Mi-fugue, mi-raison

Les Visayas d’île en île : Siquijor, Bohol, Bantayan…

Publié dans la catégorie Philippines, le 17 février 2017

Cela fait dix-huit jours que nous sommes aux Philippines. Après Luzon et Palawan, nous décidons de nous attarder les vingt-quatre jours suivants dans les Visayas, un groupe d’îles qui représentent plus ou moins la région centrale de l’archipel philippin.

Les fêtes de fin d’année approchent et nous avons très envie de deux choses :

Chefs cuisiniers

Cela fait un moment que nous ne sommes pas passés derrière les fourneaux et nous pouvons dire que la cuisine philippine ne nous convainc pas beaucoup.

Coucher de soleil dans un transat

Oui c’est très « cliché », mais il faut bien l’expérimenter une fois dans sa vie, non ?

 

Les Visayas nous offrent de belles surprises, malheureusement accompagnées de quelques déceptions. Focalisons-nous d’abord sur le positif ! Cet article vous conte nos aventures par ordre de préférence.

 

Siquijor ★★★

Siquijor est une île maudite. Les croyances populaires prétendent qu’elle est hantée par de mauvais esprits, que ses habitants pratiquent la magie noire. À tel point que certains Philippins tremblent à l’idée d’y poser le pied.

Probablement pour cette raison, Siquijor ne s’est jamais vraiment développée et a conservé une belle nature verdoyante. Une route bordée de cocotiers encercle l’île, tandis que quelques chemins de traverse montent se perdre dans les collines.

Siquijor, Philippines Siquijor, Philippines

Aucun fantôme à l’horizon, pas même le spectre d’un ectoplasme. Seulement des Philippins au sourire facile !

Nous sommes surpris de constater que les côtes sont surtout constituées de rochers et que les plages ne sont pas le point fort de l’île. Nous en dénichons quelques-unes vers San Juan, pas franchement propices à la baignade mais bien agréables pour une promenade en fin d’après-midi et pour observer le coucher du soleil.

Siquijor, Philippines Siquijor, Philippines Siquijor, Philippines

Nous nous mettons en tête de trouver un spot de snorkeling, notre nouvelle passion. Sur les conseils de voyageurs, nous débarquons sur la plage d’un superbe hôtel, malheureusement un poil au-dessus de notre budget.

Les fonds sont effectivement superbes, avec de beaux récifs, des étoiles de mer bleu-fluo et des poissons amusants. Il y a celui qui imite le sable à la perfection, celui qui semble avoir avalé une brique tant sa tête est carrée, celui qui est au contraire tellement étroit qu’il est obligé de se pencher pour manger… Et puis on trouve de nombreux poissons-clowns, avec des teintes allant de l’orange au noir. Ils sont faciles à repérer : chaque anémone en abrite une famille. Eux seuls sont capables de toucher une anémone sans ressentir sa piqûre, un super-pouvoir qui permet de faire la sieste sans être enquiquiné.

Siquijor, Philippines

La plage de l’hôtel n’est pas mal non plus !

Notre meilleure découverte à Siquijor sont les Cambugahay Falls, un ensemble de petites cascades et de bassins dans une rivière tellement turquoise que nous soupçonnons une pointe de sorcellerie. Fait encore plus étrange en montagne : l’eau n’est pas glaciale, elle est tiède et agréable !

Cambugahay Falls, Siquijor Cambugahay Falls, Siquijor

En plus des piscines et des plongeoirs naturels, l’eau a creusé dans la roche des espèces de jacuzzis dans lesquels le courant remplace les jets d’eau. L’ambiance est joyeuse et le cadre particulièrement sympathique !

Le 31 décembre, nous voulons ce fameux cocktail sur la plage ! Nous nous mettons sur notre trente-et-un, du moins nous faisons un effort en sortant le t-shirt le moins froissé de notre sac, et montons sur le scooter en direction de San Juan où nous avons repéré un bar-restaurant prometteur. Bonne pioche, nous profitons de leur petite terrasse « spéciale coucher de soleil », romantique à souhait, avant de déguster un excellent repas, affalés dans un coussin géant avec un concert de reggae philippin.

Siquijor, Philippines Cocktails sur la plage Concert à Siquijor

Dès que sonnent les douze coups de minuit, les Philippins ont une tradition plutôt… bruyante ! Klaxons, vrombissements de moteur, pétards, vuvuzelas, chaîne hi-fi survoltée… C’est à qui fera le plus de bruit pour éloigner les mauvais esprits. Sans pouvoir comparer avec les autres îles, le tintamarre est tel que nous obtenons la confirmation que ceux-ci sont nombreux à Siquijor !

Dessin : nouvel an aux Philippines

En conclusion, même s’il n’y a pas beaucoup de choses à faire à Siquijor, nous avons bien aimé son ambiance détendue et sans prétention. Qu’elle soit hantée ou non, elle nous a enchantés.

Informations pratiques sur Siquijor

Ferry depuis Dumaguete : La traversée dure 1h30 et coûte 130P par personne. Nous vous conseillons fortement d’acheter des pilules d’antivomitif (les pharmacies philippines les vendent à l’unité) car le bateau est petit et tangue énormément. Attention également à réserver car nous avons dû laisser partir des bateaux trop pleins.

Hôtel : Nous avons séjourné au Isla Inni, un hôtel à prix correct qui propose des chambres bien propres. Il n’est pas très loin du débarcadère mais malheureusement éloigné des plages et des restaurants, ce qui rend le scooter obligatoire. Nous vous recommandons donc plutôt de rechercher des établissements à San Juan. Pour ceux qui cherchent à se faire plaisir, voici par exemple l’hôtel où nous avons observé les poissons : Coco Grove Beach Resorti.

Restaurants : Siquijor possède quelques bonnes adresses :

  • Notre coup de cœur est le Baha bar, le restaurant du réveillon où nous sommes retournés ensuite. Une cuisine inventive et des saveurs subtiles pour un bon rapport qualité/prix. Nous désespérions de trouver un si bon resto un jour dans ce pays !
  • Un Français sympathique tient une excellente petite pizzeria au nord de l’île appelée The Little Molmol.
  • Enfin, une Japonaise a ouvert son restaurant Saki en haut d’une colline avec une superbe vue sur la côte. Les plats sont soignés et cuisinés avec les légumes du jardin. Elle met aussi quelques grandes maisons en location ici sur AirBnb pour un prix très honnête. C’est loin des plages de San Juan, mais le lieu est tellement beau et calme que nous regrettons de ne pas avoir repéré cet hébergement avant.

Snorkeling au Coco Grove : Il faut en théorie se présenter à l’accueil et payer un petit droit de passage mais les hôtesses étaient occupées avec des clients et nous en avons eu marre d’attendre. Avoir son propre équipement masque et tuba semble impératif car nous n’avons pas aperçu de loueur.

Location de scooter : Tous les hôtels proposent des scooters à la location et les tarifs oscillent entre 300 et 350P. Les routes sont paisibles et ne présentent aucun danger.

 

Bantayan ★★★

Bantayan est une petite île située au nord de Cebu avec une superficie plus ou moins égale à celle de Paris. Plus à marée basse, moins à marée haute.

Là encore, nous avons savouré l’ambiance tranquille qui donne simplement envie de prendre son temps et d’apprécier la vie. Il y a bien cette fois-ci une grande et belle plage, mais qui restera balayée par un vent à faire danser les cocotiers durant tout notre séjour. Cela ne se remarque pas sur les photos !

Plage de Bantayan, Philippines Plage de Bantayan, Philippines Plage de Bantayan, Philippines Plage de Bantayan, Philippines

Le samedi après-midi, les Philippins louent des petits cabanons sur la plage avec télévision intégrée afin de s’adonner en famille à leur passion : chanter faux. Le videoke est le nom local du karaoké et, même si les chanteurs semblent parfaitement sérieux et concentrés, la justesse des notes est rarement au rendez-vous.

De façon générale, la musique est omniprésente aux Philippines, que ce soit dans les cafés, les hôtels, les transports, les fêtes dans la rue. Quant à la télévision, elle déborde de télé-crochets. Le plus amusant, c’est que leur préférence va aux chansons des années 90 et 2000. Nous retrouvons avec surprise les tubes oubliés de notre adolescence : Ronan Keating, Shania Twain, Shaggy…

À la nuit tombée, de nombreux petits restaurants se déploient sur une place au centre de Santa Fe, ce qui permet de manger dans une ambiance agréable. En musique, bien évidemment.

Nuit à Bantayan

Un matin, nous nous rendons dans un café tenu par un Français. Oooooh ! Aaaaah ! De la baguette bien fraîche, des croissants, ça faisait longtemps ! Comme la plupart des étrangers installés dans le pays, il est marié à une Philippine. Celle-ci, très sympathique, nous conduit chez son amie qui loue des vélos. En route, alors que nous sommes trois sur le même scooter tels de vrais Asiatiques, nous lui demandons ce qu’elle sait dire en français : « Tu me casses le bonbon » !

Les vélos de l’amie sont en bien mauvais état mais nous obtenons un bon tarif. Lorsque nous expliquons que nous nous rendons à Bantayan Town, à dix kilomètres seulement, la loueuse est admirative. Les Philippins n’ont pas une grosse culture sportive et nous avons l’impression d’être des athlètes de haut niveau en comparaison. La distance se fait pourtant très facilement, sur une route goudronnée plate et calme.

Rue de Santa Fe, Bantayan

Tout le monde nous salue, le capital sympathie du vélo se vérifie partout. La petite ville de Bantayan Town est plus animée et moins touristique que Santa Fe. Un original concours de crèches de Noël en matériaux recyclés occupe la place principale, en face d’une vieille église de l’époque espagnole.

Noël aux Philippines Noël aux Philippines Eglise de Bantayan

Étonnamment, le port de Bantayan possède une ambiance bretonne, pas du tout tropicale. Aucun cocotier à l’horizon, juste une tiède brise et des bateaux posés sur le sol à marée basse.

Vélo à Bantayan, Philippines Bantayan town

Conseils pratiques sur Bantayan

Transport depuis la ville de Cebu : Des bus partent régulièrement depuis le terminal nord. Le trajet dure quatre heures (bouchons compris) jusqu’au ferry et coûte 160P par personne. Les ferries partent une à deux fois par heure et le trajet dure une heure pour 170P.

Hôtel : Nous avons choisi de dormir au Cou Coui. Il n’a pas beaucoup de charme mais il est bien situé dans Santa Fe et les chambres sont propres, avec climatisation et eau chaude.

Restaurants : Les bons plans se trouvent tous sur la même place qui fait office de food court. Nous recommandons le superbe petit restaurant italien Ale Pasta Basta, situé tout au fond. La cabane à burritos n’est pas mal non plus.

Location de vélo : Nos vieux vélos étaient à 100P la journée. Les autres loueurs de Bantayan proposent des vélos récents entre 150 et 200P.

 

Bohol ★★☆

Bohol est une île de taille plus importante, qui propose quelques belles découvertes. Nous avons logé dans la presqu’île de Panglao, connue pour ses plages et son ambiance festive.

De là, nous avons fait une longue expédition en scooter pour observer les Chocolate Hills. Le centre de Bohol est singulièrement parsemé de plus d’un millier de petites collines de hauteur similaire.

Chocolate Hills, Bohol, Philippines

Elles doivent leur nom de « collines chocolat » à leur couleur habituellement marron lors de la saison sèche. Pour notre part, nous avons la version pistache qui a son charme elle aussi.

Hélas, rien n’est prévu pour pouvoir randonner dans la région et tous les touristes s’agglutinent donc au point d’observation officiel, en haut de l’une des collines. Il n’empêche que la vue impressionne…

Chocolate Hills, Bohol, Philippines Chocolate Hills, Bohol, Philippines

Les autres curiosités de la région sont les tarsiers, de minuscules boules de poils pas plus grosses qu’un pamplemousse et qui vivent la nuit. Elles sont tellement craquantes avec leurs immenses yeux qu’il serait tentant de les transformer en peluches.

Tarsier, Bohol, Philippines Tarsier, Bohol, Philippines

Malheureusement, ce sont des petits animaux très fragiles, en voie de disparition, qu’un stress trop important peut envoyer au paradis. C’est pourquoi nous vous supplions de bien faire attention à ne pas vous rendre dans n’importe quel centre d’observation. Choisissez le Philippine Tarsier & Widlife Sanctuary, un vrai sanctuaire qui ne présente qu’une poignée de tarsiers, dans de bonnes conditions. L’argent récolté permet d’en protéger une centaine d’autres dans la forêt attenante. Munissez-vous d’un bon zoom et faites-vous aussi discrets que les bébêtes.

Tarsier, Bohol, Philippines

Nous nous offrons avant de quitter Bohol une très belle excursion nocturne en kayak sur la rivière Abatan. Bien après le coucher du soleil, nous glissons sur l’eau dans la nuit noire et sous un silence olympien. L’objectif est d’observer les lucioles, qui élisent certains arbres et s’y retrouvent tous les soirs pour clignoter à l’unisson. L’arbre semble alors se balancer, onduler, danser, c’est vraiment sublime.

Dessin animé lucioles

À un moment, le guide arrête notre petit groupe de quatre sous l’un de ces tourbillons de lumière et nous nous allongeons en arrière dans les kayaks. De sa douce voix, il commence à nous raconter la vie de ces « mouches de feu », puis les enjeux écologiques autour de la rivière. Une expérience inoubliable.

La Lune nous sourit dans un coin du ciel. Sous les tropiques, l’astre n’est pas orienté vers la gauche ou vers la droite comme plus au nord, en France par exemple. Ici, soit elle se réjouit, soit elle fait la tronche.

Conseils pratiques sur Bohol

Transport depuis Siquijor : Nous sommes repassés une nuit par Dumaguete. Un bateau fait le trajet Siquijor-Bohol via Dumaguete, ce qui évite de prendre deux billets, mais il était complet.

Transport depuis Dumaguete : Plusieurs compagnies proposent chaque jour le trajet en bateau. Les billets s’achètent au port et il est recommandé de réserver, en particulier à la saison des fêtes. La traversée dure deux heures pour 700P par personne. Le terminus est Tagbilaran, ville depuis laquelle nous avons pris un tricycle vers Danao Beach pour 300P.

Hôtel : Nous recommandons grandement Imagine Boholi. Les maisonnettes mises en location par ce couple franco-philippin accueillant sont parfaites : neuves, propres, grandes, bien équipées et bien décorées. Il ne manque que la proximité immédiate de la plage.

Scooter : Notre hôte a fait appel à un loueur du voisinage qui nous a apporté une belle machine neuve pour 350P.

Kayak nocturne : La sortie en kayak dure deux heures et n’est pas très difficile. Le tarif de 1950P par personne comprend le transport depuis l’hôtel ainsi qu’un bon repas sur place, au retour de la rivière. Contacter Kayakasia par mail : kayakbohol@gmail.com.

 

Camiguin ★★☆

Oui, encore une île ! Parce que nous répétons un peu trop le mot « île », nous vous proposons de le remplacer par « planète », si vous êtes d’accord.

Depuis Bohol, nous empruntons le ferry intersidéral à l’astroport de Jagna, qu’il faut prononcer « Hagna » pour se faire comprendre des Boholiens. Dans ce ferry, comme dans tous les ferries de la galaxie des Philippines, nous repérons des cartons qui chantent « cocorico ». Nous ne comprenons pas bien si les autochtones transportent leurs coqs pour les offrir à leurs proches, comme nous apporterions des chocolats, ou pour les faire combattre.

Nous sommes accueillis à Camiguin par des trombes d’eau. Nous apprenons que la première semaine de l’année, tout début janvier, est systématiquement la plus pluvieuse de l’année. Ça ce n’est vraiment pas de chance car nous attendions beaucoup de cette planète… Nous restons à l’hôtel, enfin à la station spatiale, travaillons, marchons sur la plage sous nos parapluies…

Plage de Camiguin
Parapluie naturel

Parapluie en matériaux recyclables

Le quatrième et dernier jour, le déluge se calme enfin. Ni une, ni deux, nous sautons sur un scooter pour découvrir la planète. Nous grimpons un chemin de croix jalonné de sculptures du Christ dans un style… un peu kitsch !

Chemin de croix à Camiguin, Philippines Camiguin, Philippines

Là-haut nous avons la tête dans le brouillard. C’est toujours mieux que la pluie !

Un peu plus loin, nous jetons un œil troublé au cimetière englouti, le Sunken Cemetery. En 1950, une violente éruption volcanique déplace ce morceau de terre sous le niveau de la mer. Par chance, tous les habitants du cimetière étaient déjà décédés. Malheureusement la catastrophe fait trois mille morts dans le reste de l’île de Camiguin. La croix qui dépasse aujourd’hui de l’eau n’est pas un vestige de l’ancien cimetière, comme nous l’avions cru, mais un hommage aux victimes.

Sunken cemetery, Camiguin

Nous tentons ensuite de nous rendre sur White Island, un banc de sable couleur sucre entouré d’eau turquoise… enfin d’après les photos qui nous ont fait baver sur Internet. Aucun bateau ne s’y rend ce jour-là à cause du mauvais temps. Nous décidons d’aller observer une cascade, glissons dans la gadoue. Impossible d’avancer plus, nous rebroussons chemin. Alors nous nous rabattons sur les « hot springs », un ensemble de bassins de différentes températures chauffés par le volcan. Ils sont en mauvais état. Un panneau indique très sérieusement qu’en raison de la sécheresse, seuls deux des dix bassins sont ouverts. Sécheresse, vraiment ?!

Plage de Camiguin, Philippines

Nous ne sommes pas rancuniers, puisque nous recommandons Camiguin malgré nos mésaventures ! La planète a tout pour plaire et pourrait être magnifique sous le soleil. L’administration locale prend particulièrement soin de l’environnement et cela fonctionne car la nature est belle et préservée. Il faut juste éviter le mois de janvier !

Camiguin, Philippines Île de Camiguin

 

Conseils pratiques sur Camiguin

Transport depuis Bohol : Depuis la presqu’île de Panglao sur Bohol, nous avons emprunté un tricycle jusqu’au terminal de bus de Tagbilaran (300P pour deux). Des bus publics partent très régulièrement vers l’est en faisant arrêt à Jagna (62P par personne). Toute la difficulté est de parvenir à connaître à distance les horaires de départ du ferry vers Camiguin, car ils sont juste imprimés sur une feuille au guichet du port. C’est généralement un jour sur deux en matinée mais les horaires changent tout le temps selon le bon vouloir de l’équipage. La traversée en elle-même est plutôt confortable, prend quatre heures et coûte 450P.

Hôtel : Nous avons séjourné au Marianita’s Cottagesi, qui propose de jolies chambres en bord de mer. Mauvais point pour le wifi défaillant et le petit déjeuner taille enfant qui ne vaut pas le supplément de prix.

Restaurant : Guerrera est le meilleur de l’île, et de loin. Nous avons adoré ses recettes inspirées des divers pays asiatiques et son large choix végétarien. Une bouffée de bonheur pour les gourmets qui visitent les Philippines !

 

Negros et Dumaguete ★☆☆

Negros est la quatrième plus grande île des Philippines. Nous avons prévu de nous y attarder une semaine afin de passer Noël dans la grande ville de Dumaguete, surnommée « la ville des gens gentils ».

Supermarché à Dumaguete

Jingle bells, jingle bells…

Ce n’était pas une bonne idée. Dumaguete est embouteillée, polluée et manque cruellement de charme. Nous ne réussissons pas à nous rapprocher des Philippins et à expérimenter leur gentillesse. Par ailleurs, nous sommes surpris par le nombre de vieux hommes blancs qui flânent seuls dans le centre-ville, avant de comprendre écœurés qu’il s’agit de touristes sexuels.

Dumaguete, ville polluée

Heureusement, nous réussissons notre réveillon ! Nous profitons d’avoir une cuisine pour nous préparer un bon petit plat et déguster une bonne bouteille de vin australien.

Dans la région, nous rendons visite aux Twin lakes. Les lacs ne sont pas exceptionnels en soi, mais cette sortie dans la nature nous permet de nous décrasser les poumons. Il est possible de louer un canoë sur le premier lac pour rejoindre le second.

Twin lakes, Negros, Philippines Twin lakes, Negros, Philippines
Twin Lakes, Negros

Lilalilalou… je fais semblant pour la photo…

Twin Lakes, Negros

Autre attraction du coin : la cascade de Casaroro. Sans être impressionnante, elle représente une belle pause dans une nature foisonnante.

Casaroro falls, Negros

Enfin, nous apprécions la grande et calme plage de sable noir de Dauin, un bon endroit pour barboter tranquille et savourer le fait d’être à l’eau un 25 décembre.

Plage de Dauin, Negros

Par curiosité, nous jetons un œil sous l’eau et tombons nez à nez avec des dizaines de vers, longs de trente centimètres qui vivent accrochés au fond de l’eau par leur arrière-train. Chaque fois que nous approchons, ils se rétractent, affolés, dans leurs trous. Il se passe de ces étrangetés sous les vagues !

Dessin : vers marins Bord de mer à Negros, Philippines

Les environs de Dumaguete sont donc plus intéressants que la ville, mais ils ne justifient pas le détour sur l’île de Negros, à notre humble avis.

Conseils pratiques sur Dumaguete et Negros

Transport depuis Bantayan : Pour les rares personnes qui voudront nous imiter, un bateau quitte tous les jours le port de Bantayan Town (et non celui de Santa Fe). Il rejoint Cadiz au nord de Negros. De là, un bus mène à Bacolod, une nouvelle ville philippine sans charme où nous avons passé une journée pour couper le trajet. Ensuite, un voyage de sept heures en bus permet d’atteindre Dumaguete.

Hôtel : Nous avons réservé un grand cottage avec une cuisine bien équipée, un grand salon et une terrasse agréable aux Camlann Cottagesi, en banlieue de Dumaguete. Comme il y a deux chambres, ce peut être un bon plan pour ceux qui voyagent à quatre. Pour un environnement plus glamour, il faut probablement privilégier les resorts en bord de mer de Dauin.

Restaurants : Bonne chance…

 

La ville de Cebu ☆☆☆

Avec son aéroport, Cebu est une base inévitable pour explorer les Visayas. Tentaculaire, embouteillée, présentant des écarts de revenus importants entre les habitants, il s’agit encore de l’une de ces villes philippines qui n’ont rien pour elles. À part si vous aimez passer des heures dans les embouteillages, ne commettez pas la même erreur que nous en recherchant un hôtel dans le centre-ville entre deux trajets en bus, bateau ou avion.

 

Notre avis sur les Visayas

L’archipel nous a laissé une impression mi-figue mi-raisin. Certaines îles nous ont beaucoup plu, avec leur douce ambiance loin de l’agitation touristique de Palawan. Les paysages de bord de mer sont magnifiques, l’intérieur des terres un petit peu moins. En revanche, il est facile de déchanter en s’éloignant de ces endroits idylliques. Les villes nous ont particulièrement démoralisés. Les transports étant lents et peu fiables, nous vous recommandons de ne pas courir dans tous les sens, de limiter vos déplacements et de passer plus de temps sur la plage. Oh, et renseignez-vous sur la météo !

 

Sur une carte

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Ce que nous aimons, c'est prendre notre temps. Alors, nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter, afin de nous imprégner des ambiances particulières à chaque coin du monde. Pour en savoir plus, c'est ici.


13 réponses à “Les Visayas d’île en île : Siquijor, Bohol, Bantayan…”

  1. Claire dit :

    Merci pour ce chouette carnet et vos superbes photos ! On a beau être près d’un paradis marin en ce moment, ça me donne envie de m’envoler pour les Phillipines 🙂 Oh et les longs vers qui rentrent dans le sable dès qu’on s’approche, ce sont des anguilles jardinières !

    • mifuguemiraison dit :

      Haha elles sont marrantes ces anguilles ! Merci pour l’info 🙂
      Ce sont donc des poissons et non des vers. Dire que nous désespérions car nous ne croisions aucun poisson sur cette plage !

  2. Isabelle dit :

    Du kayak, voilà qui change du canoé ! J’ai un faible pour vos lucioles et les Cambugahay Falls. Encore un article bien dépaysant, une belle escapade virtuelle…

    • mifuguemiraison dit :

      Les lucioles étaient vraiment magiques. C’est grâce à vous que nous y sommes allés !
      Encore quelques escapades virtuelles avant une escapade bien réelle.

  3. Marie dit :

    Merci pour ce point de vue des différentes îles, si j’ai bien compris, j’attends la suite !!

  4. Virginie dit :

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre blog en cherchant des infos sur Singapour.
    Il est juste parfait !
    Nous sommes 3 (1ado de 13 ans ) tous les 3 , passionnés par la découverte du monde qui nous entoure.
    Votre parcours est très intéressant, on sort des classiques tour du monde .
    Les photos sont superbes, les illustrations parfaites .
    Vous allez me faire patienter tranquillement jusqu’à cet été ou nous découvrirons Singapour lors d’une grande escale, puis l’ouest australien.
    Merci, je vais continuer à vous suivre avec plaisir.
    Bonne route
    Virginie

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour Virginie. Merci pour ton commentaire qui nous fait super plaisir !
      L’Australie nous fait très envie, alors un jour c’est nous qui suivrons vos traces 🙂

  5. geoffrey dit :

    J’ai comme l’impression que la nourriture occidentale commence sérieusement à vous manquer !

    Magnifiques petites collines. A quoi cela est-il dû géologiquement parlant ?

    Bel article, malgré on l’a compris certaines déceptions.

  6. Angie dit :

    Certes les Philippines se trouvent sous d’autres latitudes mais elles sont néanmoins dans l’hémisphère nord….

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