignonnes illustrations…. Très chouette !
    Merci et je crois que je vais continuer à vous suivre. 😉 Catherine

  9. Marie dit :

    ça donne vraiment envie de petit coin de nature. Je ferais bien le tour des coins nature de l’Inde… Allez je vais rattraper mon retard de lecture. Biz

  10. Didier dit :

    Je suis actuellement chez Unni et ses parents, grâce à vous. Le lever du soleil en pirogue avec le père fût pour moi un moment magique, le temps s’est arrêté pendant deux heures. Des gens adorables, attentionnés, toujours prêts à vous aider, à vous conseiller sur les choses à faire, avec en prime un sourire qui ne trompe pas.
    La cuisine de la mère est délicieuse, variée et j’ai pensé à vous hier soir en savourant un masala dosa servi avec un chutney de coco. Le petit déjeuner est tout aussi merveilleux, j’ai encore le goût parfumé de la banane et l’ananas.
    Un petit paradis !
    Merci de nous faire voyager et de partager vos expériences, ressentis, là où vous passez. Des dessins rigolos, de jolies photos, un style d’écriture qui me plait beaucoup, il ne m’en faut pas plus pour continuer à vous suivre autour du monde ( et voyager aussi moi-même )

    • mifuguemiraison dit :

      Quel super message, merci beaucoup ! On est contents que tu aies l’occasion toi aussi de vivre cette expérience de rêve et ravis de savoir que la petite famille d’Unni reste au top 🙂 Bonne suite de voyage en Inde et à bientôt par ici alors !

  11. cathy dit :

    Waouhhh super on était aussi chez Unni et ses parents en début d’annee. trois jours aussi . C’est génial de lire quelqu’un qui a eu les mêmes expériences…et le même ressenti…

  12. Roger dit :

    Bonjour
    Je compte me rendre au kerala cette année à la Toussaint avec ma tribu ,nous serons 6
    Nous aurons 10 jours et je souhaitais faire un peu de montagne,un peu de mer et les backwaters.

    J aurai plusieurs questions
    J’avais prévu un stop à Allepey ,mais Monroe Island a l air plus reposant .Possible à 6 ,,?
    Compte tenu du nombre de personnes recommanderez vous de prendre un chauffeur pour nos transports?
    Merci

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour Roger,
      Oui, il est tout à fait possible d’aller à Munroe Island à six. Pas dans notre logement qui n’a que deux chambres de deux, mais il y a d’autres choix sur l’île. Pour les transports, c’est comme vous voulez : soit en bus et train en complétant avec un tuk-tuk pour les petites distances, soit avec un chauffeur. Cela dépend de ce que vous aimez en voyage.

  13. christine dit :

    Bonjour à vous 2,

    J’ai mes billets pour l’Inde du sud, 1 mois de découverte !! Pondichéry et alentours pour 15 jours, ensuite direction le Kerala et peut-être Munnar !
    Reste la question des réservations. Je n’arrive pas à me décider sur l’itinéraire et sur ce que je vais faire, entre visites, cure ayurvédique ou pas, et surtout à prévoir si je vais rester 1 ou plusieurs jours quelque part…Aussi je voulais savoir, est-il facile de trouver un hébergement sur place sans réserver ? Je précise que je pars en octobre.
    J’ai quand même réservé à Munroe Coconut Homestay;-)
    Merci encore pour vos publications, photos, conseils…

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour Christine,
      Tes projets se concrétisent ! Super un mois pour l’Inde du sud ! En octobre, aucun souci, tu trouveras des logements au dernier moment. C’est surtout en décembre/janvier que cela se remplit. À moins que tu n’aies un coup de cœur sur un logement en particulier, pas besoin de réserver. Ahh tu vas être bien chez Munroe Coconut 🙂

  14. Christine dit :

    Super ! Merci pour ce retour rapide, comme toujours !
    Très belle journée à vous 😀

  15. Laetitia dit :

    Bonjour,

    Nous partons en Inde du Sud en février prochain et grâce à votre article nous avons réservé 3 nuits à la Munroe coconut. Vous êtes vraiment convainquants !
    Le kerala sera notre première immersion en Inde et votre blog nous a conforté dans notre choix. Merci 😊😊

  16. Judith dit :

    Bonjour, bravo pour votre blog, j’adoooore !! Grâce à vous, nous avons pris nos billet 🙂
    Nous partons 2 semaines avec notre fils de 13 ans en février. Nous pensions faire uniquement le Kerala car nous n’aimons pas nous presser 🙂 Nous atterrissons à Kochi. Nous comptons aller à Munroe Island et Munnar. A votre avis, Sans se presser, pouvons nous rajouter d’autres endroits sympas ?

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour Judith !
      Si vous ne souhaitez pas vous presser et voir le plus beau, vous pouvez rester simplement sur ces trois étapes. Mais en deux semaines vous avez le temps de visiter d’autres lieux. Varkala par exemple, pour la plage. Et Trivandrum, pour vivre l’Inde un peu plus de l’intérieur, en dehors du circuit touristique.
      Nous vous souhaitons en tous cas d’avance un très beau voyage !

  17. Karolane dit :

    Bonjour,

    Vos articles sont d’un grand support pour m’aider dans la planification de mon voyage au Kerala et pour dissiper quelques craintes face à l’Inde ! Nous avons réservé votre hébergement sur Munroe Island pour 4 nuits. Considérant ce séjour, je me demande si Alleppey demeure un incontournable pour les blackwater ou si j’en aurai déjà eu plein mes yeux sur Munroe island. Merci !

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour,
      Oui, c’est à peu près ce qu’on pense. Tu vivras la quintessence des Backwaters à Munroe Island, il n’est pas bien utile d’aller à Alleppey pour tenter de les revisiter au milieu des touristes.
      Profite bien et n’hésite pas si tu as d’autres questions !

      • Solange dit :

        Bonjour,
        Je prévois un séjour à 5 à Munroe Island et j’aimerai bien aller dans votre homestay.
        Comme nous sommes 5, je voulais leur demander s’il y a la possibilité de rajouter un lit.
        Est ce que vous avez leur email?
        Avez vous au cas où une autre adresse sympa sur cette île?
        Merci pour tous vos conseils.
        Solange

        • mifuguemiraison dit :

          Bonjour,
          Non, nous n’avons pas leur email car nous avions tout géré via Booking.
          Ce que vous pouvez faire, c’est réserver les 2 chambres et ajouter votre question dans le commentaire facultatif de votre réservation, ou bien leur envoyer un message immédiatement ensuite. S’ils vous répondent non, les réservations sont annulables sans frais jusqu’à une certaine date.
          On croise les doigts pour vous. Au pire ils ont des cousins qui gèrent un autre homestay à cinq minutes à pied.

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