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Rabat et Casablanca : l’une nous enchante, l’autre pas

Publié dans la catégorie Maroc, le 10 juin 2019

Nous laissons derrière nous la douce Tanger et glissons le long de l’Atlantique pour rejoindre Rabat, capitale politique du royaume, puis Casablanca son homologue économique. Voilà deux villes marocaines peu fréquentées des touristes, vous savez, ces enquiquineurs qui ne sont bons qu’à créer des embouteillages dans les rues piétonnes !

Dessin : qui est le touriste le plus lent entre Mi-fugue et Mi-raison ?

Euh… qu’est-ce qu’on disait déjà ? Ah oui. Nous rejoignons Rabat via la nouvelle ligne de TGV inaugurée trois mois plus tôt, le tout premier train à grande vitesse d’Afrique, s’il vous plaît. Nous fonçons à l’allure inespérée de 320km/h à travers les vertes collines du nord marocain et ses champs de…. de….. zut, les paysages défilent trop vite.

Dessin : dromadaire dans le nouveau TGV marocain

 

Rabat, une capitale étonnamment charmante

Certes, Rabat est une ville grande et moderne, certes il s’agit de la capitale, certes la plupart des voyageurs ne l’incluent pas dans leur itinéraire marocain, mais elle ne manque pas d’intérêt.

Nous commençons notre découverte en franchissant l’épaisse muraille de la médina et en nous laissant porter par le hasard de nos pas. Rapidement, nous tombons sur une partie animée, la longue et étroite rue Souika (comme souk ?), débordant de marchandises.

Souk dans la médina de Rabat, Maroc

Ici, et malgré le nom de la ville, aucun rabatteur ne cherche à attirer le touriste, tout est à destination des habitants, de la casserole au téléviseur en passant par l’artichaut, le sac Louis Vuitton ou le poisson frit servi à tous les coins de rue.

Théières au souk

En tournant à gauche sur la rue des Consuls, juste avant d’atteindre la mer, nous tombons sur le souk de l’artisanat qui attire bien moins de clients. Les vendeurs se redressent un peu sur leurs chaises à notre approche, les plus entreprenants nous proposent sans trop y croire de jeter un œil à leur boutique. Non merci, c’est gentil. Une autre fois peut-être ? Euh… oui, peut-être !

Souk d'artisanat à Rabat, Maroc

Ce n’est pas la plus belle médina du Maroc, beaucoup de ruelles sont décrépies, mains certaines s’en sortent grâce aux talents de peintres et de jardiniers des habitants. Figurez-vous que l’aspect labyrinthique, qui nous rendait chèvre dans d’autres médinas du pays, viendrait presque à nous manquer ici où les rues sont dessinées à l’équerre.

Ruelle de la médina de Rabat au Maroc Ruelle de la médina de Rabat

Pour le déjeuner, un riad bien caché nous accueille dans sa jolie cour. Évidemment, les plats proposés tournent comme d’habitude autour du tajine et du couscous…

Tajine aux légumes, Maroc

… mais nous y faisons une découverte importante, voire capitale : la tfaya. Qu’est-ce donc ? Il s’agit d’une petite sauce à base d’oignons caramélisés, de raisins secs et de cannelle que certains restaurants proposent en accompagnement du couscous. Attention, il ne faut pas avoir la main trop lourde car c’est très sucré, mais ensuite les yeux roulent tous seuls dans leurs orbites à chaque bouchée.

Nous remettons nos yeux en face des trous, quittons la médina et franchissons deux cents mètres plus loin la porte de la kasbah des Oudayas. En effet, Rabat nous offre deux quartiers fortifiés pour le prix d’un, à croire qu’il y avait des attaques d’envahisseurs tous les quatre matins.

Kasbah des Oudayas, Rabat

Nous entrons dans la kasbah via les très beaux Jardins Andalous qui, il fallait s’y attendre, nous rappellent ceux de Grenade ou de Séville.

Jardins andalous de Rabat, Maroc

Puis, par une petite porte, nous atteignons le Café Maure, perché sur les remparts, qui sert thés à la menthe et pâtisseries. En nous enfonçant au fond à droite du café, dans ce qui ressemble à un passage de service, nous dégotons les plus belles tables avec vue sur les remparts !

Thés à la menthe marocains

Nous traversons une autre porte pour accéder aux ruelles de la kasbah et – VLAN ! – nous nous prenons une grosse claque visuelle. Tout est adorable. Chaque angle de vue pourrait être un tableau. Un tableau bicolore, le peintre devait avoir une réduction sur les tubes de couleurs blanches et bleues.

Kasbah des Oudayas à Rabat

Nous imaginons que les lieux sont un peu plus pris d’assaut à la haute saison, mais un jour de semaine en hiver, nous n’y croisons que des matous qui dorment et des piafs qui vont et viennent en sifflotant.

Ruelle de la Kasbah de Rabat Ruelle bleue et blanche à Rabat, Maroc

Tout au bout de la kasbah, le bleu et le blanc changent de teinte. Nous atteignons un belvédère qui offre une vue sur l’océan et ses vagues déchaînées. Les surfeurs, dans leurs combinaisons d’hiver, n’en ratent pas une.

Plage de Rabat, Maroc

Sur la droite, de l’autre côté du fleuve Bouregreg, une ville nous toise. Il s’agit de Salé, la sœur jumelle de Rabat. Dommage que de nouveaux immeubles modernes soient en cours d’alignement à peine plus loin, car ils gâchent d’ores et déjà le panorama.

Vue sur Salé depuis Rabat

Le long du fleuve s’étirent les quais. C’est ici que les photographes trouveront le meilleur point de vue sur la kasbah de Rabat.

Remparts autour de la médina de Rabat, Maroc

Des barques proposent la traversée vers Salé. Nous restons côté Rabat, au milieu des pêcheurs qui s’activent sur leurs filets.

Qui s’activent… très très dur !

Sieste du pêcheur

Enfin, un petit quart d’heure de marche nous mène à la tour Hassan, alias le demi-minaret. Au XIIᵉ siècle, la construction d’une immense mosquée fut démarrée puis laissée en plan. Restent ce morceau étrange et une ribambelle de colonnes qui auraient dû soutenir un toit.

Tour Hassan à Rabat, Maroc

Juste derrière se trouve le mausolée de Mohammed V, grand-papa du roi actuel, surveillé par huit gardes dans de drôles d’uniformes. Qu’est-ce qui est le plus difficile : garder son sérieux dans un habit pareil ou se retrouver pris en selfie toute la journée par les visiteurs ?

Mausolée de Mohamed V, Rabat Dessin : Gardien du mausolée de Mohammed 5, Rabat, Maroc

 

Notre avis sur Rabat

Rabat est injustement évitée par la majorité des voyageurs au Maroc mais, si vous en avez l’occasion, nous vous conseillons de ne pas faire cette erreur. La ville est intéressante, aérée et peu oppressante. Même les ruelles de la médina semblent pleines d’espace, pour vous dire. Surtout, nous avons eu un coup de cœur pour la kasbah des Oudayas, absolument adorable.

Conseils pratiques pour visiter Rabat

Transports entre Tanger et Rabat

Le TGV met 1h20 depuis Tanger et coûte 172 dirhams le weekend, moins si vous voyagez en semaine. Consultez les horaires en ligne mais rendez-vous plutôt en gare pour acheter les billets car le système de paiement n’est pas au point. Évitez de le faire au dernier moment car contrairement aux trains classiques, les TGV peuvent être pleins.

Se déplacer dans Rabat

Nous avons beaucoup apprécié le tramway, moderne, pratique et fréquent pour 6 dirhams le ticket. Sinon, les petits taxis sont partout et leurs tarifs ne sont pas beaucoup plus élevés.

Où manger

Nous avons trouvé le restaurant Dar El Medina dont nous vous parlons plus haut grâce aux conseils du blog Map and Fork (qui parle très bien de Rabat). Il est installé dans une jolie cour et le rapport qualité/prix est plutôt bon en comparaison des autres restaurants de la ville qui abusent un peu. Pour le trouver, rendez-vous dans la section des bijoutiers de la rue du souk, reconnaissable à son plafond couvert et ses vitrines clinquantes, puis demandez aux commerçants de vous l’indiquer. Comptez 60 dirhams pour un tajine ou un couscous.

Visiter Salé

Si vous avez du temps à Rabat, vous pouvez en profiter pour visiter Salé juste à côté. Lire cet article du blog Voyager en Photos pour en savoir plus.

Dormir à Rabat

Comme Rabat est moins touristique que d’autres villes du Maroc et qu’elle attire davantage une clientèle professionnelle, les logements ne sont pas donnés. Nous avons toutefois trouvé un bon plan chez Hostfamily Essaghir (~33€)i : un mini studio archi propre à quelques stations de tramway du centre.

 

Casablanca, plus difficile à aimer

Nous décidons de donner également sa chance à Casablanca, ne serait-ce que pour son nom si attrayant. Ce n’est cependant pas la même histoire que Rabat. Difficile de se sentir tranquille et apaisé au milieu de l’agitation générale et des torrents de klaxons. Difficile aussi de se déplacer autrement qu’en taxi, les bus étant bondés et les distances bien longues. Nous sommes toutefois parvenus à visiter quelques coins intéressants !

Nous commençons par le quartier des Habous, beau et surprenant, avec ses centaines d’arches et ses tons ocre et blancs. C’est ici qu’ont judicieusement choisi de s’installer les antiquaires et les boutiques de décoration.

Ruelle des Habbous, Casablanca, Maroc Quartier des Habous, Casablanca Habous, Casablanca, Maroc Artisanat dans le quartier des Habous à Casablanca

Non loin se trouve l’ancien Palais Royal, mais nous sommes refoulés à sa grille. Cela nous apprendra à ne pas consulter les jours d’ouverture, les lundis et mardis uniquement.

Nous retraversons tous les embouteillages de la ville pour nous rendre au nord, en bord de mer. Nous comptions prendre un verre au Rick’s Café, réplique du décor de Casablanca, le film, mais rebelote, nous arrivons à l’heure de la pause. De toutes façons, nous n’avions pas la « tenue correcte exigée » par le petit panneau à l’entrée.

Juste derrière, le quartier de l’ancienne médina nous accueille malgré nos tenues de touristes pas du tout distinguées. Un coin de la ville un peu surprenant, avec ses murs blancs, ses boiseries traditionnelles et son sol jonché de détritus, mais vivant avec ses nombreuses épiceries, ses gamins qui jouent et ses mobylettes lancées à toute berzingue.

Ancienne médina de Casablanca, Maroc Vendeur de pains marocains Ancienne médina de Casablanca, Maroc

Nous nous sommes laissé le meilleur pour la fin : la mosquée Hassan II, l’emblème de Casablanca, majestueuse, magnifique, à demi posée sur l’océan.

Mosquée Hassan II à Casablanca

Il s’agit de la seule mosquée marocaine à autoriser l’entrée aux non-musulmans, mais le tarif nous dissuade (12€). Qu’importe, le lieu est déjà superbe de l’extérieur, et notamment le minaret finement travaillé, un petit chef-d’œuvre. Pardon, un grand chef-d’œuvre. Il culmine à 210m, soit le plus haut du monde, et de loin.

Mosquée Hassan II à Casablanca

 

Notre avis sur Casablanca

La ville ne nous a pas franchement charmés. Elle est poussiéreuse, les bâtiments sont à la fois récents et décrépis et l’ambiance est plus stressante qu’ailleurs, avec la circulation incessante et les passants qui courent après la montre. Si vous venez par curiosité touristique, vous risquez d’être déçus. Le lieu qui nous a le plus emballés est sans aucun doute le bord de mer autour de la mosquée. Si vous n’avez que quelques heures à consacrer à Casablanca, c’est ce coin que nous vous conseillons d’explorer.

Conseils pratiques pour visiter Casablanca

Transport entre Rabat et Casablanca

La nouvelle ligne de TGV relie les deux villes mais, puisque la distance est courte, autant économiser en montant dans un train à petite vitesse. Prix 35 dirhams, durée 1h.

Se déplacer dans Casablanca

Prévoyez large car les distances sont grandes et les rues bondées. Les bus aussi sont souvent pleins à craquer. Le tramway est plus efficace, mais il ne dessert pas assez de quartiers. Nous avons fini par n’utiliser que les petits taxis (rouges) qui fonctionnent de façon partagée avec des compteurs spéciaux capables d’enregistrer quatre courses en parallèle, puisqu’il y a quatre places passagers. Hélez tous les taxis qui passent même s’ils sont déjà pris et annoncez votre destination au chauffeur, qui répondra oui ou non, suivant ce qui arrange les autres passagers.

Se loger à Casablanca

Nous étions logés chez la sœur de Mi-fugue, expatriée ici. Mais pour être déjà passés par cette ville deux ans plus tôt, sachez que les hôtels sont globalement beaucoup plus chers que dans le reste du Maroc et plus mal notés. Une capitale faussement économique ! Pour les petits budgets, des particuliers louent des chambres sur Airbnb. Sinon, à partir de 50€, vous pouvez commencer à trouver des établissements bien notés sur Booking (voir la listei).

Manger sur le pouce dans le quartier Habous

Désolés, nous n’avons pas de conseils resto pour Casablanca. Mais si vous avez une petite fringale dans Habous (le quartier des arches blanches), nous avons bien apprécié le snack Ali Baba, pour un sandwich à l’omelette par exemple. Le personnel est très sympa et les frites délicieuses ! À déguster sur un banc de la place.

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


Nous sommes aussi freelances : Mi-fugue est photographe, Mi-raison est illustrateur et nous sommes tous deux rédacteurs. Envie de travailler avec nous ?


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20 réponses à “Rabat et Casablanca : l’une nous enchante, l’autre pas”

  1. Arnaud dit :

    J’ai eu globalement le même ressenti ! J’aurais même aimé rester plus longtemps à Rabat. En fait, Casablanca manque surtout d’entretien et de rénovation je pense. Ça devait être une ville splendide dans les années 1930 mais malheureusement les façades Art Déco sont laissées à l’abandon. Pour les cinéphiles, le Rick’s Café, inspiré du mythique film Casablanca vaut le détour. Les prix sont très corrects. Mais vaut mieux réserver !

    • mifuguemiraison dit :

      Oui, Casa manque clairement d’entretien. La casa blanca est devenue casa grise !
      T’as posé tes affaires dans quelles autres villes du Maroc, par curiosité ?

  2. Arnaud dit :

    J’ai commencé à Taroudant puis Ouarzazate et Skoura. Ensuite je suis passé par Marrakech (qui ne m’a pas du tout séduit) et Essaouira. Casablanca et Rabat ont été deux étapes brèves et intéressantes. J’ai été déçu par Meknes dont je n’ai pas perçu la grandeur impériale d’époque. Fès m’a par contre immédiatement conquis, tout comme Chefchaouen. Et après un bref arrêt à Tetouan, j’ai fini en beauté par Tanger !

    A ne surtout pas manquer à Rabat aussi, le Chellah et ses ruines impressionnantes. Et les dizaines de nids de cicognes ! J’ai aussi beaucoup aimé le musée d’art moderne de la capitale pour une pause culturelle un peu différente.

    • mifuguemiraison dit :

      Joli circuit. On te comprend pour Marrakech, c’est… pfiou ! Spécial ! Meknes on ne connaît pas, mais on note que ce n’est pas particulièrement intéressant alors. On a hésité à voir Tetouan, mais ce n’était pas sur notre chemin. On reviendra probablement un jour explorer cette région nord et les montagnes du Rif.
      Merci pour les tuyaux bonus sur Rabat !

  3. Map & Fork dit :

    Ravis que nos bons plans sur Rabat vous ont séduit 🙂
    Je vois que nos avis sont les memes également sur Casablanca.
    Très belle photos!

  4. Milla dit :

    Ah mais c’est dommage, vous n’avez pas vu grand chose à Casablanca ! moi j’ai bien cette ville !
    regardez mon article : https://www.lagalerie-blog.fr/casablanca-immersion-dans-la-vie-des-marocains/
    Par contre vous avez mieux exploré Rabat que moi, faudrait que j’y retourne un de ces jours !

    • mifuguemiraison dit :

      Effectivement, nous sommes passés rapidement à Casablanca et nous n’avons pas eu le temps de tomber sous son charme. Merci pour l’article ! Mi-raison reconnaît la plage où il a chopé le pire coup de soleil de sa vie il y a une quinzaine d’années 😄

  5. Constance dit :

    J’avais entendu dire que Rabat était une ville vraiment très agréable à vivre, ce qui vous en dite me le confirme. Pour Casablanca j’ai toujours été attirée par cette ville même en sachant qu’elle était plus « récente » et donc à priori moins charmante. Je pense que j’y ferais qd même un tour si l’occasion de présente.

  6. Céline dit :

    Nous étions aussi à Rabat il y a un an et sommes tombés sous le charme de la ville, notamment la kasbah des Oudayas et les couchers de soleil sur la mer… C’est une ville très tranquille 🙂

  7. Elena dit :

    Vos photos sont superbes ! Bravo

  8. Beniloc dit :

    J’ai visité la mosquée en 2003 et le prix était de 6€, j’avais trouvé ça hyper cher ! Mais l’intérieur était grandiose et c’est la seule chose qui m’avait plue à Casa…

  9. Laurence dit :

    Notre fille a vécu six mois à Rabat et c’est une perle méconnue. Lorsqu’elle y retourne elle est reconnue et accueille à bras ouverts rue Souika. Nous adorons cette ville où nous repassons de temps en temps.
    Le musée d’art contemporain est top ainsi que le Cheylah et ses cigognes. Plus tout ce que vous avez dit. Blog au top

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour Laurence et merci pour ton message.
      Nous ne savions pas, avant de passer à Rabat, que la ville était si intéressante. Et maintenant nous regrettons de ne pas y avoir prévu plus de temps !

  10. Carole dit :

    Vos photos sont magnifiques ! Vous écrivez que vous êtes partis en hiver, quel mois précisément ? Rabat me tente beaucoup (et votre article décuple cette envie) mais j’hésite à y aller en hiver : peur du manque de végétation, etc.

    • mifuguemiraison dit :

      Bonjour Carole,
      Nous avons visité Rabat au mois de février et c’était plutôt une bonne période. Nous avons un jour de grand soleil et un jour de pluie. Globalement, l’hiver était très ensoleillé au nord du Maroc cette année. La végétation ne nous a pas paru triste comme en France, il reste des orangers et des palmiers.

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