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Du fort de Cochin aux plages de Kannur

Publié dans la catégorie Inde, le 13 février 2019

Décidément, le Kerala est un État à part en Inde. Notre voyage s’y déroule sans anicroche et chaque lieu est un réel plaisir à visiter. Seulement voilà, même les plus belles histoires ont une fin. Alors sans plus tarder voici nos deux dernières étapes au Kerala : Cochin et Kannur.

Dessin carte Cochin Kannur Inde du sud

Cochin se démarque par son ambiance paisible et le charme d’antan de ses ruelles. C’est suffisamment inhabituel en Inde pour être précisé.

Quant à la ville de Kannur, parfois appelée Cannanore, nous serions bien incapables de vous la décrire. Nous nous sommes directement téléportés sur ses plages et ne les avons quasiment pas quittées. Attendez de voir lesdites plages et leurs cocotiers, vous comprendrez mieux pourquoi !

 

Fort Cochin, la vieille ville coloniale

L’une des raisons du succès touristique de Cochin est purement prosaïque : la ville possède le plus gros aéroport du Kerala. La plupart des voyageurs commencent et terminent donc ici leur voyage. L’autre raison est nettement plus romantique : les ruelles de Fort Cochin possèdent un superbe patrimoine, dont de vieilles bâtisses coloniales.

Dessin : Architecture héritage à Fort Cochin, Inde du Sud

Elles datent d’une époque où les épices s’échangeaient à prix d’or et où les Portugais puis les Hollandais éparpillaient un peu partout leurs comptoirs commerciaux. Aujourd’hui, elles ont plutôt tendance à servir de décor pour des vidéos de mariage de couples indiens.

Dessin : les Indiens qui filment leur amour à Fort Cochin, Inde du Sud

Pour être francs, nous ne trouvons pas la vieille ville incroyablement belle. Il flotte cependant dans l’air comme un parfum de nonchalance, bien loin du désordre psychédélique qui habite ordinairement les villes indiennes. Les effets apaisants de la végétation sur le cerveau y sont peut-être pour quelque chose. Les ruelles débordent en effet de verdure, parfois sous la forme d’arbres titanesques.

Rue de Fort Cochin au Kerala, Inde Eglise Saint Francis, Cochin, Kerala, Inde

Enfin, la qualité des restaurants de Fort Cochin n’est pas pour nous déplaire. Jusqu’à présent, notre séjour dans le Kerala nous avait régalés de dosas ou de plats assez simples. Ici, le niveau gastronomique monte d’un cran.

Curry et naans, cuisine indienne

Quelque chose nous turlupine cependant alors que nous explorons Fort Cochin. Nous avons beau chercher, nous ne croisons aucun morceau de muraille, rien qui n’explique le nom de « fort ». Nous apprendrons plus tard que le mur s’est volatilisé au fil des siècles, mais l’extrémité de la presqu’île a conservé son nom d’époque.

Une petite promenade pavée a eu la riche idée de remplacer les fortifications en bord de mer.

Près de la plage de Fort Cochin, Inde

Un coup d’œil à la plage, à l’une des extrémités de la promenade, nous suffit. C’est pratiquement une décharge. En cherchant bien, il doit être possible d’apercevoir quelques grains de sables entre les algues et les détritus.

Indienne en sari avec son enfant sur la plage de Cochin

Dans l’autre direction, le bord de mer devient nettement plus intéressant. Ici se trouve le symbole de Cochin : les filets de pêche chinois. La légende dit qu’ils auraient été introduits en Inde il y a plus de sept cents ans par des explorateurs venus de Chine.

Filets de pêche chinois à Fort Cochin, Kerala, Inde

Il s’agit d’énormes balanciers de bambous et de cordes qui permettent de plonger un filet dans l’eau et de l’en ressortir plein à craquer de poissons… ou pas. Nous filons un coup de main à une équipe de pêcheurs pour remonter leur filet et pfiou ! c’est beaucoup d’efforts pour une maigre poignée de petits poissons.

Filets de pêche chinois à Fort Cochin, Kerala, Inde

Les filets sont particulièrement photogéniques au coucher du soleil. Mais ce que vous ne remarquez pas sur les photos, ce sont les touristes qui se bousculent, les déchets qui jonchent le sol, les vendeurs de babioles qui tournicotent… sans oublier le délicat fumet de poisson plus ou moins frais, puisque tous les pêcheurs de la zone débarquent et trient ici leur récolte.

Pêcheurs à Cochin, Kerala, Inde du Sud

Nous y retournons le lendemain aux aurores. Les rabatteurs dorment encore, les pêcheurs se concentrent sur leur travail et l’ambiance est bien plus zen. Se lever tôt est toujours une bonne idée en Inde.

 

Mattancherry et le quartier juif

À quelques pas de Fort Cochin et sur la même presqu’île se trouve Mattancherry, une portion de ville dans laquelle nous retrouvons l’agitation indienne qui nous avait légèrement manqué. Nous poussons la promenade jusqu’au quartier juif, croisant des grappes d’écoliers, des cyclistes, des petits commerces…

Indien à vélo dans Cochin, Kerala, Inde Rue de Cochin, Kerala, Inde du sud Vendeur de légumes à Cochin, Kerala, Inde du sud Enfant à vélo dans Cochin, Kerala, Inde

… et des chèvres, beaucoup de chèvres en liberté ! Mattancherry semble être leur coin préféré pour galoper, se battre à coups de cornes, farfouiller dans les poubelles ou brouter les affiches de cinéma placardées sur les murs.

Chèvres à Cochin en Inde du sud

Heureusement qu’elles ne savent pas lire !

Chèvre et déchets plastique, Inde

Le quartier juif n’abrite pratiquement plus de Juifs, la plupart des familles s’étant exilées en Israël à sa fondation, mais il en a conservé le nom et quelques croix de David en décoration. Lorsque nous arrivons, vers 8h30, les ruelles commencent tout juste à s’animer.

Quartier juif de Cochin, Kerala, Inde du sud

C’est un coin de Cochin plutôt charmant, avec sa rue piétonne, ses enfilades de petites maisons, ses couleurs, ses multiples boutiques. Sur certaines devantures, une affichette précise « Hassle Free », c’est-à-dire « Promis, on ne vous harcèlera pas ». Ce qui n’empêche absolument pas les vendeurs d’alpaguer très lourdement les passants !

Boutique garantie hassle free en Inde

Petite déception du côté de la visite de la synagogue, sans grand intérêt, mais son prix d’entrée est plus que correct : 5 roupies.

Synagogue de Cochin, quartier juif, Kerala, Inde

Non loin se trouve un temple jaïn, la sixième religion indienne par nombre de fidèles. Sa facette la plus étonnante concerne certains ascètes jaïns qui choisissent de vivre nus comme des vers, en signe de détachement du monde. La religion prône également depuis trois millénaires la non-violence universelle, ce qui inclut les animaux. Le végétarisme est de rigueur, ainsi que la protection de tout être vivant.

Dessin : religion Jaïn, grands maîtres et ascètes qui marchent nu, balayent devant eux et ne mange pas à la nuit tombée

Ici, au temple jaïn de Cochin, nous ne croisons aucun adepte du naturisme. En revanche, chaque jour sans exception, trois papis à l’air illuminé lancent du riz aux pigeons à 12h15 tapantes. Plusieurs centaines de volatiles font alors irruption dans le ciel, tournoient trois fois autour du dôme dans le sens des aiguilles d’une montre avant de fondre sur le festin.

Temple jain de Fort Kochi, Kerala, Inde Pigeons dans le temple jaïn de Cochin, Kerala, Inde

À Delhi, la communauté jaïne a carrément bâti un hôpital à oiseaux qui reçoit une quarantaine de volatiles blessés par jour.

 

Vypeen, l’île en face de Fort Cochin

En fin de journée, nous partons jeter un œil à la presqu’île de Vypeen. Elle ne se situe qu’à 400m de ferry de Fort Cochin (6 roupies l’aller simple, départs en continu). Ici aussi, quelques filets de pêche chinois plongent lentement leurs bras dans l’eau, dans une ambiance bien plus paisible qu’en face. Nous remarquons que certains pêcheurs trichent en motorisant le mécanisme.

Filets de pêche chinois à Vypeen, Cochin, Inde Pêcheurs avec filets chinois, Cochin, Inde

Nous traînons tranquillement sous les grands arbres de la rive, admirons les vieilles maisons et la petite église de quartier jusqu’à ce que…

Île de Vypeen à Cochin, Kerala, Inde

splash ! Mi-raison se prenne une énorme boule puante blanche sur la tête.

Dessin : Mi-raison se prend une crotte d'oiseau sur la tête à Cochin

 

Notre avis sur Cochin

Cochin n’est pas la ville la plus typiquement indienne que nous ayons croisée. Le tourisme a transformé son centre, ce qui présente à la fois des avantages et des inconvénients. Le joli quartier colonial de Fort Cochin est bien entretenu, les bons restaurants pullulent, l’ambiance est zen pour une ville indienne. D’un autre côté, les groupes de touristes défilent, les vendeurs de cartes postales et de porte-clés sont nombreux, la ville est un peu aseptisée. Cela dit, il suffit de s’éloigner de quelques rues de Fort Cochin pour retrouver le chaos indien !

Conseils pratiques pour visiter Cochin

Transport entre Munnar et Cochin

Les bus publics n’ont encore une fois pas de vitres aux fenêtres, mais ils n’en sont pas moins efficaces. Il semble y avoir un départ de Munnar plus ou moins toutes les heures, le prix est de 114 roupies et la durée de 4h30. Le terminus est la gare routière d’Ernakulam, c’est-à-dire la partie de Cochin située sur la terre ferme. Nous avons donc enchaîné avec un rickshaw à 250 roupies pour rallier la presqu’île de Fort Cochin.

Restaurants à Fort Cochin

Nous vous confions trois adresses qui nous ont bien plu.

  • Rasoi Fort Kochi : Ce restaurant indien est peut-être celui que nous avons préféré de tout notre voyage. Partagez par exemple un Dal Makhani bien crémeux, accompagné d’un riz au safran, de patates sautées au cumin Aloo Jeera et de quelques naans à l’ail. Miam !
  • Mary’s Kitchen : Un tout petit restaurant sur le toit d’une maison familiale. Le lieu est simple mais le patron chaleureux et la nourriture très réussie. Les curries de tomate et de citrouille sont savoureux, tout comme les naans.
  • Café Qissa : en cas de coup de chaud, ce café climatisé est parfait pour prendre un verre, voire pour travailler sur ordinateur. La décoration est soignée, les serveurs sont sympas et le menu propose quelques plats européens, histoire de reposer son palais de l’exubérance des épices indiennes.

Dormir à Fort Cochin

Si vous comptez casser votre tirelire, de belles bâtisses coloniales ont été transformées en hôtels chics dans la partie nord-ouest de la presqu’île (voir sur une cartei) mais attendez-vous à payer le prix « fort » (ok, elle était facile !).

Pour notre part, nous avons préféré loger un peu plus au sud pour moins cher. Nous avons pris une chambre à la Homested Homestay Fort Kochi (~21€)i. Elle ne possède pas de charme particulier, mais nous étions heureux d’avoir la climatisation vue la chaleur étouffante de Cochin.

Le meilleur point de vue pour photographier les filets de pêche

Après avoir pas mal peiné en cherchant un beau point de vue, nous l’avons trouvé à un endroit assez improbable. Repérez la station essence au nord de Fort Cochin, près du terminal pour Vypeen, prenez un air sûr de vous et foncez droit vers la grille du fond, que vous pouvez traverser par une petite porte. Ce n’est pas un lieu public mais personne ne devrait vous arrêter. Sinon, des pêcheurs proposent parfois de s’installer sur leur plateforme au coucher du soleil en échange d’un pourboire.

Acheter une carte SIM indienne

Nous n’avions pas réussi à nous procurer une carte SIM à l’aéroport de Trivandrum en arrivant de nuit et depuis, tous les Indiens nous répétaient de laisser tomber, que c’était trop compliqué pour les touristes. Nous avons fini par trouver un vendeur disposé à nous aider à Cochin dans la boutique « India Tel – Vivo » (située exactement ici). Apportez un passeport et une photo d’identité, puis attendez 24 à 48 heures pour l’activation. Prix : 50 roupies pour la carte SIM et 229 roupies pour 30 jours d’appels locaux illimités + 1,4Go de data par jour.

 

Ouvrir grands les yeux et se boucher le nez : le charme des trains indiens

Six heures trente de train nous mènent à Kannur, notre étape suivante. Cela nous laisse largement le temps d’expérimenter toutes les techniques du monde pour empêcher une immonde odeur d’urine de pénétrer nos narines. Nous ne comprenons pas comment l’odeur peut être si forte alors que nous roulons toutes portes et toutes fenêtres ouvertes ! Comme si cela ne suffisait pas, un voisin ajoute de temps à autre quelques fragrances d’oignon fermenté en rotant à plein poumons.

Voilà pour les coulisses glamours. Mais si nous faisons abstraction des odeurs, les paysages sont encore une fois superbes. Nous traversons d’innombrables rizières bordées de cocotiers et assistons à l’un de nos plus beaux couchers de soleil indiens.

Coucher de soleil depuis un train indien

 

Quand y’en a marre, y’a les plages de Malabar

Malabar se réfère à la côte ouest du sud de l’Inde, entre Goa et la pointe méridionale. À notre grande surprise, il est encore possible d’y dégoter des plages parfaitement paisibles. C’est le cas de celle du village de Thottada, au sud de la ville de Kannur : quelques maisons sous les cocotiers, de belles plages propres. Bref, un petit paradis préservé.

Plage de Thottada, Kannur, Kerala, Inde

Pour être clair, ce n’est pas ici que vous trouverez des restaurants ou des bars, pas même un seul vendeur de coquillages. Nous logeons dans une guesthouse isolée, située à une minute à peine de la plage. Et comme notre hôte nous nourrit matin, midi et soir de bons petits plats keralais, nous n’avons pas besoin de plus !

String noodles : petit déjeuner du Kerala

Des idiyappams (ou string hoppers), l’un de nos petits déjeuners indiens préférés

Nous avons le choix entre deux plages, Kizhunna Beach et Thottada Beach, aussi belles l’une que l’autre.

Plage de Kizhunna, Kannur, Kerala
Village de Thottada, Kerala, Inde du sud

Le chemin entre les deux plages

Plage de Kizhunna, Kannur, Kerala

Nous nous baignons matin et soir dans l’infinie tiédeur de l’océan et travaillons la journée en terrasse, avec vue sur la nature et une légère brise pour nous rafraîchir. C’est la retraite d’auteur idéale, sans la moindre distraction, si jamais l’envie nous prenait d’écrire un livre un jour !

Plage de Kizhunna, Kannur, Kerala Petits bécasseaux sur la plage en Inde

Un aéroport est sur le point d’ouvrir à Kannur. Pourvu que cela ne change pas radicalement l’ambiance de la région, jusqu’à présent uniquement bercée par le bruit des vagues et les sifflements d’oiseaux.

 

Incruste dans une cérémonie de Theyyam

Nous avions lu que l’une des curiosités de Kannur et de la région nord du Kerala était le Theyyam, une cérémonie au cours de laquelle un dieu hindou prend possession d’un corps humain. Aucune sorcellerie là-dedans, vous comprendrez dans un instant.

Le gérant de notre guesthouse nous confie le lieu et l’heure d’une cérémonie. Nous nous attendons à un évènement public avec des dizaines, peut-être des centaines de spectateurs, et débarquons… dans un mini temple où une douzaine de chaises sont déployées. Nous réalisons progressivement que ce Theyyam est organisé par une famille, pour elle-même. Nous sommes confus, un peu comme si nous nous incrustions sans invitation dans un baptême en France.

Seulement nous sommes en Inde et le sens de l’accueil indien se met instantanément en œuvre. Le père nous souhaite la bienvenue, la mamie nous assoit à ses côtés, le fiston apporte des morceaux de noix de coco à grignoter et à peu près tout le reste de la famille nous bombarde de sourires. Un peu plus loin, la star de la soirée, l’oncle, est occupé à se peinturlurer des pieds à la tête, d’un beau jaune vif. Il s’agit de la couleur du dieu Muthappan.

Cérémonie de Theyyam, Kannur, Kerala, Inde

Soudain, trois tambours résonnent. Chacun se fige.

Boudoum boudoum boudoum…

Muthappan arrive en dodelinant.

Boudoum boudoum boudoum…

Il danse. Ou plutôt il entre en transe.

Boudoum boudoum boudoum…

Le dieu a officiellement pris place dans le corps de l’oncle qui ne répond plus de rien. Il chante, tourne sur lui-même, remue sa bedaine, joue avec un arc, puis une lance, puis une épée.

Boudoum boudoum boudoum…

S’ensuivent d’autres contorsions énigmatiques mettant en scène de l’eau, du feu, des fleurs, du riz…

Spectacle de Theyyam, Kannur, Kerala, Inde

Au bout d’une quarantaine de minutes, notre dieu finit par s’immobiliser. Nous remarquons qu’une table remplie de nourriture arrive. Nous nous apprêtons à nous éclipser pour ne pas enquiquiner davantage. Ah non ! s’écrit la mamie. Vous restez hein ! Et elle nous dépose dans les mains des feuilles de bananier remplies de riz, haricots, morceaux de banane… tout un repas.

Enfin, elle insiste pour que nous parlions au seigneur Muthappan. Nous ? Mais… mais… qu’allons-nous lui dire ?

Crispés comme des enfants devant le Père Noël, nous le saluons en anglais et, prenant exemple sur les personnes précédentes, glissons dans sa main un billet. En échange, l’air ahuri et les yeux dans le vague, il nous confie une poignée de feuilles d’arbre, effleure nos têtes, puis déverse un long flot de paroles inarticulées.

Nous n’oublierons pas ce jour, celui où nous avons parlé avec un dieu.

 

Notre avis sur Thottada, près de Kannur

Voici une étape loin de tout qui nous a emballés ! Si vous recherchez de belles plages tranquilles pour vous reposer entre deux étapes fatigantes, Thottada est l’endroit rêvé. Vous n’aurez plus qu’à ralentir le rythme, écouter les oiseaux et vous baigner entre deux siestes. Tentant, non ?

Conseils pratiques pour les plages de Kannur

Train entre Cochin et Kannur

Plusieurs trains circulent chaque jour entre les deux villes, qu’il est préférable de réserver. Nous avons payé 250 roupies par personne en classe Sleeper. Il faut normalement compter 5h de trajet, mais notre train a mis 1h30 de plus que prévu. Astuce : l’appli Rail Yatri permet de connaître l’estimation de retard de son propre train, puisque les conducteurs ne s’embêtent pas à informer les passagers.

Trajet entre Kannur et notre plage

Nous avons payé 220 roupies, prix fixé par le stand de rickshaws prépayés situé devant la gare.

Notre logement près de la plage de Thottada

Nous avons logé à l’Ivory Coaste (~28€ la chambre, petit déjeuner compris)i, une guesthouse simple à l’ambiance reposante, située loin de tout sauf de la plage. Le spot idéal pour se déconnecter du monde pendant une semaine. D’ailleurs, les deux autres chambres étaient prises par un écrivain et deux nomades comme nous. Enfin, Bipin le gérant est discret et particulièrement bienveillant.

Pour se nourrir

Il n’y a aucun restaurant dans le coin. Il faut donc choisir un logement qui propose des repas. Bipin nous cuisinait d’excellents menus à prix dérisoire (75 roupies le déjeuner, 50 roupies le dîner).

 

Assister à une cérémonie de Theyyam

Retenez avant tout que le Theyyam est une cérémonie religieuse et non une distraction pour touristes. Nous sommes tolérés, voire cordialement invités, mais nous ne sommes en aucun cas des clients. Faites-vous donc discrets et évitez les photos au flash.

La saison du Theyyam court d’octobre à mai et plus intensément en novembre et décembre. Le souci est de savoir où et quand ont lieu les cérémonies. Il existe bien un calendrier sur le site de l’office du tourisme du Kerala, mais celui-ci ne précise pas les horaires. Des agences spécialisées se sont créées et proposent d’emmener les touristes au bon endroit, au bon moment. Votre hôtel vous proposera forcément de passer par celles-ci. Nous avons indiqué à notre hôte Bipin que nous trouvions le tarif un peu élevé (2000 roupies pour deux, de mémoire) et que nous préférions ne pas être encadrés. Coup de chance, il a fini par entendre parler d’une petite cérémonie dans un temple de Kannur et briefé un rickshaw pour nous y conduire (600 roupies l’aller-retour, attente comprise).

Mi-fugue, mi-raison À propos de nous

Nous sommes deux fugueurs : nous avons changé de vie pour voyager en continu à travers le monde, sans date de retour. Nous avançons au gré de nos envies, sans nous précipiter. Pour en savoir plus, c'est ici.


Nous sommes aussi freelances : Mi-fugue est photographe, Mi-raison est illustrateur et nous sommes tous deux rédacteurs. Envie de travailler avec nous ?


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12 réponses à “Du fort de Cochin aux plages de Kannur”

  1. geoffrey dit :

    Super ! ça rappelle des souvenirs

  2. Acityastory dit :

    Quelle experience cette rencontre avec Dieu ! Incroyable 🙂
    Nous n’avions egalement pas tellement apprecie Fort Cochin mais nous gardons un bon souvenir des resto egalement! Bonne route au Maroc 🙂

    • mifuguemiraison dit :

      Franchement, c’était très spécial et très marquant. Une immersion profonde !
      Donc on est d’accord, c’est ce qu’il y a de mieux à Fort Cochin 😄
      Merci et bonne route au Brésil !

  3. Bernard & Isabelle dit :

    Etonnante pour les yeux occidentaux la cérémonie de Theyyam !

    • mifuguemiraison dit :

      Totalement ! La tradition est particulièrement ancienne, d’avant même les débuts de l’hindouisme. Certains disent qu’elle prend racine à l’âge de pierre. Dans tous les cas, il ne doit pas y avoir beaucoup de traditions aussi anciennes qui se poursuivent encore de nos jours !

  4. Martine dit :

    Pour une fois, un animal t’a laissé un petit souvenir, miraison et pas à mifugue !
    Un Dieu qui vous parle ! Expérience unique !

  5. Sego dit :

    Thottada m’inspire pas mal !

  6. Marie dit :

    Franchement, l’Inde tranquillou comme ça, ça me branche bien. Mais vous confirmez, les randos n’existent pas… pas de sentier du littoral ? 😉 Mais, c’est dépaysant, c’est déjà superbe !!

    • mifuguemiraison dit :

      Hélas non, pas de sentier du littoral ! Tu risques à tout moment de tomber sur des zones impraticables, crado ou archiconstruites. Ce n’est pas le pays idéal pour les randos mais il y a de quoi profiter autrement 🙂

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