Mi-fugue, mi-raison

Visiter Lisbonne à travers mille détours

Publié dans la catégorie Portugal, le 12 juin 2021

Aaaaaaah, la belle Lisbonne ! Nous l’avions déjà visitée, nous ne pensions pas y revenir de sitôt, et finalement les aléas de notre vie nomade nous y redéposent pour notre plus grand bonheur. Nous profitons de son charme et de ses couleurs durant près de quatre mois, de janvier à avril 2021. Parfois depuis la fenêtre, confinement oblige, mais aussi par mille balades, dans les ruelles plus calmes que jamais.

Dessin : petits vieux dans les rues d'Alfama à Lisbonne

Pourquoi écrivons-nous un article sur Lisbonne, alors qu’Internet a déjà du mal à digérer les innombrables précédents ? Pour nous adresser aux flâneurs, aux vadrouilleurs, aux arpenteurs de pavés, aux nez en l’air, à ceux qui souhaitent découvrir la ville sans se presser ni se stresser. Vous vous reconnaissez ? Alors en route !

Comme toujours, les photos sont de Mi-fugue et les dessins de Mi-raison.

 

Alfama, le quartier-village

Située en plein centre de Lisbonne, serrée à flanc de colline entre le château Saint-George et la rive du Tage, Alfama est un labyrinthe médinesque de ruelles et d’escaliers dans lequel on peut se perdre volontairement une ou deux heures. Pendant ce temps, les habitants habitués au va-et-vient hésitant des touristes sortent le barbecue sur une placette qui n’existe sur aucune carte ou se hèlent de fenêtre à fenêtre au-dessus de nos têtes.

Ruelle d'Alfama avec scooter à Lisbonne
Passage dans le quartier d'Alfama à Lisbonne
Orangers dans le quartier d'Alfama à Lisbonne

Quelques monuments existent dans Alfama, mais ils ne sont qu’accessoires. Ici, nous affectionnons le linge qui sèche aux fenêtres, le coiffeur qui attend le client derrière une vitre poussiéreuse, les bars improvisés sur la largeur d’une porte et les orangers tantôt en fleurs, tantôt en fruits.

Linge aux fenêtres à Alfama, Lisbonne
Orangers et fenêtre à Lisbonne

Le quartier d’Alfama

Dessin : Arche et oranger dans Alfama, Lisbonne

C’est ici que Mi-raison s’essaye pour la première fois à l’aquarelle in-situ.

Les fameux azulejos sont un peu partout, sur de nombreux murs. Parfois à l’ancienne, avec des scènes d’un autre temps…

Azulejos à Alfama, Lisbonne

… et plus souvent dans leur version « carrelage », recouvrant des façades entières. 

Azulejo dans une rue de Lisbonne
Azulejos au Portugal
Azulejos à Lisbonne

Parmi les recoins secrets d’Alfama, nous apprécions l’église de Santo Estêvão et le paisible parvis qui se cache derrière, idéal pour un apéro sous les arbres avec vue sur une cascade de maisons.

Église Santo Estevao à Lisbonne, Alfama
Mirador de Santo Estevao à Lisbonne

Lisbonne étant la championne du monde des points de vue, en voici deux très connus, qui offrent une vue plongeante sur les toits rouges : les miradors Santa Luzia et Portas do Sol.

Mirador Santa Luzia à Alfama

Le mirador de Santa Luzia, habituellement plein à craquer !

Mirador Portas do Sol : Alfama à Lisbonne
Toits des maisons, quartier d'Alfama à Lisbonne

 

Dessin : Mirador de Portas do Sol, Alfama, Lisbonne

 

À proximité, siège la singulière cathédrale de Sé, maquillée en château fort. Après vérification, premièrement les cathédrales portugaises ont souvent cette allure de forteresse (Porto, Coimbra, Evora…) et deuxièmement écrire « cathédrale de Sé » est un pléonasme, elles s’appellent toutes « Sé » !

Cathédrale Sé, quartier d'Alfama à Lisbonne

«  quoi un pléonasme ? »

Plus loin vers l’est, nous retrouvons une architecture plus classique avec l’église São Vicente da Fora, ici cachée derrière les arbres roses de mars.

Église São Vicente da Fora à Lisbonne

Église São Vicente de Fora

Puis surgit l’imposant Panthéon national. Les travaux de cette église restant bloqués à cause d’une malédiction, l’État a décidé de la transformer en tombeau pour personnages célèbres.

 

Dessin : footballeur au panthéon de Lisbonne

 

Derrière le panthéon, s’étale les mercredis et samedis le marché de la voleuse. Oui, c’est le nom officiel des puces de Lisbonne (Feira da Ladra en portugais). Plus que les vieilleries mises en vente, nous apprécions l’ambiance de sortie familiale, la grande fresque en faïence, les musiciens…

Feira da ladra à Lisbonne

Feira da Ladra, avec en toile de fond le Panthéon

Façade à Lisbonne près du marché de la ladra
Ladra, marché aux puces à Lisbonne

Que vous passiez dans le quartier un jour de puces ou non, il vaut le coup pour une autre raison : ses terrasses ! Le restaurant italien Focaccia in Giro concocte de redoutables bruschette, mais aussi des sandwichs de focaccia, des capuccinos et du Spritz, naturellement.

Pour un simple verre avec vue sur le fleuve ou un café-croissant du matin, faites halte au kiosque du jardin Botto Machado, parmi les plus apaisants de Lisbonne.

Jardim Botto Machado à Lisbonne

Nous allons sans cesse vous parler de kiosques à boissons dans cet article, c’est l’une des traditions lisboètes que nous préférons !

Plus à l’est encore, à vingt minutes de marche, nous jetons un œil intrigué au Musée de l’Azulejo et repartons ravis. Dans un élégant établissement, il explique comment les Portugais se sont emparés de cette tradition d’abord arabe puis andalouse et en présente une belle brochette, du Moyen Âge à nos jours.

Musée de l'Azulejo à Lisbonne

Le musée de l’Azulejo, que nous recommandons (5€ ou gratuit le dimanche avant 14h)

Musée de l'azulejo à Lisbonne
Musée des azulejos à Lisbonne

 

Mouraria et Graça, ruelles et points de vue

Carte Mouraria Graça Lisbonne

Proche d’Alfama, Mouraria est le quartier dans lequel nous élisons domicile.

Appart avec vue sur Lisbonne, Portugal

Voici Marguerite, l’orchidée qui nous tient compagnie durant la période de confinement strict.

Tout en étant très central, idéal pour explorer Lisbonne à pied, Mouraria est un quartier complexe et multiculturel. Il a commencé sa vie au Moyen Âge en tant que quartier musulman, s’est élargi à de nombreuses autres immigrations, a vu naître le chant portugais du fado et était encore connu il y a quinze ans comme un quartier délabré et malfamé.

Rue jaune dans Mouraria à Lisbonne
Chat sur un scooter à Mouraria, Lisbonne

Entre les murs colorés et ceux garnis d’azulejos, les immeubles abandonnés restent légion. Ils sont toutefois progressivement remis d’aplomb pour accueillir les touristes friands de typicité.

Escaliers São Cristovão, Mouraria, Lisbonne

Les escaliers São Cristóvão et la fameuse fresque de la chanteuse de fado.

Rue à Mouraria, Lisbonne
Quartier de Mouraria à Lisbonne

Typicité n’est pas un vain mot, notre voisine de palier chanteuse de fado tire la chansonnette à toute heure de la journée, le voisin du dessous grille des sardines bien parfumées une fois par semaine, le café d’en bas ne désemplit pas d’habitants du quartier et des cordes croulent sous le poids du linge à toutes les fenêtres.

Dessin : linge qui sèche sous la pluie au Portugal

 

Quartier Mouraria à Lisbonne, Portugal
Azulejos dans le quartier de Mouraria à Lisbonne
Chat et pigeon dans une rue de Lisbonne

Le meilleur moyen que nous connaissons pour profiter de Mouraria en soirée est de réserver une table chez Food Temple, caché dans un recoin, qui installe ses tables directement sur les marches d’un escalier public. Tout est végan, simple, mais délicieux et les serveurs deviennent des amis en moins de deux minutes.

Restaurant Food temple à Mouraria, Lisbonne
Restaurant Food temple à Mouraria, Lisbonne

À la croisée d’Alfama et de Mouraria, lourdement posé sur la colline, le château Saint-George s’impose. Pour fêter le déconfinement, nous avons droit de le visiter gratuitement (8€ sinon), avec pour seule compagnie une famille de paons.

Château São Jorge à Lisbonne

(Cette fois, pas une cathédrale)

Encore plus étonnant, nous surprenons de spectaculaires nuages en train de prendre leur bain dans le Tage. Nous recommandons le château aux amateurs de points de vue. Les passionnés d’Histoire resteront sur leur faim, car les explications sont laconiques.

Vue sur Lisbonne depuis le château
Château Saint-Georges à Lisbonne
Vue sur la place du commerce depuis le château de Lisbonne

Pensez, en quittant le château, à faire un tour du mignon quartier qui habite l’enceinte des murailles.

Rues près du château à Alfama, Lisbonne
Peluches sur une corde à linge à Lisbonne

Tellement mignon qu’on y croise des peluches qui sèchent !

Un autre quartier occupe les hauteurs de Mouraria, celui de Graça. Celui-ci vaut le détour pour au moins deux raisons : son jardin et son mirador.

Le jardin Cerca da Graça est une pelouse bordée d’arbres qui rassemble les habitants du coin au moindre rayon de soleil : les bronzeurs, les sportifs, les promeneurs de chiens, les petits vieux, les marmots, les groupes d’amis. Nous n’avons oublié personne ?

Jardin Cerca da Graça, Lisbonne

Jardin Cerca da Graça

Jardin Cerca da Graça, Lisbonne
Fleurs blanches d'amandier

Au-dessus, le mirador de Graça propose la meilleure vue panoramique de tout Lisbonne. Nous y venons et revenons environ 12 000 fois, à toutes les heures, sous toutes les lumières.

Point de vue sur Lisbonne, mirador de Graça

Et si vous parvenez à attraper une table à la terrasse du kiosque pour le coucher de soleil, vous êtes au paradis.

Chaussettes canards
Bar du mirador de Graça au coucher du soleil
Coucher de soleil sur Lisbonne depuis Graça Coucher de soleil à Lisbonne, mirador de Graça

Le mirador sert accessoirement de parvis à une église et un couvent. Ce dernier, le Convento de Nossa Senhora da Graça, se visite gratuitement. Il recèle un cloître ainsi qu’une grande pièce avec suffisamment d’azulejos pour recouvrir quinze salles de bain. Les yeux des personnages représentés sont mystérieusement tous dégradés, probablement par quelqu’un qui n’aimait pas se sentir observé pendant sa douche.

Façade de l'église de Graça
Visite du couvent de Graça à Lisbonne

Juste à côté, une douce place étale sa fontaine, ses bancs, ses tables de bars et restaurants sous un immeuble bleu turquoise appelé Villa Sousa. Car Lisbonne n’est pas seulement belle : où qu’on aille, on trouve toujours un endroit où s’asseoir loin des voitures et simplement profiter.

Petite place avec fontaine à Graça, Lisbonne
Terrasses de bars à Graça, Lisbonne

L’une des terrasses, celle de Graça 77, propose un menu du midi (soupe + plat) à 5,90€.

Quelques minutes plus loin et plus haut, se trouve le plus perché des miradors de Lisbonne, le Miradouro da Senhora do Monte.

Mirador de Senhora do Monte à Lisbonne

Mais plus haut ne veut pas forcément dire plus beau, nous préférons celui de Graça !

 

Baixa et les bords du Tage

Carte Baixa Lisbonne

En redescendant, nous atteignons le bas-fond de la capitale. Baixa, au centre du centre, possède une particularité rare à Lisbonne, celle d’être plate comme une crêpe. Détruite pendant le grand tremblement de terre de 1755, elle fut rebâtie par un amoureux de grands immeubles à angles droits, tout l’inverse des tortueux quartiers précédents.

Tramway à Lisbonne, Baixa
Vendeur de ballons à Lisbonne la nuit
Ascenseur Santa Justa à Lisbonne

Malgré sa taille, Baixa n’a que très peu d’habitants. Il s’agit surtout d’un lieu de passage, avec des rues piétonnes et des ribambelles de boutiques. Parmi elles, notons deux grandes maisons du pastel de nata qui se concurrencent : Fábrica de Nata et Manteigaria.

Café et pasteis à Lisbonne

Notre préférence va à Manteigaria, le parfum de leurs petits flans tous chauds est plus subtil.

Et puis, impossible de passer par Baixa sans admirer le jaune safran des murs de la Place du Commerce. Ce même jaune qui habille les tramways, funiculaires, bus. La couleur officielle de Lisbonne, en quelque sorte.

Place du commerce à Lisbonne, Portugal

La Praça do Comércio côté pile…

Place du commerce à Lisbonne

… côté face…

Arches de la place du commerce à Lisbonne

… côté côté…

Place du commerce de nuit, Lisbonne, Portugal

… et côté nuit.

Côté Tage, Cais das Colunas est un quai au romantisme fou, spécialement conçu pour regarder le lointain en chantonnant Emmenez-moi au bout de la Terre.

Dessin : Cais das Colonas à Lisbonne

Si vous souhaitez vous adonner à la passion des Lisboètes, c’est le moment de jeter des miettes aux goélands.

Goélands à Lisbonne au coucher du soleil
Goéland dans le Tage à Lisbonne
Cais das Colunas à Lisbonne, Portugal

En partant d’ici, nous aimons suivre le Tage vers l’ouest. Les docks de Ribeira das Naus, ainsi que les pelouses toutes proches, sont parfaits pour un pique-nique en soirée. Idem sur les quais suivants. Conseil : attrapez une part de pizza dans le centre chez Pizzeria Romana al Taglio et une bière Sagres pour venir les déguster près de l’eau au coucher du soleil.

Promenade Ribeira das Naus près du Tage à Lisbonne
Bord du Tage à Lisbonne
Coucher de soleil près du Tage à Lisbonne
Coucher de soleil dans les transats de Ribeira das Naus à Lisbonne

Le Kiosque Ribeira das Naus, recommandé pour ses transats, déconseillé pour ses tarifs.

 

Torel et Intendente, du vert et des verres

Carte Torel Intendente Lisbonne

La grande place Martim Moniz est connue pour être le point de départ de l’emblématique tram n°28. Attention, il n’est pas rare de devoir prendre son mal en patience plus d’une heure pour obtenir un siège dans le désiré tramway.

Tramway jaune à Lisbonne, Alfama

Depuis cette place, nous aimons soit grimper sur la colline de Torel l’après-midi, soit bifurquer vers Intendente le soir.

Le verbe grimper est indissociable de celui de marcher à Lisbonne. Il n’existe pas de balade qui ne sollicite pas les mollets, et plutôt trois fois qu’une ! Mais si nos cœurs battent la chamade, c’est autant pour l’effort que pour… le décor.

Arbres roses à Lisbonne, Martim Moniz
Fleurs roses
Rue de Lisbonne en pente

Une grille en fer mène au jardin de Torel, mini parc un peu secret sur lequel on ne tombe pas par hasard. On y trouve des Lisboètes qui bouquinent, méditent, jouent parfois de la guitare ou discutent à voix basse.

Dessin : les Portugais sont discrets
Jardin de Torel à Lisbonne

Le Jardin de Torel, qui fait aussi office de belvédère.

En soirée, direction le Largo do Intendente. Cette placette hors du centre est entourée de bâtiments pimpants et, surtout, d’au moins cinq terrasses qui s’animent le soir. L’ambiance est un peu moins touristique qu’ailleurs.

Largo Intendente, place à Lisbonne
Largo Intendente à Lisbonne, Portugal

Nous conseillons en particulier le bar Josephine pour ses tarifs doux, ses snacks en cas de fringale et ses serveurs joyeux.

 

Bairro Alto, le quartier des soirées animées

Carte Bairro Alto Lisboa

Pour rester dans le festif, reprenons un tour de montagnes russes pédestres et gagnons le Bairro Alto (quartier haut en portugais). Pour se donner du courage, au pied de l’escalier Calçada do Duque, un stand de ravitaillement de ginjinha sert la fameuse liqueur à la cerise dans un dé en chocolat.

Là-haut, un ensemble de ruelles bien alignées squattent le dos de la colline. Nombreux y sont les immeubles décrépits, abandonnés… et pourtant affublés d’un bar ou d’un restaurant au rez-de-chaussée ! Les cris des noctambules auraient-ils chassé les habitants ? C’est probable. Toujours est-il que si vous aimez noctambuler, ce quartier est pour vous.

Calçada do Duque, escalier à Lisbonne

Calçada do Duque

Quartier du Bairro Alto à Lisbonne

Rue de Bairro Alto

Boutique à Bairro Alto, Lisbonne
Peluches sur une corde à linge
Sardines et fado, Bairro Alto

Abandonné et décrépit lui aussi, mais dans un autre genre, se trouve sur la même colline le couvent des Carmes, dont l’église a perdu son toit lors du grand séisme. Les Portugais ont hésité à la rechapeauter, mais l’ont finalement conservée chauve en hommage aux victimes. Un Lisboète sur cinq, tout de même.

Couvent des carmes à Lisbonne

Porche du Couvent des Carmes

La place des Carmes qui lui fait face est également superbe, avec sa fontaine, son kiosque à boissons et ses arbres (des jacarandas) qui se parent de violet début juin.

Qui dit colline, dit évidemment point de vue. L’incontournable mirador de São Pedro de Alcântara fait partie de nos préférés, vaste comme un parc, surplombant Baixa et affrontant le château de face.

Mirador de São Pedro de Alcântara à Lisbonne

Enfin, si vous avez une fringale dans le quartier, le restaurant Plant Base concocte d’excellents plats à emporter. Plusieurs chefs s’y croisent et s’y mêlent, aux inspirations italiennes ou pakistanaises.

 

Parcs et gourmandises à Príncipe Real et Mercês

Carte Principe Real Lisbonne

Depuis le mirador précédent, il suffit de monter cinq minutes pour se retrouver dans le quartier chic et branché de Príncipe Real. Nous y croisons des boutiques aux tarifs épicés, des concept stores, des restaurants et de nombreux… Français expatriés.

Quartier de Principe Real à Lisbonne
Rue de Lisbonne et pont du 25 avril

Le quartier de Príncipe Real est haut perché, offrant deux ou trois vues de chaque côté, entre ses immeubles.

La principale raison de se promener ici est le jardin de Príncipe Real, qui a la délicate idée de posséder non pas un, non pas deux, mais trois kiosques à boissons ! Dont un sous des banians géants.

Kiosque du jardin de Principe Real à Lisbonne

Jardin de Príncipe Real

Kiosque à Principe Real, Lisbonne

À deux pas, une chocolaterie appelée Bettina & Niccolo Corallo sert ni plus ni moins que le meilleur chocolat chaud du monde, fruité et onctueux. Les Portugais boivent leur chocolat chaud tellement épais que le petit à 2€ suffit. Dégustez-le sur un banc du parc en fermant les yeux et en soupirant de bonheur.

En revanche, nous ne vous suggérons pas vraiment le jardin botanique de Lisbonne, décevant et mal mis en valeur. Peut-être peut-il servir d’îlot de fraîcheur les jours caniculaires (3€).

Visite du jardin botanique de Lisbonne

Jardin botanique de Lisbonne

Jardin botanique de Liisbonne
Oiseaux de paradis au jardin botanique de Lisbonne

En redescendant vers l’ouest, nous atteignons la Praça das Flores dans le quartier de Mercês, aussi connue sous le nom de Parc Netter. Voilà notre square préféré, le plus mignon que nous ayons croisé, avec juste ce qu’il faut : un kiosque, quelques bancs, une fontaine, de grands arbres et des restaurants tout autour.

Parc Netter dans le quartier Merces à Lisbonne
Parc Netter et pigeons, Lisbonne

Le parc Netter

D’ailleurs, l’un des restaurants qui le bordent est aussi un coup de cœur : le Cafeh Tehran avec son adorable petite terrasse et une cuisine perse dans l’assiette. Rien que leur soupe à la tomate est délicieuse, alors imaginez un peu l’aubergine grillée au yaourt !

Cafe Tehran à Merces, Lisbonne

Nous remarquons du papier alu dans les mains des autres flâneurs du quartier Mercês. Après une minutieuse enquête, nous en trouvons l’origine : le glacier italien Nannarella. Le résultat est à la hauteur de la file d’attente, notamment les parfums zabaione (crème aux œufs et porto), framboise et fraise.

Enfin si, comme nous, vous aimez les micro places et les fleurs, vous pouvez jeter un œil à la Travessa da Piedade avant de partir.

Travessa da Piedade à Lisbonne

Jardin de la Travessa da Piedade

 

Estrela, la colline qui vaut le détour

Carte Estrela Lisbon

Nous vous proposons de repartir sur la colline suivante tant que les jambes sont chaudes.

Quartier entre Netter et Estrela à Lisbonne

Estrela est un autre quartier chic qui parle beaucoup français, ce qui nous fait sursauter à tous les coups, ou anglais. Le nombre d’expatriés qui vivent à l’année à Lisbonne dépasse l’entendement.

Dessin : entendre des expatriés partout à Lisbonne

Ceux du quartier sont chanceux, ils vivent à proximité du Jardin d’Estrela, un grand parc plein d’espèces exotiques, d’enfants à trottinette et de bancs à pique-nique. Nous y retournons plusieurs fois sans nous lasser.

Jardin d'Estrela à Lisbonne

Jardin d’Estrela

Jardin d'Estrela à Lisbonne en hiver

À sa sortie, nous jetons un œil à la basilique d’Estrela dont l’extérieur est très réussi, en particulier la coupole. Et cela tombe bien, car il est possible de grimper sur le toit pour l’admirer de plus près et passer le cou pour obtenir une vue vertigineuse sur le chœur de l’église (3€).

Basilique d'Estrela à Lisbonne
Vue sur Lisbonne depuis la basilique d'Estrela

 

Bica, Cais do Sodré et Santos : la liste des quartiers sympas ne s’arrête jamais

Carte Bica Cais do Sobré Santos Lisbonne

Rapprochons-nous du Tage, tout en gardant de la hauteur. Quelques agréables quartiers se prélassent ici, sur le flanc des collines, dont celui de Bica. Nous y passons notre dernière semaine à Lisbonne, à proximité d’un des trois funiculaires jaunes de Lisbonne.

Funiculaire Bica à Lisbonne

Le funiculaire de Bica

Vous remarquerez sur la photo que, même en pente raide, les trottoirs de Lisbonne revêtent des petits pavés blancs bien lisses. C’est adorable, mais un poil taquin en temps de pluie.

Dessin : Les pavés de Lisbonne glissent

Reste que le quartier a beaucoup de charme, avec zéro voiture, du linge qui sèche encore et toujours et des orangers garnis.

Escalier Bica, Santa Catarina, Lisbonne

Le soir, le bas de Bica s’anime à proximité de Cais do Sodré, de la rue rose et du Timeout Market. N’imaginez pas faire vos emplettes dans ce marché, il s’agit d’un immense food court plein de tables.

Praça de São Paulo à Lisbonne

Praça de São Paulo.

En suivant les rails du tram 28 et en nous perdant à droite à gauche, en haut, en bas, nous découvrons quelques autres pépites lisboètes.

Rua Santa Catarine à Lisbonne

Rua Santa Catarina

Quartier Bica à Lisbonne
Quartier Bica, Santa Catarina, Lisbonne
Scène de rue à Lisbonne

Nous vous conseillons par exemple un détour par le mirador de Santa Catarina. La vue a beau être moins dégagée qu’ailleurs, avec immeubles et grues au premier plan, les amateurs de crépuscules répondent présents tous les soirs.

Mirador de Santa Catarina à Lisbonne

Le mirador de Santa Catarina (avec un kiosque, encore un !)

Rue de Lisbonne vers Santa Catarina

En redescendant du mirador de Santa Catarina

La surprise est totale lorsque nous découvrons la Rua da Silva, surnommée depuis peu la Rue verte. L’histoire débuta lorsqu’un jardinier de balcon arrosa par mégarde une vendeuse de bijoux et évolua en… une explosion de verdure.

Green Street à Santos, Lisbonne

Pour ceux qui ont de bonnes chaussures et surtout de bons pieds, la suite de la balade traverse Santos, un quartier bien à l’ouest, jeune et branché. On y trouve des boutiques de créateurs, des restaurants dont beaucoup de brunchs, mais aussi de belles façades et une foule de détails à observer.

Rue de Lisbonne vers Santos
Immeubles aux belles façades à Santos, Lisbonne
Quartier Santos à Lisbonne
Église de Santos à Lisbonne

L’église de Santos, dont l’esplanade accueille un marché bio le samedi.

 

Parc Eduardo VII et musée Gulbenkian

Carte Eduardo VII Lisbonne

Vous reprendrez bien une paire de parcs ? Depuis le centre, empruntez la très longue avenue de la Liberté, mélange de rambla à l’espagnole et de Champs Élysées où les boutiques Rolex et Gucci côtoient le siège du parti communiste. Vous atteindrez le parc Eduardo VII, sorte de vaste piste verte, plantée d’arbustes qui slaloment avec vue jusqu’au Tage.

Parc Eduardo VII à Lisbonne

Sur la gauche, des arbres sous lesquels pique-niquer et/ou faire une sieste. À droite, des serres qui se visitent (3€, gratuites dimanche avant 14h).

Plus au nord encore, nous vous recommandons chaudement le musée Calouste Gulbenkian et en particulier la « collection du fondateur ». Nous pensions nous ennuyer devant des objets antiques comme dans un classique musée d’Histoire. Que nenni, la visite commence avec des objets égyptiens de 4000 ans vraiment très beaux et se poursuit sur la même veine. Ici, les pièces sont choisies pour leur qualité artistique et ça change tout (10€, gratuit le dimanche avant 14h, accessible en métro).

En sortant, nous explorons le parc Gulbenkian accolé (gratuit), très réussi lui aussi, sorte de jungle parcourue de dalles pour se promener, peuplée de félins, de statues et de bibliophiles.

Parc Gulbenkian à Lisbonne
Visiter le parc Galouste Gulbenkian à Lisbonne

Un dimanche matin de janvier au soleil

 

Necessidades et Campo de Ourique, une dernière colline pour la route

Carte Campo de Ourique Lisbonne

Voici deux quartiers excentrés, mais pas au bout du monde non plus. Trois quarts d’heure à pied depuis le centre qui valent la promenade si vous séjournez longtemps à Lisbonne.

Commençons par le Miradouro do Largo das Necessidades. Si vous êtes fans de ponts (on ne sait jamais !), celui du 25 avril est planté juste en face.

Palais Necessidades à Lisbonne

Au dos du mirador, trône le palácio das Necessidades qui renferme un ministère.

La belle surprise du quartier, c’est la Tapada das Necessidades. Ce parc sans prétention, longtemps resté semi-abandonné, a renoué récemment avec le sécateur et la tondeuse. Nous y croisons des canards, un parterre de fleurs sauvages sous les arbres, une vaste pelouse, une verrière surprenante… mais ce que nous préférons, c’est la jungle de cactus, agaves et yuccas qui occupe le haut du parc. Dépaysement garanti.

Parc Tapas das Necessidades à Lisbonne

Dépêchez-vous de découvrir la Tapada das Necessidades, il paraît qu’un projet de privatisation est en cours.

Vue sur le pont depuis le parc Tapas das Necessidades

Nous enchaînons avec le cimetière dos Prazeres. Nous ne le conseillerions pas s’il n’était pas étonnant lui aussi. Oubliez les classiques tombes, nous avons affaire à des milliers de mausolées soignés. Beaucoup sont agrémentés de rideaux de cuisine qui laissent transparaître les cercueils empilés. Brrrrrr !

Cimetière dos Prazeres à Lisbonne

Au bout du cimetière, un chouette point de vue permet de contempler le pont et la forêt de Monsanto.

Visite du cimetière dos Prazeres à Campo de Ourique
Vue sur Lisbonne depuis le cimetière dos Prazeres

Le cimetière s’enchaîne bien avec une nouvelle grimpette jusqu’au quartier Campo de Ourique. Derrière les rues droites et les immeubles entre deux âges, quelques anciennes ruelles de maisons d’ouvriers se cachent, rappelant le passé ouvrier de la zone. Nous aimons les innombrables échoppes qui animent ce quartier, bien loin de l’agitation touristique.

Église Santo Condestavel à Campo de Ourique

Église Santo Condestável à Campo de Ourique

Nous tombons notamment sur un nombre fou de pâtisseries. En France, les boulangeries font accessoirement des gâteaux, au Portugal c’est l’inverse et les Portugais ont une consommation de sucre à faire grincer les dents d’un dentiste.

Nous en profitons pour tester un gâteau de Pâques traditionnel qui nous amuse : des noix, de la cannelle et… un œuf dur au milieu. C’est bon, mais peu pratique à déguster !

Pain à l'oeuf, gâteau de Paques portugais

Pour rentrer, vous pouvez tenter votre chance avec le tram n°28, dont le deuxième terminus se trouve ici.

 

La forêt de Monsanto

Carte forêt de Monsanto Lisbonne

Si vous arrivez à Lisbonne par avion, une immense colline couverte d’arbres vous sautera certainement au hublot : le parc de Monsanto. Nous décidons de nous y dégourdir les jambes par un bel après-midi.

Parc Monsanto à Lisbonne

La forêt est idéale pour cela, elle fleure bon le pin et offre une foultitude de possibilités de promenades, pique-niques ou activités sportives.

Randonnée dans le parc Monsanto à Lisbonne

Pour venir, le bus 711 dépose en un éclair (15 minutes) en plein cœur de la forêt (arrêt Cruz Oliveiras). De là, nous vous conseillons l’aide de cette carte pour imaginer une boucle.

 

Almada, la rive d’en face

Carte Almada Portugal
Autre jour, autre balade. Nous quittons Lisbonne temporairement pour faire connaissance avec la rive d’en face et sa ville Almada. C’est très simple, il suffit de se rendre à l’embarcadère de Cais do Sodré et de monter dans le premier ferry vers Cacilhas (un départ toutes les 15 minutes, 5 minutes de traversée, prix d’un trajet de métro).

Traversée du Tage en bateau entre Lisbonne et Almada

En face, nous débarquons au royaume des pêcheurs et pêcheuses à la ligne. Nous n’avons d’ailleurs jamais croisé autant de pêcheuses femmes qu’au Portugal. Nous décidons de longer le Tage jusqu’à l’immense statue du Christ Roi. Riche idée ! La promenade est originale, entre le fleuve et d’anciens entrepôts devenus supports de street art.

Jardim do rio à Almada

Le Jardim do Rio, avec vue sur Lisbonne

Street art à Almada, Lisbonne
Visite urbex à Almada, Lisbonne

À mi-chemin, nous vous recommandons les mignonnes tables jaunes du restaurant Ponto Final. Nous n’avons pas testé la nourriture (réservation obligatoire), mais avons découvert ici le mazagran, c’est-à-dire un café glacé accompagné de jus de citron et de sirop de canne. La première gorgée détonne, la deuxième étonne, la troisième… est la bonne.

Restaurant Ponto final à Almada, Portugal

 

Dessin : Punto Final, Lisbonne

 

Plus loin, une pancarte interdit le passage, mais tout le monde l’ignore. Nous traversons alors des friches, empruntons les escaliers d’une usine en ruines et remontons vers le Christ Roi. Nous devons nous contenter d’admirer les saintes fesses à travers une grille, la nouvelle du déconfinement n’étant pas arrivée jusqu’ici.

Statue du Christ Roi à Almada, Lisbonne

S’il vous rappelle le Christ rédempteur de Rio, rien de plus normal, il en est directement inspiré.

Pour l’histoire, la statue comme le pont furent bâtis sous la dictature d’António de Oliveira Salazar et l’homme d’acier donna tranquillement son nom au pont d’acier, renommé tout de suite après la Révolution des Œillets (le 25 avril 1974). Nous sommes sûrs qu’il aurait également donné son nom à la statue s’il l’avait pu !

L'hagard Salazar

Nous rentrons par le centre-ville d’Almada, qui ne nous charme pas spécialement. En revanche, nous vous pouvons vous recommander un détour par le mirador du jardim do Castelo, si possible avec des pizzas toutes chaudes attrapées chez Burro Velho.

Rue dans la ville d'Almada, Portugal
Visite d'Almada au Portugal
Jardim do Castelo à Almada

Point de vue sur Lisbonne depuis le Jardim do Castelo

Enfin, si vous restez tard, préparez vos yeux à un coucher du soleil juste derrière le pont du 25 avril (pas de panique, le ferry pour rentrer va et vient jusqu’à 23h30.)

Pont du 25 avril à Almada, Lisbonne

Le pont vous rappelle le Golden Gate Bridge de San Francisco ? C’est normal, il en est directement inspiré.

 

Ah la belle Belém !

Carte Belem Lisbonne

Impossible de venir à Lisbonne sans faire un saut à Belém. Lors de notre visite précédente, nous nous y étions rendus en bus, cette foi-ci nous optons pour le vélo. Une belle virée de quatorze kilomètres aller-retour au bord du Tage, avec juste quelques détours pour éviter les bâtiments du port.

Promenade le long du Tage entre Lisbonne et Belém

À mi-distance, au pied du pont (encore lui), une rangée de bars entoure le port de plaisance de Santo Amaro, un lieu sympa où passer une chaude soirée d’été.

Doca de Santo Amaro à Lisbonne

Doca de Santo Amaro

Permettez-nous un rapide aparté tant que nous sommes ici : tout près se trouve la LX Factory, une ancienne usine repeinte par des artistes, qui héberge une foule de cafés, restaurants et boutiques dans une ambiance détendue.

LX Factory à Lisbonne, Portugal

Nous laissons le bruyant colosse d’acier dans notre dos et poursuivons sur les éternels petits pavés blancs. Sur les conseils du loueur, nous avons opté pour des vélos tout terrain, nettement préférables pour s’éviter une tremblotite aiguë.

Pêcheur sous le pont du 25 avril à Belém
Vélo entre Lisbonne et Belém

Belém arrive alors. Nous commençons par « découvrir » le Monument aux Découvertes, une imposante statue en forme de proue à la gloire de Vasco de Gama, Magellan et autres grands noms de l’histoire maritime du pays. Certains Portugais se demandent si cette ode au colonialisme ne devrait pas être détruite, ce qui fait évidemment débat, en attendant elle ne manque pas d’air.

Monument des découvertes à Belém, Portugal

Les Lisboètes ont trouvé un petit surnom au monument : « Poussez pas derrière ! ».

La tour de Belém, plus loin, fait l’unanimité. Ne vous fiez pas à nos clichés déserts, elle est habituellement entourée d’un demi millier d’appareils photo.

Visite de la tour de Belém à Lisbonne

Pour l’avoir visitée précédemment, l’intérieur n’est pas plus intéressant que l’extérieur, vous pouvez donc garder vos 6€ pour autre chose.

Tour de Belém sous la pluie
Dessin Tour de Belem, Lisbonne, Portugal

Mais Belém est pleine d’autres surprises, dont le Monastère des Hiéronymites, un chef-d’œuvre financé par la prospérité commerciale de l’époque. Nous avons du mal à comprendre par quel miracle le commerce d’épices tout à fait banales aujourd’hui, comme le poivre ou la cannelle, pouvaient rapporter autant d’argent !

Monastère de Hiéronymites à Belém, Lisbonne

Pas de chance, l’ensemble est fermé le lundi, mais nous recommandons l’intérieur dont nous gardons un bon souvenir.

Nous nous rabattons sur le musée Berardo, qui présente une collection d’art moderne et contemporain conséquente. Les  grands noms s’y bousculent : Andy Warhol, Buren, Mondrian… (entrée 5€).

Musée Berard à Belém, Portugal
Musée Berard à Belém, Portugal

Attendez, nous ne pouvons pas repartir sans goûter les authentiques pastéis de Belém ! Quelle différence avec les pastéis de nata ? Aucune, si ce n’est que seuls ceux de la Fábrica dos pastéis de Belém, dont la recette est tenue secrète, sont autorisés à s’appeler ainsi.

Pasteis de Nata dans une boutique de Belém

Tout chauds, à peine sortis du four, ils sont divins.

 

Notre avis sur Lisbonne

Cette ville est tout simplement l’une des plus belles du monde, à notre humble avis. Nous n’avons cessé de nous le répéter tout au long de notre séjour. Des collines, des points de vue, des ruelles qui tournicotent, de belles lumières, des couleurs vives, des détails craquants, des jardins, des terrasses et une infinité de balades au calme, loin des voitures… A-t-on déjà vu une capitale si zen ?

Rue dans le quartier d'Alfama à Lisbonne

À voir autour de Lisbonne

Nous avons aussi usé nos semelles à Sintra (la ville des châteaux), Cascais (l’océan et les plages), Setúbal et le parc naturel d’Arrábida (collines et eaux turquoise). Nous en reparlerons dans des articles détaillés !

 

Avertissement à la population touristique

Nous avons visité Lisbonne dans des conditions spéciales, elle était quasi vide de touristes. Autrement, c’est une ville très (trop ?) visitée, à des niveaux comparables avec Barcelone ou Rome. Des flots d’avions s’y déversent, engendrant des embouteillages sur les trottoirs riquiquis, gonflant les prix des hébergements et générant un début d’agacement compréhensible chez les habitants.

Notre conseil principal serait d’éviter de venir à Lisbonne le week-end, de privilégier la semaine. De la même façon, il vaut mieux préférer l’hiver même si c’est quitte ou double pour la météo. Nous recommandons aussi de se faire discret, de ne pas s’époumoner dans les ruelles, de ne pas tracter sa valise à roulette sur les papapapavés disloquéquéquéqués à 6h du matin, d’éviter les tuk-tuks, segways ou taxis qui dérangent les piétons. Enfin, apprendre à dire bonjour, merci et quelques autres mots en portugais est un petit geste qui peut compter aux yeux des habitants.

Plus d’infos sur cette page rédigée par des Lisboètes.

 

Nos balades et nos bonnes adresses à Lisbonne sur une carte

 

Conseils pratiques pour visiter Lisbonne

Que faire en deux ou trois jours à Lisbonne ?

Nos gros coups de cœur sont les quartiers d’Alfama et de Mouraria, le belvédère de Graça, le jardin de Torel, la place Netter, un coucher de soleil au bord du Tage et Belém à vélo.

Où loger à Lisbonne ?

La ville est si touristique que le choix est vaste, cela dit les tarifs sont plutôt élevés (hors période de pandémie). Si vous avez le sommeil léger, vérifiez bien le niveau d’isolation sonore dans les avis, car c’est un défaut courant à Lisbonne. De notre côté, nous avons beaucoup aimé les deux quartiers où nous avons logé, charmants et permettant de presque tout faire à pied. Le premier était Mouraria, joli quartier historique et typique, entre le centre Baixa et l’adorable Alfama. Le second était Bica, mignon mais moins porté sur les traditions, avec une population plus jeune et de nombreux bars autour.

En résumé :

Se déplacer à Lisbonne

Bonne nouvelle, presque tout peut se faire à pied dans Lisbonne. Dès qu’on s’éloigne un peu, les transports sont efficaces et fiables : Almada (ferry), Monsanto (bus), Belém (tram, bus ou vélo), Sintra (train), Cascais (train) et l’aéroport (métro). Si vous comptez vous déplacer souvent, il devient intéressant d’acheter une carte Viva viagem rechargeable (0,50€) et d’y transférer quelques euros.

Louer un vélo

Nous avons utilisé deux fois des vélos : pour nous rendre à Belém, puis pour découvrir la côte de Cascais (en hissant les vélos dans le train). Il s’agit de deux balades bien protégées des voitures, donc adaptées. Nous ne recommandons pas le vélo pour visiter le reste de Lisbonne, les pistes cyclables sont rares, les pentes raides et les pavés omniprésents !

Plusieurs loueurs existent près du centre, mais nous sommes restés fidèles à Lisbon Bike Rental. Le patron est sympa et professionnel, les VTT sont de très bonne qualité et le tarif est de 16€ la journée. Pensez à réserver.

Free walking tour

Vous commencez à le savoir, nous sommes fans de ces tours guidés payés au pourboire. Mais, déception, ils étaient suspendus pendant notre séjour. Nous en avons identifié trois qui nous auraient intéressés : le centre de Lisbonne, le quartier Alfama et Belém, tous en français.

Nos restaurants préférés à Lisbonne

Focaccia in Giro à Lisbonne

Nous avons eu du mal, en tant que végétariens, à goûter à la cuisine traditionnelle portugaise centrée sur la viande, le poisson et en particulier la morue. Aucun problème au niveau du sucré, là nous étions sur la même longueur d’onde !

Nous avons distillé nos adresses préférées tout au long de l’article, mais nous pouvons les résumer ici :

  • Cafeh Tehran : un iranien déééééélicieux, avec terrasse sur la jolie place Netter.
  • Plant Base : une association de plusieurs chefs vegans qui tournent et changent la carte (italien, pakistanais, hamburgers…).
  • Focaccia in Giro : un italien doté d’une grande terrasse qui sait y faire, avec des sandwichs de focaccia excellents, des bruschette originales, des cafés délicieux, du spritz…
  • Food Temple : un tout petit restaurant vegan dans Mouraria, où l’on mange sur les marches d’un escalier.
  • Nannarella : glaces délicieuses + prix très corrects = longue file d’attente !

Dernier conseil important : il est impératif de réserver son restaurant à Lisbonne, car les tables partent vite (même sans les touristes, pour vous dire !).

Dessin : papi qui nourrit les pigeons à Lisbonne

À lire également, 5 ans plus tôt : notre aventure d’un mois à vélo de Séville (Andalousie) à Lisbonne.

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


Vous avez une question ? Vous repérez une erreur dans l'article ? Une adresse a fermé ? Laissez-nous un message un peu plus bas.


Vous souhaitez nous remercier pour les conseils du blog et nous encourager à continuer ? Voici diverses manières de le faire.

Une question ? Une envie de discuter ? C'est ici !

  1. Valérie dit :

    Géniale, votre épopée lisboète ! Merci pour votre récit, vos photos sont magnifiques, et vos touches d’humour font mouche ! On est toujours aussi fan, on attend avec impatience la suite de vos aventures.

  2. Farida dit :

    Bonjour
    Nous visitons le Portugal en moto depuis un mois et je viens de lire votre article sur Lisbonne avec intérêt.En espérant pouvoir y aller car on parle de nouveau d’un confinement sur la capitale et sa banlieue ?!
    Êtes vous toujours sur Lisbonne ?
    Merci pour vos articles,je garde espoir de pouvoir nous servir de celui que j’adore sur l’Inde … Quand !?🤷
    Bonne continuation à vous 2.

    • mifuguemiraison dit :

      Hello Farida,
      Ça a l’air génial votre voyage !
      Non, on n’est plus à Lisbonne, on l’a quittée il y 2 mois et on visite en ce moment Madère.
      Pour le moment les restrictions ne concernent qu’un seul weekend (jusqu’à demain matin). On ne sait pas pour la suite, mais en vous tenant informés vous devriez avoir le temps de quitter la région rapidement si les interdictions de déplacement se renforcent, non ?
      Bonne route !

  3. Anne dit :

    Très bel article ! Ça donne envie. De mon côté j’hésite à passer un mois au Portugal ou en Grèce. Choix difficile !

Laissez-nous un message

Votre adresse de messagerie ne sera pas visible. Les messages sont modérés et ne sont donc pas publiés immédiatement.