Mi-fugue, mi-raison

Deux jours à Torres del Paine, randonnées entre lacs et montagnes

Publié dans la catégorie Chili, le 13 février 2021

Sur près de la moitié d’un continent, l’Argentine partage la Cordillère des Andes avec son étroit voisin, le Chili. La règle de démarcation est simple : si une goutte d’eau versée se jette dans l’océan Atlantique, alors vous êtes en terre argentine. Si elle rejoint le Pacifique, vous êtes chez les Chiliens. Sans y prendre garde, un jour où nous n’avons plus une goutte en gourde pour nous repérer, nous nous retrouvons au Chili. Coup de chance, nous tombons près de l’un des plus beaux parcs naturels de Patagonie : Torres del Paine !

Carte Torres del Paine

 

Torres del Paine, le paradis perdu des randonneurs

Au tout début de la préparation de notre voyage, Torres del Paine était l’étape qui nous faisait le plus rêver. Des paysages incroyables, de grandes étendues sauvages, des glaciers, des pics, des lacs et des sentiers de randonnée mythiques. Sauf qu’à force de nous renseigner, nous avons progressivement déchanté, jusqu’à éliminer Torres del Paine de notre circuit patagonien.

De ce que nous avons décodé, la force du bouche-à-oreille a progressivement transformé en autoroutes les deux uniques circuits de marche. La direction du parc a réagi, mais pas de la façon la plus conviviale. Elle a choisi de faire grincer les dents des randonneurs en augmentant les tarifs et en rendant obligatoire la réservation des campings ou des refuges, dès lors complets des lustres à l’avance.

Et puis nous avons discuté avec un couple de voyageurs arrivant droit de Patagonie, ravis par leur expérience à Torres del Paine. Ils nous ont suggéré leur solution, plus polluante certes, mais beaucoup plus simple et finalement moins onéreuse : la voiture. Merci à eux, nous serions passés à côté de l’étape la plus spectaculaire de notre voyage !

Puerto Natales, bienvenue au Chili

Puerto Natales, notre point de chute, est un village éloigné du reste du Chili par deux jours de ferry à travers les fjords. En revanche, il se rejoint aisément par l’Argentine. Aisément est un grand mot, nous avons tout de même mis vingt-cinq heures en bus depuis Puerto Madryn. La Patagonie se mérite. D’ailleurs, prendre l’avion c’est tricher !

Ici flotte un parfum de bout du monde : peu de passants dans les rues, des paysages sauvages à l’horizon et des nuages fâchés qui traversent le ciel à bride abattue. Les habitants semblent compenser la météo tourmentée à la manière scandinave, c’est-à-dire en enjolivant d’une touche colorée les extérieurs et en aménageant chaleureusement les intérieurs. Les cafés, en particulier, sont très confortables.

Maisons en bois à Puerto Natales au Chili

Nous restons cinq jours à Puerto Natales. C’est plus qu’il n’en faut pour explorer la bourgade et le parc naturel voisin, trois jours peuvent suffire. Mais cela nous permet de prendre le temps de respirer le grand air austral, de rattraper du travail en retard et de nous promener dans les rues.

Ville de Puerto Natales au Chili
Église Maria Auxiliadora à Puerto Natales en Patagonie
Chien en manteau

Nous visitons au passage le petit musée d’histoire (environ 1€ l’entrée) qui fourmille de détails sur la région, sur la naissance de Puerto Natales et sur les Tehuelches, les Patagoniens d’origine.

Difficile, à Puerto Natales, de ne pas remarquer la silhouette d’ours qui trémousse son popotin sur tous les panneaux de la ville.

Mylodon sur les panneaux de Puerto Natales

Il ne s’agit pas d’un ours, mais d’un mylodon (énorme paresseux préhistorique, deux fois plus lourd qu’un hippopotame). Ses restes ont été découverts pour la première fois dans les environs de Puerto Natales, au fond d’une caverne qui se visite.

Dessin : la cave du Mylodon, Puerto Natales, Chili

Nous ne l’avons pas visitée par mylodonesse (énorme paresse préhistorique, deux fois plus lourde qu’une hippopotamesse).

Enfin, qui dit Puerto, dit port. Et qui dit port, dit étendue d’eau. Nous ne savons pas bien comment décrire celle de Puerto Natales : lac, fjord, canal, fleuve, mer, océan… ou tout à la fois, puisque l’eau relie les glaciers au Pacifique. Nous la trouvons fascinante, d’un bleu intense, cernée de montagnes enneigées.

Ponto sur le lac à Puerto Natales au Chili
Paysage de lac et montagne à Puerto Natales
Paysages de montagne à Puerto Natales au Chili

Un vieux bus a tout compris au pouvoir hypnotique du lieu et à notre besoin de nous abriter du vent. Il s’agit du Nomad Coffee Truck, qui s’est reconverti en distributeur de cafés et d’excellents chocolats chauds, avec vue sur l’immensité de la Patagonie.

Chocolat chaud avec vue en Patagonie chilienne

C’est justement dans les montagnes, tout au fond, que nous allons vous emmener maintenant.

Nous louons une voiture, des duvets, cuisinons quelques pique-niques d’avance, nous couchons tôt. Puis partons à la…

 

À la découverte du parc Torres del Paine

Nous choisissons de passer deux jours et une nuit dans le parc afin de l’explorer à notre rythme et surtout d’y randonner.

Voici notre planning :

  • un réveil matinal pour atteindre le parc à l’aube,
  • trois mini-randos le premier jour,
  • quelques heures de sommeil dans la voiture, en baissant les sièges,
  • un nouveau réveil matinal, voire nocturne,
  • la grosse grimpette jusqu’aux Torres, le plus célèbre des points de vue, avant le lever du soleil,
  • la redescente, quelques dernières photos et retour à Puerto Natales.

 

Nous quittons Puerto Natales une heure avant le lever de soleil. Progressivement, le long des 90km qui nous séparent de l’entrée du parc, les montagnes se teintent d’orange. Nous sommes aux anges.

Lever de soleil dans le rétroviseur
Lever de soleil en route vers Torres del Paine
Paysage à l'approche du parc Torres del Paine

Une fois l’entrée du parc payée et franchie, nous prenons la première à gauche vers le lac Grey. Nous longeons des steppes jaune fluo, ainsi qu’une rivière impétueuse à deux doigts de sortir de ses gonds. Mais ce qui nous fascine le plus, ce sont les pics que nous apercevons en arrière-plan.

Entrée du parc Torres del Paine en Patagonie

Les bicolores à gauche sont appelés Cuernos, comme les cornes d’une vache virant au noir sur la pointe. À ne pas confondre avec les fameuses Torres del Paine, qui ont donné leur nom au parc mais n’ont pas souhaité poser sur cette photo.

 

Mini-randonnée du lac Grey

Nous nous mettons en jambes avec une première promenade d’une heure. La bougresse paraît bien innocente au départ, nous cheminons entre les arbres à l’abri du vent. Toudidoudida…

Randonnée du lago Grey à Torres del Paine Trek du Lago Grey sous un arc-en-ciel en Patagonie

Cela se complique au niveau d’une digue de galets qui permet d’atteindre une presqu’île. Des bourrasques se déchaînent. Nous luttons pour marcher et nous remercions d’avoir investi dans des coupe-vents.

Randonnée du lago Grey à Torres del Paine au Chili

Une fois sur l’île, le vent souffle encore à décorner un huemul. Nous la contournons et OH ! Un énorme glaçon bleu flotte devant nous. Notre tout premier iceberg !

Iceberg géant sur le lago grey à Torres del Paine

Que fait-il ici ? Il s’est simplement décroché d’un glacier à l’autre bout du lac.

Pour vous donner un ordre d’idée, la latitude de Torres del Paine est équivalente à celle de Londres dans l’hémisphère nord. Cela signifie que, si l’Europe ne profitait pas des courants chauds du Gulf Stream, des glaçons flotteraient peut-être dans la Tamise en plein été. Glagla.

Il existe des bateaux qui permettent habituellement de s’approcher du glacier (et d’acheter une boule), sauf en cas de grand vent comme ce jour-là.

 

Le lac Pehoé et le mirador du Condor

La route du lac Grey se finit en postérieur-de-sac. Nous rebroussons donc chemin pour nous diriger vers le lac Pehoé.

Le parc ne contient aucun bitume, uniquement des pistes de graviers. Celles-ci sont en bon état et nous nous en sortons bien avec notre simple voiture de ville. Il faut juste résister à l’envie de se prendre pour Sébastien Loeb.

Visite en voiture du parc Torres del Paine au Chili

Ce lac Pehoé est incontestablement le plus beau. Une hallucination de tous les instants, d’un bleu comme seuls les glaciers savent en produire.

Vue sur le lac Pehoé depuis le camping à Torres del Paine

Pour fêter cela, nous pique-niquons juste en face. Cette phrase n’a aucun sens, mais la vie est trop courte pour donner un sens à toutes les phrases.

Des oiseaux s’approchent, tels des moineaux alléchés par nos miettes. Sauf qu’ici nous sommes en Patagonie. Résultat, ce ne sont pas des oisillons mais DE GROS RAPACES !

Aigle dans le parc de Torres del Paine
Randonnée vers le mirador du Condor près du Lago Pehoé

En parlant de rapaces, nous démarrons ici notre deuxième petite randonnée jusqu’au mirador du Condor. Elle passe à travers une zone victime d’un incendie en 2011, restée sinistrée.

Après deux cents mètres de dénivelé et trente petites minutes, la vue est renversante.

Dessin : la cave du Mylodon, Puerto Natales, Chili

Cela ne se remarque pas sur les photos, mais le vent est renversant lui aussi. Nous avons pratiquement évolué à quatre pattes au moment du passage d’un col !

Lac Pehoé depuis le mirador du Condor, Torres del Paine

 

Salto Grande : encore plus de vent !

Nous avançons un peu pour atteindre la cascade de Salto Grande. Le pire vent de la journée nous y attend. Nous marchons penchés comme des arbres armoricains et nous enracinons fermement à la barrière pour ne pas nous envoler.

Cascade de Salto Grande en Patagonie
Cascade de Salto Grande à Torres del Paine
Fort vent à Salto Grande

Ici démarre la troisième petite randonnée que nous avions repérée, celle d’une heure jusqu’au Cuernos Lookout censée offrir le meilleur point de vue sur les montagnes Cuernos. Nous l’annulons en raison des conditions météorologiques démoti-vent-es et nous octroyons plutôt une petite sieste dans la voiture.

Nous retournons pique-niquer notre dîner avec les rapaces près du camping de Pehoé, puis attendons le coucher de soleil face aux Cuernos.

Lago Pehoé et montagnes des Cuernos en Patagonie Hôtel près du lac Pehoé dans le parc Torres del Paine

Le soleil n’est pas d’humeur, il met fin à la fête en plongeant dans d’épais nuages. La Lune, peut-être par pitié, nous offre son plus beau sourire.

Lune au-dessus des montagnes Cuernos à Torres del Paine

 

Courte nuit et montée aux Torres del Paine dans le noir

Dormir n’est autorisé qu’en une poignée de lieux dans le parc, y compris en voiture. Nous choisissons le plus proche du départ de notre randonnée du lendemain, à savoir le parking du bâtiment des rangers à Laguna Amarga.

Extinction des feux à 23h, le temps de chasser trois moustiques, réveil à 1h45. Ouch. C’est que le parc annonce 4h30 de grimpette, et que nous ne voulons pas rater le lever de soleil.

Dessin : Bien dormi ? Haha très drôle

Le prospectus fourni par les rangers à l’entrée du parc conseille de ne pas randonner de nuit, l’éblouissement des lampes-torches ayant tendance à rendre les pumas fous. Nous entamons la marche peu rassurés, mais nous repérons rapidement d’autres randonneurs.

Dessin : Grrrrr... C'est quoi ce bruit ? Mon ventre qui a faim

Nous évoluons dans un noir absolu. Même notre amie la Lune s’est couchée. Une rivière s’écoule toute proche, nous franchissons quelques ponts de bois, grimpons entre les arbres, descendons, grimpons, descendons, grimpons, grimpons, grimpons, grimpons. Voilà tout ce que nous saisissons du paysage. La fin est de plus en plus abrupte, mais nous ne réfléchissons plus, nous passons en mode guerriers.

Dessin : À l'assaut ! Chut, tu vas réveiller les pumas

Pas de grande difficulté dans l’ensemble. La montée compte environ 10km et 900m de dénivelé positif. Le sentier est parfaitement indiqué, aucun risque de se perdre, même en pleine nuit grâce au balisage réfléchissant.

Dessin : Déjà arrivés ? Oui, en 3h40 seulement !

En attendant l’astre boudeur, nous enfilons toutes nos couches, nous installons sur un caillou à l’abri du vent et… petit-déjeunons enfin !

 

Lever de soleil sur les Torres

Nous sommes une bonne trentaine de courageux à attendre, dans un calme olympien, qu’Hélios veuille bien faire son entrée. La silhouette sombre des tours apparaît progressivement. Ouf, elles sont dégagées, ce n’est pas le cas tous les jours !

Trek base torres au lever du soleil
Randonnée base torres del paine au lever du soleil
Lever de soleil sur les Torres del Paine en Patagonie

D’un coup, le sommet des tours rougeoie légèrement. Trente secondes plus tard, elles sont orange vif, puis redescendent progressivement la palette des couleurs jusqu’au gris. Le lac prend le chemin inverse, de plus en plus coloré jusqu’à atteindre un surnaturel bleu laiteux.

Petit oiseau près du lac à Torres del Paine
Lac et Torres del Paine, randonnée en Patagonie

Difficile d’évaluer l’ordre de grandeur en photo. Eh bien sachez qu’il est GIGANTESQUE. Comptez sept tours Eiffel entre le niveau du lac et le sommet des Torres del Paine.

Nous traînons un peu là-haut, puis dans la descente, plus longue que la montée. Le paysage se révèle alors au grand jour, vaste, large, majestueux.

Randonnée à la base des torres del Paine en Patagonie

Nous croisons des randonneurs par centaines, souvent en groupes. Derrière nous, le haut du sentier disparaît sous un ciel ténébreux, et probablement les Torres avec. Les pauvres ont moins de chance que nous.

Nous terminons sur les rotules mais… tellement heureux !

 

Un dernier petit tour et puis s’en vont

Une fois la voiture récupérée, nous nous attardons dans le parc. Nous trainons nos savates, entre autres, auprès du lac Nordenskjöld.

Lac Nordenskjold et les Cuernos à Torres del Paine

C’est ici que nous apercevons un mara de Patagonie, sorte de lapin à longues pattes, qui détale et plonge dans son terrier.

Dessin : mara lièvre de Patagonie

Évidemment, les guanacos sont là aussi, perchés sur les collines, surveillant mieux le parc que les rangers.

Guanaco dans le parc Torres del Paine au Chili

Alors que le temps continue de se dégrader, nous admirons une dernière fois les paysages et prenons le chemin du retour. À nous la douche et le repos des jambes !

 

Notre avis sur Torres del Paine

Ce lieu est exceptionnel, nous vous recommandons de ne pas le louper. Nous étions captivés, minuscules, libres et émerveillés à chaque instant. Certes, l’entrée du parc n’est pas donnée, mais il est possible de réduire les coûts en économisant sur l’hôtel et les restaurants. Deux jours est une durée idéale pour en profiter. Avec un jour de moins nous n’aurions pas pu grimper au mirador des Torres del Paine, avec trois jours nous nous serions peut-être ennuyés. Enfin, l’affluence ne nous a pas gênés, comme nous étions souvent à contre-courant des groupes en bus.

Conseils pratiques pour visiter le parc Torres del Paine

Le plan du parc

Très utile ! Ce plan est fourni à l’entrée, mais pour commencer à prévoir votre visite, vous pouvez le télécharger ici.

Le(s) programme(s) que nous conseillons

Si vous êtes randonneurs, nous conseillons de faire… tout comme nous !

  • Jour 1 : petites randos, courte nuit dans la voiture.
  • Jour 2 : grosse rando jusqu’aux Torres del Paine, retour à Puerto Natales.

Si vous ne sentez pas la randonnée de nuit, vous pouvez toujours partir tranquillement après le lever du soleil le deuxième jour. Les probabilités de voir les Torres del Paine dégagées sont semble-t-il réduites, mais tout peut arriver dans cette région à la météo instable. Vous préférerez alors probablement dormir dans un camping ou à l’hôtel, nous en parlons un peu plus bas.

Si vous ne sentez pas la grosse randonnée tout court, alors une journée est déjà suffisante pour découvrir le parc. Notre conseil serait de faire demi-tour après Salto Grande (et le Cuernos Lookout), et donc zapper complètement la zone Est. Elle est beaucoup moins spectaculaire et ne propose pas d’autre randonnée que celle qui monte à Torres del Paine.

Pour les vrais gros randonneurs

Si jamais vous souhaitez vous lancer dans l’un des longs treks surnommés W et O, que vous n’avez pas peur de l’organisation que ça implique et que vous vous y prenez plusieurs mois à l’avance, vous trouverez toutes les infos dans l’article complet de Novo-Monde (ainsi que les nombreux commentaires qui suivent).

Visiter le parc sans voiture

C’est possible, mais les témoignages ne sont pas encourageants. Il existe des agences qui proposent des circuits tout organisés dans le parc, chers et tout en groupe. Ou bien vous avez quelques rares bus publics, mais ils sont plutôt conçus pour les grands randonneurs puisqu’ils vous déposent seulement à certains lieux précis.

Tarif d’entrée du parc

Début 2020, les tarifs étaient les suivants :  25000 pesos chiliens (environ 28€) pour une entrée valide trois jours, 35000 au-delà. Attention, prévoyez du cash, car il n’est pas possible de régler par carte.

Dormir dans sa voiture dans le parc de Torres del Paine

Il n’est pas permis de se garer n’importe où dans le parc pour dormir. Certains racontent que des gardiens dégagent les dormeurs sur le parking proche du point de départ de la randonnée des Torres. Nous avons dormi à 20 minutes de voiture de là, au lieu autorisé le plus proche. Il s’agit du spot des rangers de Laguna Amarga. C’est basique et pas glamour : un parking et des toilettes (et encore, elles étaient fermées le jour de notre passage). Mais pour quelques heures, c’est bien suffisant. Nous avons repéré 200m plus loin, près de la rivière, une zone où davantage de véhicules avaient passé la nuit. Vous nous direz si c’est mieux.

Campings dans le parc de Torres del Paine

Seuls deux campings sont accessibles en voiture, les autres sont sur les sentiers de trek.

Nous avons traversé à pied le camping de Lago Pehoé, il nous a semblé très bien et les avis le confirment. Des tables de pique-nique, des barbecues sur chaque emplacement, des sanitaires neufs et même des murs et un toit pour protéger sa tente des intempéries. Et vous êtes au plus bel endroit du parc. Comptez environ 15€ par personne.

L’autre camping est situé au point de départ de la randonnée vers le mirador des Torres. Cela pourrait être grandement pratique, sauf que personne ne l’aime : cher, sale, mal géré, etc.

Hôtels dans le parc de Torres del Paine

Cette option est réservée aux plus gros budgets. Les rares hôtels que nous avons aperçus à l’intérieur du parc font absolument rêver, sauf qu’il faut faire chauffer la carte bancaire !

L’hôtel Las Torres n’est pas le plus beau, mais il est situé pile sur le point de départ de la randonnée des Torres, ce qui peut s’avérer pratique (tarifs et réservation ici)i.

Hôtel Las Torres à Torres del Paine en Patagonie

Pour le niveau de confort supérieur, et surtout pour une vue de rêve, vous pouvez tenter l’hôtel Lago Grey (tarifs et réservation)i.

Sinon, vous pouvez dormir à Puerto Natales et faire l’aller-retour entre le village et le parc (1h30 à 2h de route l’aller simple).

Location de voiture à Puerto Natales

Il y a plusieurs agences en ville. Nous sommes passés par VHM, bien appréciée des voyageurs et qui s’est effectivement révélée parfaite. Le gérant Hector est sympa et arrangeant. Il apportera même la voiture à votre hôtel la veille au soir et reviendra la chercher. Comptez environ 55€ par jour pour une 2×4 récente, impeccablement propre et entretenue. Le seul problème est que, pour payer la caution, une carte de crédit est obligatoire, et non de débit (vérifiez ce qui est écrit sur votre carte, la grande majorité des cartes françaises sont de débit). Nous nous en sommes sortis en retirant une grosse somme d’argent liquide.

Autre conseil, faites bien le plein d’essence avant de quitter Puerto Natales, car vous ne croiserez plus aucune station-service.

Équipement

Le climat étant particulièrement changeant dans la région, prévoyez de bons manteaux imperméables. Mais n’oubliez pas non plus vos lunettes et votre crème solaire, le trou de la couche d’ozone se trouvant juste au-dessus de la Patagonie. Enfin, pour la montée nocturne au belvédère des Torres del Paine, des lampes frontales vous serviront.

Location de duvets, de matériel de camping ou de randonnée

Plusieurs boutiques louent ce type d’équipement dans le centre-ville de Puerto Natales, vous n’aurez aucun mal à en trouver. Nous avons loué des duvets résistants à -10°C pour 3€ la nuit. Au final, fin février, la température n’a pratiquement pas baissé la nuit et nous n’en avons pas eu besoin, mais nous avons peut-être eu de la chance.

Les repas

Nous sommes partis avec suffisamment à manger pendant un jour et demi (semoule cuisinée, fruits secs, bananes, pain, biscuits…). Nous avons complété le deuxième jour avec un snack au restaurant Sodexo (oui oui, comme les cantines !) situé près du camping de Pehoé. Ce n’était ni très bon, ni très donné, comme nous nous y attendions.

Pour plus d’infos

Le blog des Deux évadés nous a été très utile pour préparer notre visite (même si leur manque d’enthousiasme a bien failli nous dissuader d’y aller). Merci à eux !

Conseils pratiques sur Puerto Natales

Trajet de Puerto Madryn à Puerto Natales

Comptez 17h dans un bus de nuit de Puerto Madryn à Rio Gallegos (+2h de retard). Un trajet avec la compagnie Via TAC réservé sur plataforma10.com.ar pour ~48€ en classe supérieure.

Puis nous avons enchaîné avec un autre bus de 6h, de Rio Gallegos à Puerto Natales. Cette fois avec la compagnie Marga Taqsa, dont les billets se réservent directement sur leur site pour environ 26€.

Attention à n’avoir aucune nourriture dans vos affaires pour entrer au Chili, c’est strictement interdit et contrôlé par la douane.

Dormir à Puerto Natales

Nous avons adoré notre hôtel. Une grande maison chaleureuse décorée tout en bois, une chambre agréable, ultra propre, avec vue sur la montagne depuis le lit.

Vue depuis l'hôtel à Puerto Natales au Chili

Son nom est Hostal Doble E Patagonia et son tarif d’environ 50€. Pas de TVA à payer pour les non-Chiliens. Son seul défaut est d’être un peu loin du centre, mais la réception appelle un taxi qui arrive dans les cinq minutes. Les trajets sont à 2€ quelle que soit votre course à Puerto Natales.

Manger à Puerto Natales

De façon générale, la ville est bien fournie en restaurants de qualité. Le niveau est élevé, les intérieurs sont cosy et tous donnent envie. Il existe même un concours chaque année entre les restaurants de la ville, pour vous dire. Attendez-vous à des prix un peu gonflés en revanche.

Voici deux bonnes adresses :

  • La Carmela, un petit café-restaurant avec de très bons plats dont plusieurs végétariens, par exemple la moussaka.
  • El Living, un resto à l’ambiance relax, voire désordonnée, avec des canapés et un vieux poêle. Les pâtes n’ont l’air de rien, mais elles sont excellentes. Par exemple : raviolis à la courge et aux noix, sauce tomate maison.

Ushuaia ou pas Ushuaia

Nous savons que beaucoup aiment faire étape à Ushuaia, mais nous avons préféré nous éviter ce détour. Jouer à atteindre le bout du monde ne nous intéressait pas et le rapport paysages/prix semble moyen. Voilà, nous ne saurons jamais ce que nous avons raté !

Nous avons visité le parc Torres del Paine au Chili en février 2020.

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


Vous souhaitez nous remercier pour les conseils du blog et nous encourager à continuer ? Voici diverses manières de le faire.

2 réponses à “Deux jours à Torres del Paine, randonnées entre lacs et montagnes”

  1. Laurent dit :

    Et moi qui pensais avoir droit à une photo de la vue depuis le sommet des Torres, quelle déception !

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