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Tbilissi en Géorgie : influences multiples pour une capitale surprenante

Publié dans la catégorie Géorgie, le 15 octobre 2018

À distance, vous avez probablement l’impression que nous courons chaque jour de pays en pays, de région en région, de ville en ville, de beau paysage en beau paysage… Que nenni ! À dix reprises sur trente mois de voyage, nous nous sommes « posés » un mois ou deux dans des villes du monde : Athènes, Sarajevo, Belgrade, Ubud, Chiang Mai, San Cristóbal de la Laguna, Valence, Oaxaca, Medellín et… Tbilissi ! Avant de prendre notre décision, nous farfouillons sur les forums de nomades, dévorons les blogs d’expatriés et pesons le pour et le contre. À propos de Tbilissi, tout le monde était unanime : la capitale géorgienne offre une très belle qualité de vie. Pas d’hésitation à avoir, nous réservons un appartement pour un mois. BIM !

 

Vera, notre quartier

Nous posons nos sacs dans Vera. Ce quartier est déjà en lui-même une bonne raison d’aimer vivre à Tbilissi : des petites rues en pente, des bâtiments usés par l’âge, des cafés, des bars à vin, le tout recouvert par de grands arbres et baigné dans une ambiance paisible, si caractéristique à la Géorgie. On ne se fait pas d’bile ici.

Vera n’est pas le cœur historique de Tbilissi, nous parlerons de celui-ci un peu plus tard, mais il est tout de même assez central. L’endroit parfait pour nous concentrer sur notre travail de freelances, écrire des articles pour le blog, vivre au milieu des locaux et sortir flâner de temps à autre parce que… nous ne partons pas aussi loin de notre pays pour rester enfermés !

Quartier Vera, Tbilissi, Géorgie Quartier Vera, Tbilissi, Géorgie Café à Tbilissi, Géorgie Lada dans une rue de Tbilissi

Il paraît que l’été tbilissien est caniculaire et l’hiver glacial. En septembre, nous sommes bien ! La température est parfaitement douce et le soleil brille quasiment tous les jours.

Comme Vera est un quartier d’habitations, il est parsemé de petites boutiques de fruits et légumes. Nous constatons avec plaisir que celles-ci vendent des produits strictement locaux et de saison. En un mois, nous avons vu les pêches disparaître et laisser place à des montagnes de prunes, avant que les kakis et poires ne s’invitent. Les tomates sont vendues toutes abîmées, mais leur goût est incomparable !

Marché de Tbilissi, Géorgie

Quant au pain… mamma mia ! Nous trouvons à quelques pas de chez nous un boulanger qui cuit son pain de façon traditionnelle, c’est-à-dire en le collant sur la paroi intérieure d’un grand four rond. À la moindre fringale, nous allons chercher un pain tout chaud pour 0,80 lari et le mangeons dans la minute.

Méthode traditionnelle de préparation du pain géorgien

Avec la description que nous faisons jusqu’à présent de la ville, vous commencez presque à vous imaginer que les lampadaires fonctionnent encore au gaz et que des calèches arpentent les rues. C’est de notre faute, nous avons tendance à vous montrer les aspects les plus typiques de la ville, ceux qui ont le plus de charme à nos yeux. Mais gardez en tête que Tbilissi est aussi une capitale européenne moderne, peuplée d’aficionados de la mode, parsemée de bornes électroniques multiservices, grouillant de 4×4 aérodynamiques…

L’un des principaux points négatifs de Tbilissi est d’ailleurs, selon nous, la place trop importante accordée à la voiture. Elles se garent n’importe où, les feux rouges sont rarissimes et de grandes avenues intraversables fendent les quartiers. Il faut alors partir à la recherche d’un souterrain piéton, situé parfois cinq cents mètres plus loin.

Dessin : traverser la route dans un souterrain à Tbilissi

 

Le vieux centre de Tbilissi

À trente minutes à pied de notre quartier Vera se trouve l’ancien centre. Une jolie claque ! À notre humble avis, Tbilissi est l’une des plus charmantes villes d’Europe : des maisons brinquebalantes, des vieux balcons de bois, des influences sans doute un peu turques et russes, des petites églises orthodoxes ici et là…

Tbilissi depuis la forteresse de Narikala, Géorgie

Autant les touristes sont rares dans notre quartier, autant nous en croisons ici des grappes entières. Une bonne partie des habitants semble d’ailleurs avoir déserté les maisons mille fois rafistolées pour laisser place à des auberges de jeunesse, hôtels ou restaurants. Nos promenades nous transportent parfois un ou deux siècles plus tôt, à l’aube de la modernité.

Les cours italiennes de Tbilissi, Géorgie Vieux journaux à Tbilissi Vieux centre de Tbilissi, Géorgie

La vieille ville possède une partie basse, pleine d’immeubles de pierre et de vitrines de magasins et une partie haute sur le flanc d’une colline où des centaines de maisons sont allées se percher.

Dans la partie basse, nous apprécions l’animation, les musiciens de rue, les vendeuses de churchkhelas, les terrasses de restaurants, les magasins de tapis… Et si nous ne devions retenir que trois monuments marquants, ce seraient :

1) la Cathédrale Sioni, qui cache de splendides décorations intérieures

Intérieur de la cathédrale Sioni, Tbilissi

2) la surprenante tour de l’horloge que seul un marionnettiste farfelu pouvait avoir l’idée de construire

Vieille horloge de Tbilissi, Géorgie

3) le très moderne pont de la Paix, si moderne que le président actuel a demandé sa démolition en accédant au pouvoir sous prétexte qu’il dénaturait le quartier. Les protestations de la population lui ont sauvé la peau.

Pont de la paix à Tbilissi, Géorgie

Côté colline, il suffit de grimper pour découvrir des ruelles paisibles. Encore un peu plus haut se trouve la forteresse de Narikala, édifiée avant la ville elle-même et destinée à surveiller la route de la soie. Cela fait longtemps que les caravanes ne passent plus, mais il n’empêche, la vue sur Tbilissi est impressionnante.

Toits de Tbilissi, Géorgie Tbilissi depuis la forteresse de Narikala, Géorgie

Nous ne saurons trop conseiller de s’y rendre en fin de journée pour admirer les derniers rayons qui rayonnent sur la capitale qui capitule.

Une fois à la forteresse, un chemin se dirige vers une statue de femme qui impose le respect : Mother of Georgia. Cette guerrière domine la ville, épée dans une main et coupe de vin dans l’autre. Gare à celui ou celle qui ne voudra pas boire un coup !

Mother of Georgia, Tbilissi

À gauche de l’entrée de la forteresse, un petit escalier permet de descendre vers une mosquée et son élégant minaret.

Mosquée de Tbilissi, Géorgie

Puis, rebelote, à gauche de la mosquée une série d’escaliers mènent à l’un des coins les plus charmants du vieux Tbilissi, malgré une légère odeur d’œufs pourris qui flotte dans l’air. Rassurez-vous, le petit ruisseau qui traverse ce quartier n’est pas un égout à ciel ouvert. L’eau est naturellement chargée en soufre, censé régler tous les problèmes de peau et la rendre souple comme celle d’un bébé. C’est en tout cas la version promise par les bains publics installés ici. La façade de l’un des bains, appelé Orbeliani Baths, est un véritable monument à lui tout seul, s’inspirant certainement des plus belles mosquées.

Bains turcs à Tbilissi, Géorgie

Jusqu’à présent, nous vous avons uniquement parlé de la rive sud de la Koura, le fleuve de Tbilissi. Avant de le traverser, laissez-nous vous emmener au marché aux puces.

Même sans pulsion de shopping, le lieu grouille de petits détails qui nous plongent dans la culture géorgienne. Nous admirons les stands des peintres et nous penchons sur les objets hétéroclites : armes anciennes, masques à gaz soviétiques, tourne-disques à manivelle, portraits de Staline… Les vendeurs eux-mêmes ont de vraies gueules, des personnages qui auraient toute leur place dans un film.

Marché aux puces de Tbilissi, Géorgie Tableau de Tbilissi, Géorgie
Gérard Jugnot à Tbilissi

Cherchez l’erreur…

 

La cathédrale de la Trinité

Nous voici maintenant sur la rive nord. Si la plupart des églises orthodoxes du pays sont de petite taille, la cathédrale de Tbilissi est une exception. Elle est nichée sur une colline, visible de partout, pour le plus grand bonheur des habitants qui se signent chaque fois qu’ils l’entraperçoivent.

Cathédrale de la Trinité de Tbilissi, Géorgie

En soirée, il s’agit de l’un des derniers bâtiments que le soleil éclaire avant de s’enfuir on ne sait trop où derrière les collines. La cathédrale est entourée d’une large esplanade et de beaux jardins, un endroit calme et reposant, loin du bourdonnement des voitures.

À l’intérieur, des popes psalmodient à longueur de journée sur des tonalités qui nous rappellent les polyphonies de la région de Svanétie, tandis que les fidèles allument des cierges et embrassent les icônes accrochées aux murs.

Eglise orthodoxe de Tbilissi, Géorgie Cathédrale de la Trinité de Tbilissi, Géorgie

Les Géorgiens sont d’ailleurs réputés très croyants et l’Église aurait bien plus de pouvoir que le gouvernement au regard des évolutions sociétales. Par exemple, les premiers sex shops de Tbilissi se sont fait chasser par la pression des popes et le débat sur la légalisation de la culture du cannabis les a immédiatement envoyés défiler dans la rue. Interdiction d’accéder au septième ciel autrement qu’avec Dieu !

 

Marjanishvili, le quartier allemand

Oubliez le vieux centre et ses maisons tordues, oubliez les rues en pente de Vera, voici le propret quartier de Marjanishvili, qui s’est développé sur la rive nord. L’avenue principale Davit Aghmashenebeli est constituée de belles façades bien rénovées, voire un peu trop rénovées. Elle ressemblerait presque à la Main Street de Disneyland !

Rue Davit Aghmashenebeli, Marjanishvili, Tbilissi

Dans sa partie la plus au sud, la rue devient piétonne. Des dizaines de restaurants, tous identiques, alignent leurs terrasses et leurs rabatteurs. Et nous les rabatteurs, nous les fuyons !

Rue Davit Aghmashenebeli, Marjanishvili, Tbilissi

Plus vers l’est, les rues redeviennent agréables, les grands arbres et les immeubles âgés reprennent leur place. Pourquoi parlons-nous de quartier allemand ? C’est une longue histoire. Si nous avons bien compris, une branche de l’Église luthérienne allemande s’était convaincue du retour prochain de Jésus en Arménie. Ils ont pris toutes leurs affaires et sont venus s’installer dans le Caucase, plus précisément à Tbilissi. Le jour où le Christ ferait son apparition, il suffirait de traverser la frontière. Hélas, ils ont attendu, attendu, attendu… leur sauveur n’est jamais venu. Mais ils sont restés à Tbilissi qui leur plaisait tant et ont attiré d’autres Allemands, avant de se fondre progressivement à la population locale.

Quartier Marjanishvili, Tbilissi, Géorgie

Quelques traces de leur passage demeurent : une église luthérienne, une église catholique et… la bière. Oh, nous avons une autre anecdote amusante à propos de l’église catholique. Durant l’occupation soviétique, le KGB a remplacé tous les prêtres par des espions dont la mission était de prendre des notes dans le confessionnal. Légende ou réalité ?

Dessin : prêtre agent du KGB

C’est dans ce quartier que se trouve le lieu le plus « cool » de la ville : la Fabrika. Cette ancienne usine textile soviétique abrite maintenant un grand café avec des canapés confortables, un hôteli qui a beaucoup de succès auprès des voyageurs, des boutiques de créateurs, un food court et des événements en tous genres. Plusieurs fois nous sommes venus y travailler avec nos ordinateurs, les conditions sont idéales.

Hôtel Fabrika, Tbilissi, Géorgie

 

Deux musées à Tbilissi

Ce ne sont, à notre avis, pas des incontournables, cependant un peu de culture ne fait pas de mal de temps en temps. Et puis sait-on jamais, ce chapitre pourrait servir à des lecteurs qui se retrouveraient coincés trois jours de suite sous la pluie. Courage !

Nous avons enchaîné deux musées. Le premier s’appelle sobrement le Musée National de Géorgie et présente plusieurs collections d’objets tels des crânes d’hominidés, un squelette de baleine, de très anciens costumes, des bijoux, des icônes orthodoxes ou encore des vases de Chine qui se sont visiblement perdus là.

Au dernier étage, une exposition plus intéressante est consacrée à l’histoire de l’invasion soviétique, de 1921 à 1991. Elle rappelle que des milliers d’intellectuels (artistes, professeurs…) furent brutalement éliminés et les chiffres de déportations sont tout aussi effrayants. En guise de conclusion de l’exposition, une phrase : « l’occupation continue ». Elle fait référence à deux régions indépendantistes que la Russie soutient et qui firent encore l’objet d’un conflit armé pas plus tard qu’en 2008. Évidemment, face à la deuxième puissance militaire mondiale, la Géorgie ne fait pas le poids…

Carte de Géorgie avec les régions indépendantistes envahies par la Russie

Ne soyez pas effrayés par les avis de cette exposition sur internet. Des tas de touristes russes lui mettent de mauvaises notes, contestant son contenu et affirmant que la Géorgie était heureuse et épanouie durant l’époque soviétique. Comme quoi, chacun écrit l’histoire qui lui plaît.

Non loin, notre deuxième visite est le musée d’Art Moderne. La star du musée est Pirosmani, un peintre autodidacte, quasiment mort dans l’anonymat, mais dont le style parfaitement reconnaissable est désormais admiré dans tout le pays.

Peintre Pirosmani, Géorgie

Le prix d’entrée est de 7 laris pour chacun des musées. Même si ce n’est pas très cher, le second est vraiment petit pour son prix.

 

Randonnée sur la colline Mtatsminda

Ayant désormais une réputation à tenir, nous avons dégoté une randonnée sur les hauteurs de Tbilissi, courte mais plaisante. Elle démarre par une ascension jusqu’aux pieds de la grande tour de télévision, la Liberty Tower, qui domine la ville. Les courageux montent à la force des jambes mais, tant pis pour notre réputation, nous choisissons le camp des fainéants et empruntons le funiculaire (à ne pas confondre avec le téléphérique).

En haut, un parc d’attraction s’est installé à l’ombre des arbres. L’entrée est gratuite, seuls les manèges sont payants.

Colline Mtsaminda, Tbilissi, Géorgie

Nous laissons la grande roue et ses acolytes et repérons avec l’aide de l’application Maps.me le chemin qui s’échappe dans les collines. Il rejoint, après quarante-cinq minutes d’une belle marche facile et ombragée, la statue de la Mother of Georgia et la forteresse Narikala.

 

Les Chroniques de Géorgie

Nous repérons un monument en périphérie de Tbilissi appelé Chronicles of Georgia. Il s’agit d’un étrange assemblage de blocs massifs posés au sommet d’une colline, dont chaque face est sculptée d’un personnage de l’histoire géorgienne dans un esprit très chevaleresque. Étrangement, la plupart des Tbilissiens ne connaissent pas le lieu, oublié dans un coin de la ville.

Chronicles of Georgia, Tbilissi, Géorgie

Certes, c’est impressionnant, mais comme le monument est à Perpète-lès-Oies, nous ne le recommandons qu’à ceux qui auraient déjà tout visité à Tbilissi. Il faut prendre le métro jusqu’à la station Ghrmaghele (Grebmlbmelgrblrmrlebgl !), puis le bus n°60 jusqu’à l’école militaire. Comptez 45 à 60 minutes.

Une petite surprise vous attend : une chapelle avec vue sur le lac en contrebas, que les Géorgiens appellent avec une once d’exagération la mer de Tbilissi. Ses plages sont prises d’assaut durant l’été par les familles.

Chronicles of Georgia, Tbilissi, Géorgie

Alors que nous attendons le bus du retour, un papi s’arrête spontanément et propose de nous emmener au métro. Elle n’est pas belle l’entraide en Géorgie ?

 

Nos conseils pratiques et bonnes adresses à Tbilissi

Où dormir à Tbilissi ? La première étape est de choisir un quartier.

Notre quartier Vera est vivant et authentique, entouré des meilleurs restaurants et cafés, tout en étant calme. Il s’est révélé parfaitement adapté à un long séjour dans un appartement entier. Le centre se trouve à 30 minutes à pied, 10 minutes en bus. Comme bien souvent, nous avons dégoté notre logement sur Airbnb (600€ le mois), mais pour une fois nous ne le recommandons pas car il manquait sérieusement de lumière naturelle. Ne vous inquiétez pas, il y a du choix dans le quartier. Si vous ne disposez pas encore d’un compte Airbnb, vous pouvez bénéficier de 35€ de réduction en utilisant notre lien de parrainage.

Pour un court séjour, il est peut-être plus intéressant de loger directement dans l’un des nombreux petits hôtels ou dans l’une des guesthouses du vieux Tbilissi. Les prix sont raisonnables et vous serez à proximité des plus beaux coins de la ville. Voir les hébergements dans le vieux centre de Tbilissii.

Enfin, pour ceux qui hésiteraient avec le quartier Vake, réputé parmi les expatriés, sachez que nous l’avons trouvé un peu trop chic à notre goût et qu’il est plus éloigné du centre que Vera.

Restaurants à Tbilissi : le choix est vaste, la cuisine est savoureuse et les prix sont très honnêtes. Bref, vous ne mourrez pas de faim ! Bonne nouvelle : les établissements publics du pays sont tous devenus non fumeurs en mai 2018. Voici notre sélection :

  • Sulico Wine Bar : notre restaurant préféré dans le quartier de Vera. Une superbe terrasse chaleureuse, un personnel aux petits soins et des prix corrects si vous ne craquez pas pour les plats les plus chers. Le gazpacho à la mûre est délicieux, tout comme le ragoût aubergine/poivrons/pignons et les vins géorgiens sont divins.
  • Mukhatsakatukha, ou Mukha pour les intimes : un joli café proche de Vera, qui sait très bien servir les boissons chaudes, mais cuisine également de savoureux plats frais. Il y a du génie dans leur soupe froide petits-pois/menthe/cacahuètes. C’est un poil plus cher qu’ailleurs mais la qualité est là. L’endroit est aussi idéal pour travailler.
  • Khinkali House : cet énorme restaurant installé sur la place devant le métro Rustaveli n’a rien de glamour, cependant il ravi(oli)ra les petits budgets. De gros plateaux de khinkalis, les raviolis typiques géorgiens, nourrissent pour trois fois rien !
  • Kafe Leila : un restaurant très touristique, situé dans une rue piétonne du centre, mais qui propose d’excellentes options végétariennes, dont certaines recettes traditionnelles revisitées sans viande. Leur ragoût adjapsandali est délicieux.
Adjapsandali à Tbilissi, Géorgie

Cafés à Tbilissi :

  • Fabrika : nous en parlons plus haut, il s’agit du lieu le plus hipster de Tbilissi. Au rez-de-chaussée se trouve un vaste espace avec tables et canapés qui fait office de café, idéal pour discuter ou travailler pendant des heures sans pression consumériste. Dans la cour, de petits restaurants servent par exemple des hamburgers ou des makis autour de 12 laris.
  • Café Mziuri : au cœur d’un joli petit parc, tel un havre de paix, ce café est idéal pour travailler avec une boisson ou simplement prendre le temps en terrasse.
Café à Tbilissi, Géorgie

Bars à Tbilissi :

  • Chacha Time : un bar au concept amusant, qui transforme des dizaines de cocktails connus en remplaçant l’un des alcools par de la chacha, la liqueur locale. Compter en moyenne 12 laris le cocktail. Ils servent aussi quelques plats intéressants.
  • Wine Factory : un ensemble de bars à vin et restaurants dans le quartier Vera, situé juste au-dessus du Hard Rock Café. Celui du fond, caché sous les arbres, est notre préféré : pas cher et loin de la circulation.

Adresse bonus :

  • Luca Polare : une chaîne de glaciers qui sert des glaces particulièrement bonnes, pour un peu moins de 3 laris la boule.

Se déplacer dans Tbilissi : la ville dispose d’un excellent réseau de transports et les métros comme les bus sont référencés sur Google Maps, ce qui est bien pratique pour préparer son itinéraire. Pour les emprunter, il faut au préalable demander à un guichet de métro la carte rechargeable (2 laris), puis chaque trajet ne coûte que 0,50 lari. Les stations de métro sont plutôt espacées, ce qui rend les bus bien pratiques.

La carte rechargeable permet également d’emprunter le téléphérique qui grimpe à la forteresse Narikala. Le prix du trajet est de 2,5 laris.

Pour le funiculaire qui grimpe sur la colline Mtatsminda, comptez 3 laris par personne l’aller, plus 2 laris pour l’achat d’une carte magnétique spéciale, différente de celle du métro.

Venir depuis l’aéroport : la solution la moins chère est le bus n°37, qui roule même la nuit. Prix 0,50 lari. Faites de la monnaie à l’aéroport car la machine n’accepte pas les billets.

Free Walking Tour : Nous avons suivi deux tours payés au pourboire auprès de la compagnie Hack Tours. Nous les recommandons tous les deux. Le premier visite le centre-ville de Tbilissi, le second appelé « alternative » parcourt le quartier que nous appelons allemand sur la rive nord. Nos deux guides étaient aussi intéressantes et enjouées l’une que l’autre.

Excursions depuis Tbilissi : Nous avons dédié un article à David Gareja, Gori et Mtskheta, des sites historiques qui peuvent se visiter à la journée depuis la capitale.

 

Toutes nos bonnes adresses à Tbilissi sur une carte

 

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11 réponses à “Tbilissi en Géorgie : influences multiples pour une capitale surprenante”

  1. virginie dit :

    Quand votre post est arrivé sur ma boite mail, j’étais en pleine collecte d’infos pour tenter de voir si le prochain voyage est réalisable (temps, budget…) ou si il faut être patient.
    C’est juste ce qu’il me fallait pour changer d’air et me faire rêver.
    La Georgie a l’air plus qu’agréable à visiter, il ne faut juste pas le dire trop trop fort pour éviter que cela ne devienne le dernier spot tendance.
    Tbilissi dégage au travers de vos photos, dessins pleins d’humour et explications une certaine douceur de vivre; de plus, il y a l’air d’y avoir aussi une architecture assez moderne( les ponts sont aussi impressionnants qu’inattendus).
    Dans tous les cas, merci de nous faire partager vos impressions, car ça ouvre pas mal de perspectives et permet de faire découvrir des destinations méconnues .
    Excellente continuation.

    • mifuguemiraison dit :

      C’est où votre prochain voyage ?? C’est vrai que la Géorgie risque de devenir à la mode ces prochaines années. Elle l’est déjà beaucoup auprès des touristes russes. Ce qui est bien c’est que les Géorgiens encouragent le tourisme indépendant, avec des tas de bus locaux, des sentiers de randonnée bien balisés, plein de petites chambres d’hôtes… Pas trop de cars privés qui lâchent tout le monde au même endroit pour l’instant !

      • Virginie dit :

        Le prochain voyage (2019 ou 2020 en fonction du budget pour 1 mois) se sera rando dans le yukon et Alaska, avec 3 jours du côté de Vancouver…
        Si pas le budget pour 2019, ce sera certainement Pays de Galles.
        Dans tous les cas la nature est au programme.
        Bonne continuation.
        Virginie

  2. Bernard & Isabelle dit :

    Une bien agréable immersion dans la capitale géorgienne !

  3. Fany dit :

    Je suis en train de préparer un déménagement à Tbilissi qui devrait avoir lieu d’ici deux semaines, et cet article tombe à pic. Vous m’avez conforté dans l’idée de m’y installer. Merci!

    • mifuguemiraison dit :

      Ah génial ! On espère que t’aimeras autant que nous. Au passage tu vas pouvoir bien explorer le Caucase, faire des randos l’été, du ski l’hiver…
      Bon courage pour les cartons et bonne installation !

  4. Marsuline dit :

    Vraiment sympa vos articles. Ils donnent envie de voyager et sont toujours très complets. Merci encore et bonne journée !

  5. Marie dit :

    Bon, je reprends dès le début, j’étais rester sur les photos déjà tentantes de facebook. Mais si on n’est pas ville, ça à l’air vraiment beau et typique. Allez, je continue mon voyage en Géorgie !

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