Mi-fugue, mi-raison

León, Las Peñitas, Matagalpa : le nord du Nicaragua

Publié dans la catégorie Nicaragua, le 6 avril 2018

Dans notre ancienne vie, chaque voyage était une fête, une déconnexion totale avec le train-train quotidien. Autant vous dire que nous étions dans les conditions optimales pour apprécier le moindre millilitre de cette bouffée d’air. Maintenant que nous voyageons au long cours, nous ne pouvons nous empêcher de comparer avec les pays précédents. Et il nous arrive d’être un brin déçus.

C’est le cas du Nicaragua. Nous aurions sans aucun doute raffolé de son exotisme et de sa culture latine en atterrissant directement depuis la France, mais le pauvre arrive après le Mexique et le Guatemala, deux pays qui avaient placé la barre particulièrement haut.

 

León : « ¡Qué calor! »

C’est par le nord que nous débarquons au Nicaragua, après pratiquement un jour et demi de bus sur la Panaméricaine. Depuis le Guatemala, il nous a fallu traverser le Salvador et le Honduras. Au passage, sachez que, sans les talents de Mi-raison qui mime à la perfection l’application de déodorant, nous serions peut-être en train de moisir dans une prison du Salvador… le douanier soupçonnant nos cristaux de pierre d’alun d’être des morceaux de drogue !

Nous choisissons de commencer la découverte du pays en passant une bonne grosse semaine à León, la deuxième plus grande ville du Nicaragua… qui n’est finalement pas si grande !

León, Nicaragua León, Nicaragua Ville de León, Nicaragua

Première impression : qu’est-ce qu’il fait chaud ! Nous avons beau rester à l’ombre, prendre des douches froides, allumer les ventilateurs, nous cuisons à petit feu. Ça égale Kuala Lumpur en juillet et dépasse tout ce que nous avons connu ailleurs ! Heureusement, le reste du Nicaragua est bien plus supportable.

León, Nicaragua

Le pays nous semble beaucoup plus occidentalisé que le Guatemala. Les habitants sont habillés de façon assez moderne, mangent des hamburgers, conduisent de grosses voitures… Et pourtant, en creusant un peu, nous découvrons qu’une large région du Nicaragua côté Atlantique est peuplée d’indigènes et que certaines zones seraient même parmi les plus isolées d’Amérique. Difficile à soupçonner depuis les rues de León !

Ville de León, Nicaragua

Nous retrouvons les maisons colorées à la mode latine telles que nous les adorons, mais honnêtement, cela ne parvient pas à compenser la saleté de la ville. En arrivant sur la place principale, le seul coin plutôt sympathique, nous sommes accueillis par un tourbillon de déchets. La majorité des trottoirs de la ville sont parsemés de gros trous qui, en plus d’être dangereux, se retrouvent évidemment remplis de détritus…

León, Nicaragua

En tant que grande ville, León manque aussi sacrément d’animation. Cela reste pour nous un vaste mystère. Les habitants échangent peu entre eux, et nous répondent par mono-syllabes… quand ils répondent.

La courtoisie nicaraguayenne

Allez, positivons ! La cathédrale de León, toute blanche, est assez originale. Il est possible de monter sur ses toits et d’y apprécier une belle vue sur la ville, avec la chaîne de volcans en arrière-plan.

Cathédrale de León, Nicaragua Vue sur León depuis la cathédrale Vue sur León depuis la cathédrale

En face de la cathédrale se trouve le musée que nous avons préféré, celui de la Révolution. Il faut savoir que León est considérée comme le berceau d’une longue et coriace révolution qui mit fin à un pénible cycle de dictateurs à la tête du Nicaragua. Ne vous attendez pas à un beau bâtiment. Les papis, anciens révolutionnaires, qui occupent les lieux ne sont pas très doués en ménage, ni en décoration d’intérieur. En revanche, donnez-leur un public et ils s’enflamment, s’exaltent, s’époumonent !

Nous effectuons la visite en compagnie de Javier, un sacré personnage. Il tapote de sa baguette de vieux articles de journaux et les portraits des héros ou héroïnes de cette époque mouvementée. Il nous montre la fenêtre depuis laquelle il défendait sa ville, à dix-sept ans, une mitraillette à la main.

Musée de la révolution, León, Nicaragua Musée de la révolution, León, Nicaragua

À la fin de la visite, le guide nous fait monter sur le toit rouillé et brinquebalant du vieux bâtiment, qui dispose d’une jolie vue sur la place et la cathédrale.

Cathédrale de León, Nicaragua

Une habitude locale qui nous a amusés à León : les habitants aiment sortir quelques chaises devant leur porte, voire carrément des fauteuils, en fin de journée. Tant pis s’ils condamnent un trottoir, après tout il y en a un autre juste en face !

C’est aussi vers cette heure que deux ou trois stands de nourriture de rue déploient des tables en plastique derrière la cathédrale, allument une grosse sono et proposent diverses grillades et fritures : légumes, galettes de pommes de terre ou viandes, il y en a pour tous les goûts.

Ville de León, Nicaragua Barbecue à León, Nicaragua

Petite randonnée sur le volcan Cerro Negro

Aguichés par la dizaine de volcans qui toisent la région, nous nous renseignons sur les possibilités de randonnées. Déjà, les paysages sont réputés moins impressionnants que sur les volcans du Guatemala, mais en plus les guides sont obligatoires et leurs tarifs sont assez délirants, autour de 70$ la journée par personne. Eh oui, il y a tellement de touristes américains au Nicaragua que les activités sont directement affichées en dollars. Un tee-shirt et une bière sont automatiquement inclus dans le tarif, ce qui montre que les agences n’ont rien compris à nos attentes.

Nous ne baissons pas les bras et finissons par obtenir ce que nous recherchons : une balade sur un beau volcan. Ce volcan, le plus populaire de tous, s’appelle le Cerro Negro ou « colline noire ». S’il a autant de succès, c’est un peu pour sa beauté, mais surtout pour la possibilité de le dévaler en luge. À vue de nez, 99% des rares touristes de passage à León viennent pour cette descente en luge, à 30$ (!). Nous trouvons une agence qui accepte de nous prendre dans sa jeep pour l’aller-retour et de nous laisser randonner tranquillement entre deux. Victoire !

Volcan Cerro Negro, León, Nicaragua

Nous ne sommes pas déçus de la balade. Plus nous approchons de la cime, plus ce volcan nous captive ! Le Cerro Negro est le plus jeune d’Amérique centrale et cela se voit. Aucune végétation, seulement de la roche noire… sauf à l’intérieur du cratère où les couleurs s’expriment par touches blanches, ocres, rouges.

Volcan Cerro Negro, León, Nicaragua Volcan Cerro Negro, León, Nicaragua

Au sommet, des petits trous dans le sol laissent échapper une vapeur qui sent bon l’œuf pourri. Il paraît qu’il suffit de creuser un peu pour ressentir la chaleur souterraine.

Pour la descente du Cerro Negro, le plus drôle est de courir côté luge, sur cette belle pente bien lisse de gravillons. Nous observons au passage les sportifs de l’extrême qui semblent un peu à la peine. Nous pensions les voir dévaler la pente à toute berzingue mais ils luttent pour prendre de la vitesse. Au moins, le risque de blessure est faible !

Volcan Cerro Negro, León, Nicaragua Volcan Cerro Negro, León, Nicaragua

Conseils pratiques pour visiter León

Dormir à León : Essayez de réserver tôt, car il y a finalement assez peu de choix d’hôtels et nous avons été obligés de changer deux fois :

  • La première nuit, afin de nous reposer du long trajet, nous avons dormi à l’hôtel Casa Abierta (~35€)i. Sous cette chaleur ambiante, croyez-nous, la piscine est particulièrement appréciable :
Casa abierta, León
  • Nous avons ensuite déménagé dans une maison d’hôtes pas géniale (~16€). Nous mourions de chaud la nuit et la froideur de la propriétaire a fini par nous causer quelques chocs thermiques.
  • Enfin, nous sommes restés plusieurs nuits à l’Hostal Fachente (~23€)i, bon marché puisque le petit-déjeuner est inclus, mais vraiment pas glamour.

En résumé, nous conseillons de dormir à l’hôtel Casa Abierta ci-dessus ou bien d’aller directement à la plage de Las Peñitas dont nous parlons plus loin.

Restaurants à León : Ils ne sont pas donnés et globalement décevants. Voici les deux que nous recommandons :

  • Katu : une carte inspirée par l’Espagne, avec notamment une énorme tortilla. Le service est enjoué, chose rare à León.
  • Casa Abierta : après réflexion, le restaurant de notre premier hôtel n’était finalement pas si mal et nous y sommes retournés. La carte est végétarienne et le cadre est agréable. Vous pouvez aussi profiter de la piscine, moyennant 60 cordobas en semaine ou 200 cordobas le weekend.

Et n’oubliez pas les petits stands derrière la cathédrale !

Cafés à León : Si vous cherchez à refroidir vos corps bouillonnants, dirigez-vous vers l’un des cafés climatisés de la ville. Ils servent également des snacks le midi.

  • Libelula Coffee Shop : ce café un peu impersonnel dispose d’une pièce climatisée. Ça requinque !
  • Pan y Paz : cette boulangerie/café a deux adresses. L’une, proche de la cathédrale, a la climatisation. L’autre possède un joli patio. Ce ne sont en revanche pas les rois de l’accueil et la nourriture est moyenne.
  • Guardabarranco Cafe : tout petit, un peu cher, mais voici enfin un lieu avec du charme et un personnel sympathique.

Bar à León : Pour prendre un verre au coucher du soleil, nous vous conseillons le bar El Mirador. Les cocktails ne sont pas chers (plus ou moins 70 cordobas) et l’endroit semble victime de son succès, tant auprès des touristes que des Nicaraguayens.

Bières au coucher du soleil

Nous vous déconseillons à León :

  • le Musée des Légendes et Traditions, poussiéreux et dénué d’intérêt
  • le Walking Tour de l’office du tourisme : les guides ne sont pas au point et les explications sont légères

Combien de temps rester à León ? Même si nous aimons voyager lentement, faire halte une semaine ici n’était pas une très bonne idée. Si c’était à refaire, nous zapperions la ville. À la rigueur, venez si la descente en luge du Cerro Negro vous intéresse, mais vous pourriez tout aussi bien loger côté mer, à La Peñitas.

Venir à León en bus depuis le Guatemala : Nous avons réservé en ligne les services de l’agence Tica Bus qui relie tous les pays d’Amérique centrale. Nous avons payé 77$ par personne pour ce trajet au départ d’Antigua Guatemala (rdv à l’hôtel Posada Burkhard). Le voyage s’est effectué en quatre temps : une navette d’Antigua à Guatemala City (10h du matin, 1h de trajet), un bus de Guatemala City à San Salvador au Salvador (14h, 6h de trajet), une demi-nuit dans l’hôtel Tica Bus de San Salvador pour 32$ et enfin un bus de San Salvador à León (3h du matin, 10h30 de trajet). Ajoutez à cela 20$ de frais de passages de frontières, soit un total de 226$ pour deux. C’est cher, mais toujours moins que l’avion entre ces deux pays.

 

Conseils pratiques pour randonner sur le Cerro Negro

Le tarif de la luge semble être le même dans toutes les agences de León : 30$. Celle qui a accepté de nous emmener dans sa jeep s’appelle Volcano Day. Nous avons payé 10$ par personne pour le transport, auxquels nous avons ajouté 5$ pour l’entrée dans le parc naturel. Réservation la veille, départ à 8h.

 

La plage de Las Peñitas

Au milieu de notre séjour à León, nous nous échappons en direction de la côte pacifique. Plus précisément vers le village de Las Peñitas, à une vingtaine de kilomètres. Il semble assez courant pour les visiteurs de réaliser l’aller-retour en une journée. Quant à nous, nous restons la nuit et repartons le lendemain.

Pour cela, nous empruntons notre premier bus local, dont les sièges nous semblent encore plus petits que ceux des chicken bus du Guatemala. Si si, c’est possible !

Dessin : grandes jambes dans un chicken bus en Amérique centrale

Nous rageons tout bas chaque fois qu’un Nicaraguayen jette un sachet plastique ou une bouteille par la fenêtre. « Allez mon fils, vise la rivière ! Ouais, en plein dedans ! T’es le meilleur ! ». La future génération apprend vite…

À la sortie du bus, un petit vent océanique nous attend. Aaaah de l’air ! En plus, nous découvrons que l’hôtel que nous avons réservé donne directement sur la plage. La belle vie !

Hôtel avec hamacs Las Peñitas, León, Nicaragua

L’ambiance du bord de mer est tranquille, avec des vagues bien rafraîchissantes et quelques baigneurs, autant des touristes que des locaux. Vous l’aurez compris, il n’y a pas grand-chose à faire dans ce coin, sinon regarder les cocotiers danser sous la brise. Le soir, nous choisissons l’un des restaurants de bord de plage. Bonne pioche, il propose un cocktail aux fruits de la passion à se rouler dans le sable !

Plage de Las Peñitas, León, Nicaragua Plage de Las Peñitas, León, Nicaragua Plage de Las Peñitas, León, Nicaragua

Le lendemain, un moustique nous tire de notre sommeil juste avant le lever du soleil. Réveillés pour réveillés, autant aller se promener sur la plage. Nous sommes décidément fans des lumières douces du matin sur le sable. Le premier surfeur de la journée se jette à l’eau, probablement lui aussi victime d’un problème de moustiquaire !

Surfeur sur la plage

Conseils pratiques sur la plage de Las Peñitas

Dormir à Las Peñitas : Nous avons adoré le Simple Beach Lodge (~31€)i. Notre chambre était petite mais toute mignonne, entièrement en bois avec un esprit cabane. Il y a également deux ou trois chambres plus classiques, c’est-à-dire avec de vrais murs et probablement davantage de confort. Le restaurant du rez-de-chaussée est très sympa (ouvert matin et midi seulement).

Restaurant à Las Peñitas : Nous avons dîné au Sua Grill&Chill, encore une réussite. Ils ont quelques bonnes options végétariennes, de superbes cocktails et l’éclairage est chaleureux en soirée.

Transport en bus de León à Las Penitas : Le bus pour Las Peñitas s’attend devant le Mercado de Subtiava, à l’est de la ville. Il part toutes les heures environ. Durée 1h, prix 15 cordobas. Une fois arrivé sur la côte, le bus la longe vers le nord et s’arrête 3 minutes. Ce n’est pas le terminus. Restez assis si votre hôtel se trouve comme pour nous au sud de Las Peñitas.

 

Montagne et humidité à Matagalpa

De retour sous la chaleur leónienne, nous décidons de raccourcir notre séjour et de partir prendre un peu de fraîcheur. Direction Matagalpa, sur les montagnettes qui recouvrent le centre-nord du pays.

Carte de la partie nord ouest du Nicaragua : León, Las Peñitas, Matagalpa

Au terminal de bus principal de León, c’est un joyeux bazar ! D’abord, les vendeurs de billets s’agitent et crient comme si leur bus allait partir dans la seconde. Une fois assis, nous comprenons que le nôtre ne décollera qu’une heure plus tard. Pendant ce temps, des tas de vendeurs montent et descendent, nous plaçant sous le nez des boissons fraîches, des barrettes à cheveux, des oignons, des chewing-gums (peut-être pour faire passer l’oignon). Arrive un prêcheur qui nous explique grosso modo que Dieu est tout puissant, mais qu’il le serait encore davantage avec un peu de notre argent. Nous avons même droit à deux clowns qui s’échangent des coups de savate dans l’allée principale ! Il n’y a pas à dire, ça aide à patienter.

Les vendeurs dans un bus du Nicaragua

En approchant de Matagalpa, nous observons tout à coup des gros sacs plastiques par centaines, entreposés dans les champs. Nous mettons un peu de temps à comprendre que nous traversons une zone de stockage de grains de café. La récolte s’est terminée un mois plus tôt, en janvier. Place maintenant au travail commercial et à la négociation.

Nous voici enfin à notre nouvelle destination ! Gloups.

Ville de Matagalpa, Nicaragua Ville de Matagalpa, Nicaragua

Matagalpa n’est pas la bonne surprise que nous attendions. Nous avions lu que c’était la région des cowboys, mais pas un cheval à l’horizon. Pas même un chapeau. Flûte alors ! En revanche, les montagnes alentour semblent assez belles, même sous ces inquiétants nuages.

Ville de Matagalpa, Nicaragua Ville de Matagalpa, Nicaragua Ville de Matagalpa, Nicaragua

Le lendemain, nous nous rendons à la Selva Negra, un vaste domaine forestier qui accueille les touristes avec un hôtel, des bungalows, un restaurant, des plants de café et diverses activités.

Selva Negra, Matagalpa, Nicaragua Selva Negra, Matagalpa, Nicaragua

Nous venons pour la plus simple de toutes les activités : la randonnée. Nous nous enfonçons une bonne heure dans la jungle humide, une carte à la main plutôt qu’une machette. Nous ne croisons finalement que des animaux assez inoffensifs : des oiseaux. Mais attention, ici, ils sont habillés des couleurs de l’arc-en-ciel ! Nous n’avons réussi à photographier que le moins farouche, un motmot. C’est son nom, pas une faute de frappe.

Oiseau motmot Promenade en forêt

Le troisième jour, nous voilà repartis pour une randonnée dans les environs de Matagalpa. Cette fois-ci, nous montons sur le Cerro Apante. Pour repérer la colline, rien de plus simple, elle est surmontée d’une énorme croix. Les amateurs, s’il y en a, ne seront pas en reste puisque la randonnée elle-même est un chemin de croix.

Quatre cents mètres de dénivelé et une heure plus tard, nous voici au sommet et la vue se dégage à 360°, avec la vallée de Matagalpa à nos pieds.

Cerro Apante, Matagalpa, Nicaragua Cerro Apante, Matagalpa, Nicaragua

Au final, si la ville de Matagalpa en elle-même ne nous a pas enchantés, nous avons apprécié de pouvoir randonner tranquillement au frais, en toute liberté.

Conseils pratiques pour visiter Matagalpa

Où dormir à Matagalpa : Nous avons choisi l’hôtel Villa Hermosa (~18€)i simple mais propre et d’un bon rapport qualité/prix.

Restaurants à Matagalpa : Voici deux bonnes adresses sur lesquelles vous pouvez compter :

  • Lunaflor : une carte originale, une belle terrasse et un accueil sympathique.
  • La vita è bella : un restaurant italien qui fait les choses bien. Les pizzas sont bonnes et le lieu est rempli de locaux.

Café à Matagalpa : on dit souvent que les régions productrices de café ne savent pas le préparer. Eh bien le Café SN, tout nouveau et situé juste à côté de la cathédrale, est un bon contre-exemple. Il sert également quelques sandwichs et le wifi est efficace.

Randonner à la Selva Negra : Il s’agit d’un domaine privé payant. Grimpez dans un bus vers Jinotega. Ils partent du terminal de Matagalpa, mais vous pouvez aussi les attraper sur la grosse route, juste à côté de notre hôtel. Demandez au chauffeur de vous prévenir lorsque vous arrivez à la Selva Negra. Une fois entrés dans le domaine, il vous reste 1,5km de marche pour atteindre le guichet. Guettez les oiseaux, ils sont assez beaux sur ce chemin. Vous avez ensuite le choix entre payer 100 cordobas par personne pour l’entrée simple ou bien 200 cordobas, qui se transforment en un bon du même montant à consommer dans le restaurant. Nous avons choisi la deuxième formule. Le restaurant n’est pas incroyable mais ça reste un bon plan. Vous pouvez demander au personnel la carte des sentiers, également disponible en ligne par ici.

Monter au Cerro Apante : Pas facile de trouver le bon point de départ. Visez donc le Convento San Antonio, que tout le monde connaît, puis poursuivez un peu sur ce chemin jusqu’à la guérite, où un gardien vous demandera de signer le registre. Ensuite c’est simple, suivez les grosses croix en béton et montez. Si vous avez peur de vous perdre, les croix sont bien visibles sur l’application Maps.me. Nous avons rejoint le couvent en taxi, pour 20 cordobas par personne. Ne vous étonnez pas si le chauffeur prend d’autres clients en chemin, c’est ainsi qu’ils fonctionnent par ici !

Transport en bus de León à Matagalpa : Trois bus directs quittent le terminal principal à 5h, 7h et 14h45 pour Matagalpa. Nous sommes arrivés pendant le creux, mais rien de grave, nous avons simplement dû faire un changement. Un premier bus en direction d’Estelí, duquel nous sommes descendus à San Isidro (départ toutes les heures, 100 cordobas dont 20 de bagages). Nous craignions d’attendre longtemps le second bus, mais il est arrivé au bout de trente secondes (25 cordobas). Une affaire rondement menée qui nous a tout de même pris quatre heures.

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Ce que nous aimons, c'est prendre notre temps. Alors, nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.



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13 réponses à “León, Las Peñitas, Matagalpa : le nord du Nicaragua”

  1. Virginie dit :

    Le Nicaragua, quelle drôle d’idée 🙂
    Loin d’être la première destination à laquelle on pense quand on évoque l’Amérique centrale.
    Cela n’a pas l’air d’être super développé en terme d’infrastructures touristiques.
    Mais c’est ça qui fait tout le charme.
    Bonne continuation à tous les 2 .
    Je retourne à mes cartons 😊
    Virginie

    • mifuguemiraison dit :

      Le Costa Rica juste à côté attire la majorité des touristes mais ça commence à prendre au Nicaragua aussi ! Bon cartons 🙂

  2. Léon dit :

    Alors ce ne sera pas le prochain León sur notre liste de visites prévues ! Sympa ce volcan noir. Moi j’aurais plus été tenté par la luge que par la rando ! Bisous et a bientôt tonton tata !

  3. geoffrey dit :

    Contrairement à vous, je ne m’attendais pas à grand chose du Nicaragua, et j’avais plutôt bien aimé ! L’histoire mouvementée du XXème siècle est très présente, comme on le voit sur les fresques de vos photos. Leon oui bien mais sans plus. Après il ne faisait pas si chaud, je venais du Costa Rica que je n’avais pas du tout aimé, et j’étais avec des amis. ça change beaucoup de choses. Et j’avais bien aimé le Salvador également, alors là pour le coup zéro touriste. Mais c’est vrai que le top de l’Amérique Centrale reste le Guatemala. Chouette article, bonne continuation !

    • mifuguemiraison dit :

      Ça se joue souvent à pas grand-chose, l’impression qu’on se fait d’un lieu… Heureusement au fur et à mesure qu’on est allé vers le sud, le pays nous mieux plu. Mais le Guatemala restera notre chouchou !

  4. Jéromine dit :

    Une bière et un t-shirt, vous devriez plutôt être ravis !!! Vos photos sont toujours aussi belles, j’adore comment vous capturez les gens en mouvement ! Hâte de voir celle de Colombie !

    • mifuguemiraison dit :

      Et pourquoi pas une casserole et une peluche tant qu’on y est ? 😀 En tout cas ça marche leur truc, on a revu les marcels sur tous les touristes du pays ! Merci beaucoup, il faut de la patience et un peu de chance mais c’est tellement sympa de faire des photos de rue !

  5. Constance dit :

    bon j’ai hâte de voir ce que vous avez pensé du sud du pays parce que là comme ça effectivement ça ne donne pas super envie. Mais je suis d’accord qu’après le charme du Guatemala c’est dur de plaire. j’ai été un peu déçue de San Cristobal par exemple.

    En tout cas vos photos sont toujours aussi superbes, les lumières sont wouaoh et j’irai tout de même bien faire un tour sur le toit de la cathédrale de Léon.

    • mifuguemiraison dit :

      C’est vrai que San Cristóbal nous a plu parce qu’elle est plus « authentique » que le Yucatán, mais elle n’était finalement qu’un préambule au Guatemala ! Dans l’autre sens, l’effet ne doit pas être le même.

      Merci !

  6. Marie dit :

    Bon, alors, j’ai pris les articles à l’envers, mais bon, en effet, les randos peuvent être sympas, mais bon, c’est pas là que j’irais en premier… En effet, le Guatemala à l’air emballant, mais comme je suis allée en Bolivie… j’irais exploré d’autres régions du globe… faut dire qu’il y a du choix…Biz

    • mifuguemiraison dit :

      Oui c’est un gros problème, il y a trop de choix et tout est génial ! On espère quand même que vous irez au Guatemala un jour, il est un petit peu au-dessus du lot.

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